Portrait

 

PORTRAIT – GISÈLE LULLABY

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Gisèle Lullaby fait aujourd’hui parti des drag-queens phares de Montréal. C’est toutefois comme danseuse comme qu’elle s’est fait connaître au Cabaret Mado. En 2009, dans le cadre d’une soirée anniversaire pour Franky Dee, on lui avait demandé de monter un numéro sur la chanson Single ladies de Beyoncé avec deux autres danseurs.  C’est elle qui s’est retrouvé à faire la drag-queen pour interpréter la diva dans le numéro. Sa performance a su convaincre son entourage de tout son potentiel. On l’a alors encouragé à se lancer officiellement dans le métier. Replongez dans la prolifique carrière de celle qui offre la meilleure personnification de Lady Gaga à Montréal, Gisèle Lullaby.

Seulement 6 semaines après cette soirée, Gisèle faisait les auditions afin d’obtenir une place lors des week-ends à Mado. Malgré sa très jeune expérience, elle fut retenue. Dream l’a ensuite pris sous son aile en lui offrant la possibilité de faire du remplacement, notamment lors de sa soirée Dream académie. Il faut dire que l’arrivée de Gisèle s’est faite à un bon moment. Comme Gisèle  avait un casting qui s’apparentait beaucoup à celui de sa mère, Miss Butterfly, on l’invitait lorsque celle-ci s’absentait pour conserver l’équilibre dans les styles de drag-queens lors d’une soirée. Gisèle a su en très peu de temps se tailler une place. Gisèle considère néanmoins que l’une des véritables opportunités qui lui a permis de briller est lorsque Marla Deer lui a offert le rôle de Santana dans la série de spectacles consacrée à Glee qui s’est faite au Cabaret Mado.

Au-delà de ces opportunités, il faut souligner la vision professionnelle qu’accorde Gisèle au métier de drag-queen. Elle est consciente que Mado et Michel Dorion sont des employeurs et qu’elle doit offrir le meilleur si elle veut espérer être invité à nouveau. Elle dit se donner à 110% à chaque performance comme s’il s’agissait de sa dernière. Elle défend l’idée selon laquelle lorsqu’on est sur scène on donne un show, qu’il faut garder à l’esprit que les gens paient pour venir nous voir, il ne faut donc pas y aller à moitié. Cette vision du métier lui vient de ses inspirations, notamment Tracy Trash et Marla Deer. Gisèle est également très consciente de l’importance du travail d’équipe. Elle sait que le succès vient lorsque tout le monde se donne pour le projet. C’est après avoir collaboré avec le chorégraphe Jean-François James sur ses différents spectacles sur Lady Gaga que Gisèle a renoué avec le travail d’équipe en proposant des numéros accompagnés de danseurs. Lorsqu’elle est seule sur scène, elle va puiser son énergie avec le public. Elle forme un duo avec lui. Elle cherche à « créer des moments dans chaque regard ».

Après quelques années à prendre part aux Dreamies, l’ancien gala des drags, Gisèle a eu l’idée de mettre sur pied un tapis rouge. Elle voyait en cela une manière de partager la culture drag. Depuis les dernières années, elle partage l’animation du tapis rouge aux  côtés de Brandon Jones, illustrant ainsi une collaboration entre les différentes sphères LGBTQ.

Dernièrement, Gisèle a pris sous son aile la gagnante de la plus récente édition de Miss Cocktail Petula Claque. Elle avoue ne pas encore avoir avec elle la relation qui l’unissait à sa mère drag, Miss Butterlfy, dans ses débuts. Elle espère y remédier sous peu. Depuis son retour de Toronto, elle sentait une pression de ses consœurs du fait de n’avoir eu personne comme fille depuis que Colette de porc s’était retirée du monde du spectacle. Lorsque Petula a foulé les planches du Cabaret Mado dans le cadre de Drag-moi, il y eut une connexion professionnelle inévitable entre les deux que tout le monde a perçue.  Parlant de cet épisode à l’extérieur du Québec, Gisèle ne le regrette pas. Malgré une histoire personnelle qui n’a pas tourné comme elle l’aurait voulu, elle n’a rien perdu de ce qu’elle avait ici. Elle est retombée dans ses souliers sans que rien n’y paraisse. Elle a su renouer avec son public. Elle n’a jamais joué sur sa réputation d’antan après son retour. Elle se savait transformée en quelque sorte. Comme Gisèle est un personnage coloré, elle savait qu’inévitablement, ceux qui ne la connaissaient pas, allaient se rappeler d’elle.

Les inspirations musicales de Gisèle sont très éclectiques. Gisèle assume pleinement son côté quétaine. Néanmoins, outre Lady Gaga, elle aime beaucoup Katy Perry, surtout ses chansons plus sombres, les trames musicales de films, les chansons françaises de l’univers de Disney, Céline Dion, Taylor Swift ou encore Imogen Heap. Ultimement, ce dont Gisèle rêve est d’avoir son propre talk-show. Dans le cadre de Fierté l’été dernier, Gisèle a animé une série d’entrevues où elle a entre autres reçu Michel Dorion et Myriam Côté. Elle s’amuse également sur les médias sociaux en proposant depuis quelques temps les capsules Full questions en genre 2 minutes. Il faut reconnaître qu’au Québec, Gisèle est sans doute la drag-queen à s’illustrer le plus sur la toile. On lui souhaite que ce rêve se concrétise. Elle a tout ce qu’il faut pour y parvenir.

Dans tout son parcours, Gisèle compte une variété de projets auxquels elle a collaboré. On peut penser notamment au spectacle Il était une fois, les lectures publiques des saisons 1 et 2 de Le cœur a ses raisons dans lesquelles elle jouait le rôle d’Ashley, Stars – La nuit des sosies lors du Zoofest à l’été 2016, Miss Sky 2010 ainsi que différents spectacles extérieurs tels que Mascara – la nuit des drags, Illusions et Dream académie dans le parc.

Afin de pouvoir apprécier le savoir-faire de Gisèle, rendez-vous le mardi soir au Cabaret Mado alors qu’elle fait parti de l’équipe permanente aux côtés de sa grande amie Marla Deer ou encore au spectacle Illusions chapeauté par Michel Dorion lors de Fierté Canada 2017 le samedi 19 août prochain.

PORTRAIT – FAMILLE DEER

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En décembre 2015, je vous offrais un dossier consacré aux relations familiales chez les drag-queens comme système de mentorat à travers l’hommage d’une fille à sa mère. C’était une belle façon de faire découvrir les différentes familles qui existent dans le milieu tout en s’intéressant à la manière dont ce mentorat s’exerce dans chacune d’elles. Dans le cadre de mes portraits, j’ai voulu reprendre ce concept en m’intéressant à la plus grande dynastie de drag-quens toujours active. Il s’agit de la famille Deer qui s’échelone sur trois générations avec à sa tête, la matriarche Marla Deer. Marla a adopté trois filles: Penélopé, Kitana et Darleen. Kitana a par la suite pris sous son aile Sandy Hart et Prudence. Darleen a fait l’acquisition du plus récent membre de la famille en adoptant Zinc, sa première fille. Parmi celles-ci, seule Penélopé n’est plus dans le métier. Je vous invite à plonger dans la genèse de cette famille qui, ultimement, est une branche de la famille Lamotte aka Mado. Vous allez découvrir le contexte d’adoption de chacune des filles, le système de mentorat ainsi que les éléments qui définissent cette famille.

Au moment où Marla a débuté sa carrière, il y avait un climat de tension qui régnait hors de la scène avec lequel elle éprouvait un certain inconfort. Tranquillement, Marla a cherché à se sécuriser. Suite à son adoption officielle par Nicole, la soeur de Mado, Marla a vu sa famille s’élargir alors qu’au fil des ans, Tracy Trash et Gabriella sont devenues ses soeurs. Il venait alors de se former autour d’elle une « crew » dans laquelle elle se sentait bien, loin des conflits. Parallèlement, le groupe qu’elle forme avec Rita Baga et Celinda, les 3 Stooges, voyait le jour. Il s’agissait là aussi d’une autre « crew ». À partir de ce moment, elles formaient un tout, sans être l’une contre l’autre. Un jour, Marla eût envi de transmettre l’héritage de sa mère à une descendance, s’offrir l’opportunité de partager son univers avec d’autres gens qui lui ressemblent et qui pourraient à leur tour perpétrer cet héritage. C’était aussi un moment dans sa carrière où Marla cherchait davantage de stabilité. La naissance d’une famille, avec l’arrivée de l’aînée de la famille, Penélopé, lui permettait cela. Avec le numéro que Marla a offert au premier tour du concours MX Fierté Canada Pride, on ne peut pas nier qu’elle est une personne de famille. C’est un réflexe qui l’a accompagné tout au long de sa vie jusque dans sa vie professionelle. Outre sa famille de drag, Marla se considère comme la fée marraine de nombreuses drag-queens. Kitana s’est jointe à la famille suite à un véritable coup de foudre entre elle et Marla. C’était après un numéro devenu l’un des classiques de Kitana sur la chanson All by myself où étaient réunis un gâteau et un dildo. Darleen s’est jointe à la famille suite à son passage à la première saison de Drag-moi. Il allait de soit, avant même le début du concours, que Darleen allait devenir membre de la famille Deer.

Les trois filles de Marla se distinguent tout de même l’une de l’autre. Par rapport à Marla, celle qui lui ressemble le plus est Penélopé, Kitana est la version vulgaire alors que Darleen est celle qui comprend toutes les références culturelles de sa mère. Aux yeux de Kitana et Darleen, la famille Deer se définit comme une famille d’alcoolique, mais surtout comme une famille drôle, « weirdo », théâtrale et surtout très unie, avec un réel esprit de fraternité et d’amitié. Ce que Kitana retient des apprentissages de sa mère est tout l’attirail technique qu’elle lui a donné, notamment les mixtes et le sens du timing. Elle lui aussi ouvert la voie vers la comédie car dans ses débuts, Kitana était très Broadway. Chacune des filles de Marla reconnaît que cette unité familiale leur aura beaucoup servie en début de carrière. En effet, Marla les recrutait à plusieurs reprises pour différents projets. Lorsque Marla aime travailler avec quelqu’un, elle lui fait confiance et est porté à contacter cette personne à nouveau par la suite. Cela lui procure tout un bassin d’artiste dans lequel elle peut aller piger. Cela pouvait s’apparenter à un test pour ses filles en début de carrière avant qu’elles ne finissent par voler de leurs propres ailes.
Kitana s’est greffé à Drag-moi il y a quelques années à titre de juge, un projet que chéri grandement sa mère. C’est de ce concours que sont issues ses deux filles. La relation qui unie Kitana à son aînée, Sandy, ressemble à celle qu’elle avec sa mère. Dans les deux cas, leur relation est née d’un coup de coeur. Dans le cas Sandy, Kitana se reconnaîssait beaucoup dans l’approche que pouvait avoir sa fille dans ses numéros. Sandy était loin de se douter qu’elle allait se faire adopter à l’issue du concours puisqu’elle y prenait part surtout pour voir si elle était faite pour le métier de drag-queen. Être adopté alors qu’on est encore une jeune recrue dans un milieu aussi contingenté est gratifiant, mais surtout une immense opportunité de se faire voir. Sandy a collaboré à plusieurs reprises avec sa mère dans ses débuts. C’était une continuité légitime à ses apprentissages acquis lors de Drag-moi avant qu’elle ne soit plus indépendante. Kitana n’hésitait pas à donner des commentaires à Sandy. Kitana a également offert à sa fille du matériel pour étoffer sa trousse de départ. Pour Sandy, la famille Deer est axée vers la théâtralité, qui offre des concepts bien dévelopés, qui n’a pas peur du ridicule et qui cherche à divertir.
La relation qui unie Kitana à Prudence est toute aussi singulière. Outre la proximité liée à leur langue maternelle, il existe une connexion entre les deux qui va bien au-delà d’elles. Même si Kitana est la mère de Prudence, Kitana semble être la version « récente » de Prudence. L’un des exemples qui peut servir à illustrer ceci est que l’une des personnages fétiches de Kitana est Liza Minelli, la fille de Judy Garland, alors que celui-ci est l’un des personnages fétiches de Prudence. Il y a aussi une ironie dans l’adoption de Prudence dans la famille Deer puisque ses seules référençes en matière de drags avant de se joindre à Drag-moi étaient Kitana et Marla Deer, respectivement celles qui allaient devenir sa mère et sa grand-mère. Il semblerait qu’elle était destinée à joindre cette famille. Prudence s’est fait adopter « live on stage » lors de la finale de la 6e édition de Drag-moi. L’une et l’autre se sont sont particulièrement rejoints en ce qui comcerne leur intérêt marqué pour le Broadway. La présence de Kitana dans l’entourage de Prudence lui aura permis de déveloper la vision de son personnage et à travailler ses numéros.

La dernière recrue de la famille est Zinc. Elle fut adopté par Darleen suite à sa première participation à MX Fierté Canada pride. Zinc se sent privilégiée d’avoir pu joindre la famille Deer. La réputation de cette famille la précède et Zinc savait tout ce que cela impliquerait de devenir une Deer. Elle respecte leur vision du métier que toutes les générations de la famille perpétuent, cette audace et cette volonté d’être différente, pour ne pas dire bizarre à certains égards. Ce que Darleen a reconnu en Zinc est surtout sa personnalité et le fait qu’elle soit hors norme. Il va de soit qu’il y a des similarités visibles entre mère et fille, notamment leur goût distingué pour les couleurs pastel. Chacune voit en leur relation une opportunité d’échanges mutuelles pour la mekeup d’un côté et les performances de l’autre.

Bref, la famille Deer est sans doute la famille de laquelle on entend le plus parler. Ce qui les unit les unes aux autres transcendent le nom qu’elle porte. Il y a une unicité qui est palpable, qu’on sache ou pas qu’elles sont mère et fille, tantes, soeurs ou cousines. Marla prône depuis toujours des relations sincères car elle sait que cela vient avec un respect catégorique. Joindre les rangs de la famille Deer aura permis à des drags diamètralement opposées sur le plan personnel de vaciller et de s’ouvrir à l’autre, développant ainsi des liens forts et insoupçonnés. Marla est particulièrement fière que ses enfants, bien qu’ils adoptent par rapport à leurs intérêts, le fassent aussi en fonction de l’élément central de la famille: cette façon de pas avoir peur du ridicule, d’assumer d’être différent. Marla croit que le phénomène des familles est sur sa lancée et qu’elles vont continuer de se dévelope pour être encore plus fortes. Vous avez ici un modèle inspirant.

 

Marla est derrière plusieurs événements dans le cadre des célébrations du 15 anniversaire du Cabaret Mado dont le roast de Mado, la le ture publique de la saison 2 de Le coeur à ses raisons et la fête de Rita Baga.

kitana anime toutes les semaines au bar Le Cocktail le vendredi TV Show autour de la 8e saison d RuPaul’s drag race.

Sandy Hart fait parti des nanettes. vOus pouvez a voir pervormer tous les vendredi et samedi au Cabaret Mado.

Darleen s’est jointe à l’équipe du Stock bar… un secret bien gardé. Il faut y aller pour le découvrir et pourquoi pas, se rincer l’oeil.

PORTRAIT – CELES

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Celle dont le nom lui provient du jeu vidéo Final Fantasy, qui a marqué plus d’une génération, a joint le milieu des drag-queens il y a près de 4 ans. Même si aujourd’hui on connaît surtout Celes comme nanette, elle porte avec elle un généreux bagage artistique tant dans ce milieu que de celui de la danse duquel elle est issue. C’est avec une solidité incroyable que Celes a livré le numéro qui l’a fait élire du public lors du lancement de MX Fierté Canada Pride le 5 février dernier. Plongez dans l’univers de cette drag-queen de grand talent.

 

Celes a débuté sa carrière aux côtés de LaDorris au défunt Drugstore. En parallèle, elle faisait ses débuts à Dream académie. Lorsque le Drugstore a fermé ses portes, Celes avait déjà commencé à faire sa place au Cabaret Mado. Après déjà une certaine expérience dans le milieu, Celes a décidé de s’inscrire à Drag-moi pour sa 5ème saison. Ce fut une décision payante puisque c’est à l’issu du concours qu’elle fut recrutée par Nana afin de joindre les rangs des nanettes. C’est une expérience professionnelle de laquelle elle est très fière. Cette opportunité lui aura permis de développer son approche du travail d’équipe. Son retard face aux autres membres de l’équipe n’aura pas été trop long à rattraper en raison de son expérience en danse.

 

Celes n’a jamais prôné la mentalité « all about me ». Cela lui permet de garder les deux pieds sur Terre tout en conservant de saines relations de travail auprès des autres. S’il y a bien une chose que l’on peut souligner de l’éthique professionnelle de Celes est sa relation de travail. Dès son intégration dans le milieu des drag-queens, Celes savait qu’elle allait un jour offrir un spectacle entièrement consacré à la danse. Pour sa première incursion, qui l’a mené vers Celes in Wonderland, elle a fait appel au chorégraphe Jean-François James. Ils ont alors rejoint une panoplie de danseurs ayant fait leurs preuves sur les planches du Cabaret Mado dans les dernières années afin de recruter la crème de la crème. Sur près de 40 candidatures, ils ont retenu 12 aspirants. Leur choix aura été gagnant puisque le spectacle fut couronné meilleur spectacle présenté au Cabaret Mado lors du dernier gala des drags animé par Rita Baga et Michel Dorion. Près d’un an plus tard, Celes a récidivé en offrant un spectacle inspiré de l’univers de la chanteuse Sia. Pour cette occasion, elle aura retenu les services de son ex-collègue des nanettes Marc-André Caron. Outre ces deux spectacles, Celes compte permis ses meilleurs souvenirs de carrière ses participations à différents spectacles d’envergures tel que Mascara (dans le numéro de Barbada), Illusions, #Gurlz, Dream académie dans le parc, Juste pour rire, le spectacle Britney Spears et J-Lo avec Amy Haze ainsi qu’une collaboration avec Émily Bégin.

 

Celes n’a pas vraiment d’artistes favoris dans le milieu de la chanson, c’est davantage le feeling qu’elle ressent d’une chanson qui va jouer dans son choix de l’interpréter ou non. Pour chaque chanson, il y a un concept qui germe dans son esprit. Il ne lui reste ensuite qu’à déterminer la meilleure occasion pour livre cette chanson. Outre Sia et J-Lo, ses inspirations ne lui viennent pas beaucoup de la musique pop actuelle. Malgré son bagage en danse, elle ne s’inspire pas toujours du vidéoclip d’une chanson. Elle aime y mettre du sien et sortir la chanson du contexte pour lequel on la connaît. Elle considère son talent pour la danse comme une complémentarité face à ses collègues. Chacun a ses forces, il faut savoir les reconnaître sans toutefois le voir comme un avantage sur quelqu’un d’autre. Ses inspirations lui viennent surtout de sa mère de scène, Franky Dee pour son style et ses numéros, de Nana, pour sa rigueur et sa discipline hors scène, ainsi que Miss Butterfly, pour sa capacité à stimuler tous les types de public.

 

Peut-être aurez-vous la chance de voir Celes dans une nouvelle production d’ici la fin de l’année. D’ici là, vous pouvez la voir tous les week-ends au Cabaret Mado dans les nanettes. Vous pouvez également venir l’appuyer en semi-finale de MX Fierté Canada Pride le dimanche 16 avril prochain au Cabaret Mado.

PORTRAIT – SANDY HART

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Sandy Hart est issue de la cuvée 2014 du populaire concours Drag-moi que le maître d’oeuvre Marla Deer orchestre chaque automne depuis maintenant 7 saisons. Depuis près d’un mois, elle a rejoint les rangs des nanettes en remplacement de Darleen. Ainsi, on peut la voir tous les week-ends dans une variété de numéros aux côtés de la légendaire Nana de Grèce. Depuis sa graduation de Drag-moi, il y a eu une longue période de questionnement et de recherche identitaire face à ce qu’elle voulait que son alter ego représente dans ce large éventail que propose le monde de la nuit à Montréal. Son récent passage au concours MX Fierté Canada Pride qu’anime Rita Baga depuis le début du mois de février a consacré Sandy Hart dans un tout nouveau statut de drag accomplie. Une majorité de ses consoeurs s’entendent pour dire qu’on a eu droit à une renaissance de Sandy Hart. Retour sur le jeune parcours de cette drag-queen plein de potentiel qui l’a mené jusqu’à cette « renaissance ».

Sandy a beaucoup fréquenté le Cabaret Mado après son arrivée à Montréal. Malgré un intérêt pour le milieu de la drag-queen, elle se considérait encore trop intimidée par tout ce que cela impliquait. En 2014, elle a senti que son tour était venu et qu’elle devait se lancer. C’est ainsi qu’elle s’est greffé aux participantes de la 5e saison de Drag-moi. À l’issu de la compétition, elle décrocha la 2e position derrière Heaven Genderfck. Son nom de scène lui provient de deux protagonistes tirés de ses deux classiques musicaux préférés Grease et Chicago. Elle a emprunté le nom de Sandy au personnage interprété par Olivia Newton-John dans Grease et son nom de famille au personnage campée par Renée Zelleger dans Chicago. Au-delà de leur nom et prénom, Sandy se reconnaît également à travers leur tempérament, leur personnalité.

Les intérêts musicaux de Sandy Hart ont certainement rejoints ceux de la famille Deer. C’est pourquoi Kitana, alors juge lors de la saison de Drag-moi à laquelle prenait part Sandy, lui a proposé de l’adopter. Kitana s’est alors révélée comme une véritable inspiration. La matriarche de la famille Deer, Marla, a également eu beaucoup d’influence dans son parcours. Sandy a su bien s’entourer pour cheminer dans ce milieu parfois difficile et souvent féroce. Une autre des juges de sa saison de Drag-moi se sera révélé d’une grande aide dans son cheminement professionnel, c’est-à-dire Barbada. En amalgamant tout ce qui a été recensé jusqu’ici, Sandy s’ensert pour qualifier son personnage de queen gorgeous et humoristique.

L’essentiel dans les numéros de Sandy est toujours d’être divertissante et dans le plaisir, tant pour elle que pour son public de qui elle est très consciente. L’un des plus beaux souvenirs professionnels qu’elle conserve depuis son début de carrière est sa première participation comme drag-queen invitée au week-end à Mado dans le cadre de l’édition 2016 de Fierté. Dans une mise en scène reflétant un message d’acceptation sociale, Sandy s’est livrée à deux chansons, soit This is my life et except me. Outre ce week-end mémorable, Sandy inclut dans ses souvenirs marquants la finale de Drag-moi présentée en décembre 2014 ainsi que sa participation au concours MX Fierté Canada Pride. Contre toute attente, après avoir accepté d’y prendre part à seulement 4 jours d’avis, Sandy Hart sera de la semi-finale du concours le dimanche 16 avril prochain. Ceux qui n’ont pas eu l’occasion de la voir dans toute sa splendeur pourront se reprendre à ce moment. Puiserat-elle dans ses plaisirs coubables? Un bon vieux Broadway? Où s’amusera-t-elle de nouveau avec le désir du public en manipulant un objet phallique sur scène

Sandy avait abordé Nana pour être l’une de ses nanettes aussitôt qu’elle eut terminé Drag-moi. Avec le recul, elle se rend compte qu’elle n’était pas prête. Elle ne se connaissait pas suffisamment comme drag. Lorsque l’occasion s’est officiellement présentée à elle, elle se sentait mûre. Ce que nous avons vu lors de MX Fierté Canada Pride traduisait bien le niveau de confiance que Sandy Hart s’accorde maintenant. Un niveau qui ne stagnera pas avec une participation hebdomadaire sur la scène du Cabaret Mado aux côtés d’artistes de talents.

PORTRAIT – CHOUCHOUNE

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Chou choune ne fait pas dans le discret. Depuis ses débuts de carrière en 2012 alors qu’elle prenait part à l’anniversaire de Michel Dorion, elle n’a cessé de s’imposer dans le milieu tout en raffinant son style. Après une absence de quelques mois de la scène montréalaise, Chou choune fait un retour en force. Afin de souligner cet événement, voici le topo d’une artiste accomplie qui ne cesse de nous surprendre par son grand talent.

Suite à son passage remarqué à l’anniversaire de Michel Dorion, l’entourage du bar le Cocktail a su laisser Chou choune se convaincre d’embarquer dans le train. Elle pris part alors à tous les événements gratuits afin de prendre davantage d’expérience. En 2013, l’occasion s’est présenté à elle de prendre part au célèbre concours maison Miss Cocktail. Elle y remporta la première place. C’était le début plus officiel d’une belle aventure. L’élève qu’elle était deviendra désormais maître d’oeuvre en coanimant la prochaine édition de Miss Cocktail aux côté de l’inimitable Nana de Grèce.

Son nom de scène origine d’un surnom que lui donnait l’un de ses amis depuis plusieurs années. Comme il évoquait un côté « bonbon » qui se démarquait des autres noms de drags, elle a jugé qu’il serait un excellent choix pour illustrer le caractère de cet alter ego.

Autant Chou choune se sent inspiré par les drags d’expérience issues de son milieu telles que Michel Dorion, Nana, Gerry Cyr et Monsieur Michel que les artistes qu’elle aborde sur scène appartiennent à une classe à part que peu de drags se risquent à personnifier comme Martha Wash, Patti Labelle, Ann Wilson ou encore, Maurane. Le style de Chou choune s’est considérablement raffiné au fil des années, sans doute une influence de sa colocataire de loge Miss Butterfly. Quand on connaît Chou choune, on dénote une énergie sur scène qui s’inspire beaucoup de ses collègues Rita Baga et Franky Dee de qui elle voue un très grand respect. Chou Choune fait parti de ces artistes qui n’observent pas son entourage passivement en restant admirative de ce qu’elle voit. Au contraire, cela impose une rigueur chez elle qui l’a fait évoluer à rythme fou en peu de temps, la distinguant considérablement. Lorsqu’on la voit sur scène, on ne pourrait parier que sa carrière est si jeune.

Parmi son bagage artistique, on peut penser à ses collaborations à Illusions que Michel Dorion chapeaute depuis quelques étés lors de Fierté et un spectacle solo consacré à l’artiste Martha Wash. Elle souhaite dans un avenir rapproché replonger dans son univers. Suite à l’annonce récecente de la sortie d’un nouvel album l’automne prochain, cela la contraint d’attendre avant de s’y consacrer. Un mal pour un bien puisqu’entre temps, dès le 18 janiver pour être exact, Miss Cocktail démarrera sa nouvelle saison. Elle pourra mieux s’y consacrer. D’ailleurs, c’est actuellement la période de recrutement. Pour s’y faire, vous devez contacter Chou choune directement sur Facebook. Pour savoir qui succèdera à Lady Boom Boom, rendez-vous cet hiver les mercredis 21h30.

D’ici là, vous pourrez profiter de Chou Choune à plus d’une occasion durant les Fêtes puisqu’elle sera en spectacle le soir de Noël le 25 décembre avec Michel Dorion et Luc D’Arcy au bar le Coktail en plus de spectacle de fin d’année lors du réveillon du jour de l’An au même endroit.

PORTRAIT – BARBADA DE BARBADES

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Véritable monument du monde de la nuit, Barbada de Barbades est sans contredit l’une des drag-queens les plus en vue de la scène montréalaise. Son grand talent et sa volonté d’innover grâce à son sens artistique développer lui auront permis de se tailler rapidement une place de choix auprès du public. Cette place, on lui offre au Cabaret Mado, au bar Le Cocktail, au bar Le Drague de Québec, au Centre Phi et j’en passe. Issue de la cuvée 2005 du dédunt concours amateur Star search, lors de sa seconde participation, Barbada s’imissait dans un univers avec lequel elle ne croyait pas flirter aussi longtemps. Découvrez l’inspirant parcours de Barabda en survolant les moments phares de sa carrière.

C’est d’abord en tant que danseuse qu’elle s’est fait connaître alors qu’elle fréquentait le club Unity pour s’y amuser et danser. C’est une drag de l’époque, Lolita, qui l’a remarquée, lui offrant de prendre part à un spectacle bénifice contre le Sida qui allait avoir lieu dans l’établissement. De fil en aiguille, son nom a fini par circuler dans le milieu après quoi, les contrats finirent par se cumuler. Son aisance sur la scène a poussé d’autres drags à lui faire essayer le métier. C’est alors que s’est présenté Star search dans sa carrière. Après une performance qui ne l’a pas convaincue, Barbada a décidé de se réinscrire au même concours moins d’un an plus tard. Cette détermination lui vaudra la victoire. Le nom de scène qu’elle a emprunté existe depuis sa première performance. Il fait écho à son père qu’elle n’a jamais connu, originaire de la Barbades.

Lorsqu’on lui demande selon elle, pourquoi est-elle encore du métier après presqu’une décennie alors que cela ne devait être que l’histoire d’un soir, elle nous répond que c’est sans doute grâce aux apportunités qu’elle a eu. Barbada ne s’est jamais vraiment limitée. Elle est toujours demeuré ouverte. Elle dit oui la plupart du temps à peu près tout ce qui lui est offert. On aurait tendance à voir cela comme quelque chose de négatif. Hors, dans son cas, cet aspect s’est révélé payant pour elle. D’un point de vue artistique, cela lui a permis de se développer car elle est aller dans des zones vers lesquelles elle ne se seraient jamais tournées autrement. Elle n’est pas du genre à défoncer des portes pour obtenir ce qu’elle veut. Elle laisse en quelque sorte les autres entrevoir des opportunités pour elle. Cette façon de faire auront mis sur son passage l’animation de la soirée Hot mess depuis 2011, l’animation de Top or bottom aux côtés de Kitana, l’animation du karoke de quartier au Centre Phi et j’en passe.

Outre cela, ce qui se distigue comme gros événements dans la carrière de barbada sont ses participations à des mégaproductions extérieures dans le cadre de festivals telles que Mascara – La nuit des drags, Illusions et Dream académie dans le parc. Barbada était aussi du spectacle-événement lors de la dernière édition du Zoofest Stars – La nuit des sosies, chapeauté par Rita Baga. Elle aussi présenté en 2010 deux spectacles solo consacrés à des artistes noires intitulés Black divas & More black divas. Barbada travaille actuellement sur un nouveau projet que l’on attend dans le cadre de Fierté 2017 comme spectacle officiel de l’événement.

On ne peut pas ignorer le fait que Barbada est une artiste noire dans un milieu hermétique. Elle a réussi à tirer son épingle du jeu. Malgré des enjeux parfois difficile, Barbada ne se sent pas diminuer dans son milieu. Elle ne cache pas qu’il est arrivé des occasions où des projets intéressants ne lui étaient pas ouverts en raison de sa couleur de peau alors que pour d’autres, ce ne pouvait être qu’elle. Dans ce dernier exemple, on peut penser à ses nombreuses colaborations à des spectacles sur les Spice girls allant de son premier avec Popline, Tracy Trash, Dream et Miss Vicky jusqu’à son plus récent produit par Peach avec LaDrag On-Fly, Gisele Lullaby et Ciathanight.

Dans ses inspirations, Barbada est particulièrement attiré par les années 1990s. Sinon, ce qui l’attire, ce n’est pas l’artiste en lui-même plus que son timbre de voix. Dès qu’elle entend quelque chose qui la stimule, elle active sa créativité et tente d’insufler une dose de créativité au numéro afin d’éloigner la chanson de l’artiste qui l’interprète et d’ainsi offrir un produit unique: nouveau et innovateur.

À l’été 2011, elle a pris le relai aux platines de Dream académie comme DJ alors que celui qui occupait le poste quittait. Ce fut ses débuts comme DJ au Cabaret Mado. Désormais, elle le fait sur une base régulière, notamment les mardi. Elle a récemment effectué un retour là où sa carrière a pris son envol alors qu’elle était danseuse, mais cette fois-ci à titre de DJ, dans l’enceinte du complexe du Unity. Son expertise musicale lui aura ouvert la voie du Cirque du soleil auprès de qui elle fut DJ à plusieurs reprises pour leur partys de Noël et anniversaire de création, en décembre et juin.

L’animation s’est d’abord présentée à elle à Québec puisqu’après chaque performance, les artistes sont invités à rester sur scène et à interagir avec l’animatrice. Toutefois, c’est vraiment à Hot mess qu’elle s’est livrée à ses premières expériences à l’animation. Puis, avec le départ de Dream à l’été 2014, cela a ouvert la voie à d’autres drags dont Tracy Trash, Rita Baga et bien entendu, Barbada. Les opportunités se sont succédées l’une après l’autre depuis, lui pemettant ainsi de devenir animatrice pour des levées de fonds au Cabaret Mado, de coanimer la soirée estivale Top or bottom aux côtés de Kitana et de prendre les commandes une fois par mois au Party d’enfer au bar Le Drague de Québec et Drôle de drags au bar Le Cocktail.

Barbada continue de vous transporter. Elle est présente sur plusieurs scènes de Montréal et Québec. Restez à l’affut de ce qui s’en vient pour elle.

PORTRAIT – RITA BAGA, UN AN PLUS TARD

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J’ai eu la chance de compter sur la participation de Rita Baga lors de la première édition de mon blog au moment de son lancement en juillet 2015. Près d’un an plus tard, son nom fait inévitablement écho au succès. Un succès n’est jamais assuré sans une dose d’efforts. Rita Baga est sans contredit un être impliqué dans ce qu’elle entreprend. On peut l’observer sur les deux fronts de sa carrière professionnelle, c’est-à-dire comme drag-queen et pour Fierté Montréal. Afin de souligner le 1er anniversaire de mon blogue, je vous invite à revenir sur les derniers mois de sa prolifique carrière afin d’évaluer par vous-même à quel point Rita Baga se mérite aujourd’hui le titre qu’on lui connaît.

Rita nous aura fait voyager dans le temps dans la dernière année en ramenant dans l’arène du Cabaret Mado ce qui a vu naître l’incomparable Mado Lamothe, le traditionnel Bingo. À raison d’une fois par mois, Rita Baga pilotait un bingo loufoque accompagné d’une collègue différente pour chaque occasion au profit de Fierté Montréal. Elle aura également ramené des limbes en version amélioré les Dreamies, renommé désormais le Gala des drags. Ce qui est admirable cette fois-ci est que l’événement rallie pour une rare fois les deux complexes du villages les plus reconnues pour les spectacles de drag-queens, le Cabaret Mado et le bar le Cocktail. Elle partage d’ailleurs l’animation de cette soirée avec la légendaire Michel Dorion. Finalement, Rita s’est allié à mère de la relève chez les drags à Montréal, j’ai nommé Marl Deer, afin de ramener des soirées d’auditions grand public en dehors des concours tels que Drag moi et Miss Cocktail. Une fois par moi, elle offrait la chance à six artistes de performer 2 chansons avec la garanties d’une soirée payée lors d’un mardi à Mado.

Rita s’est également illustrée à l’extérieur de Montréal, notamment lors de la dernière édition de la Pride de Toronto en animant le spectacle Accent of Montreal aux côtés de Michel Dorion. Elle aura également eu l’occasion de briller lors du Kashish Mumbai International Queer Film Festival en Indes. Une occasion propulsé par son implication au sein du conseil d’administration de Fierté Montréal. Elle se produit désormais une fois par mois dans la Vieille capitale au Drague de Québec dans une version adaptée de sa soirée Bagalicious. Elle y reçois à chaque fois une artiste locale ainsi que deux drag-queens de Montréal.

Rita Baga a rejoint Mado dans la cours des grands en ayant droit elle aussi à une soirée en dehors des festivités de la communauté LGBT dans le cadre du Zoofest qui se déroule en marge du Festival Juste pour rire. Accompagné d’une quinzaine de personnification en rotation, Rita a tenu les reines du spectacle Stars – La nuit des sosies en incarnant la star britannique Adèle. L’événement a eu lieu à trois reprises devant des salles combles au Monument-National.

EEn plus de ses projets scéniques, Rita s’est également offerte à la caméra. En effet, les tournages pour la série documentaire Ils de jour, elles de nuit attendue pour l’automne sur les ondes des ARTV se sont poursuivis dans la dernière année. Elle y partage la vedette avec Tracy Trash et Barbada. Elle fera de plus une incursions sur la chaîne Casa dans l’émission Max l’affamé lors d’un spécial diva, accompagnée de ses comparses Marla Deer, Gisele Lullaby, Peggy Sue et Phoenix.Elle aura également eu le loisir de se prononcer sur des sujets variés aux côté des filles de Code F le temps d’un épisode. À voir cet automne à Vrak.

Cela n’est qu’un survol de ce qui a retenu mon attention.

Rita Baga animera une version spéciale du spectacle Stars – La nuit des sosies en guise de spectacle de clôture de la Fête Arc-en-ciel de Québec le dimanche 4 septembre.

Elle sera une fois de plus mentor lors la 7e édition de Drag moi que l’on attend au Cabaret Mado cet automne.

Elle animera la 2e édition du Gala des drags le dimanche 18 septembre prochain.

Elle poursuit l’animation de sa soirée Bagalicious tous les dimanches soir dès 22h30.

Ils de jours, elles de nuit est attendu cet automne sur les ondes d’ARTV.

Max l’affamé est diffusé le mercredi 21h sur Zeste.

PORTRAIT JUIN 2016 – ÉRICA

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Sans doute est-elle connue chez certains pour sa personnification magistrale du personnage devenu culte de l’univers de Disney Mary Poppins. C’est d’ailleurs ce personnage qui a propulsé sans le savoir la carrière d’Érica en 1998 à l’occasion du concours Mini-stars que chapeautait la légende toujours active dans le milieu de la drag, Gerry Cyr, au défunt Cabaret L’Entre-Peau. Érica est toujours active depuis les près de 20 ans. C’est une artiste accomplie, très exigeante envers elle-même. Je l’avais déjà rencontré dans la cadre d’un précédent article afin de parler de l’aspect designer du métier chez les drag-queens. Depuis le début de sa carrière, Érica a toujours tenu à confectionner ses propres costumes. Il fut même un temps où chaque nouveau numéro devait être accompagné d’un nouveau costume. Pas question de recycler sa garde-robe. Après deux présences à Mini-stars, Michel Dorion, la remarque et lui offre ses premiers contrats lors des week-ends au cabaret qui l’a vu naître. Découvrez le portrait de l’un des incontournables chez nos drag-queens.

Érica a trouvé refuge a bien des endroits lors de ses premières années dans le métier. Elle travaillé au Cléopâtre en plus de performer pour Mado Lamothe au Sky. Le nom d’Érica faisait même écho jusqu’au Drague de Québec, à La Station de Trois-Rivière et au bar l’Intrus de Joliette en plus de certains. En Août 2002, Érica a exporté son talent jusqu’à Sainte-Anne-des-Monts en Gaspésie pour y présenter en compagnie de Michel Bonenfant et Maude Jean un spectacle de personnificateurs féminins.

L’été 2005 marque un retour aux sources pour Érica dans le cadre d’un événement d’envergure. En effet, elle prenait part à son tout premier regretté Mascara présenté dans le cadre du festival Divers/Cité. Elle y a présenté une version spéciale de Mary Poppins avec décors et costumes, accompagnée de deux enfants et d’un danseur.  En 2007, l’occasion s’est présentée de nouveau se prendre part à cette grande messe. Dans cette récidive, Érica s’est attaquée à Bring me to life d’Evanescence en compagnie de quatre danseurs.

Son arrivée au bar Le Cocktail s’est fait en 2009. Elle renoue avec un public qui lui rappelait ses années au Cabaret L’Entre-Peau. Comble du bonheur, elle partage la scène pour la première fois avec Alexandre Rémy, l’une des têtes d’affiches de cet ancien bar mythique du village. À l’automne de la même année, elle fait ses armes au Drugstore. Elle y fera la connaissance d’une complice, LaDorris.

Comme il fut question précédemment, Érica est très habile de ses mains et conçoit la majorité de ses costumes. Marla Deer lui a offert une occasion en or de mettre à profit son savoir-faire en lui demandant de collaborer à la fabrication d’une partie des costumes de la production pour le spectacle hommage à Walt Disney qu’elle orchestrait. Ainsi, Érica a fabriqué les costumes pour les tableaux de La Belle au bois dormant, La Belle et la bête ainsi que Mulan. Lors de ce spectacle, elle y a repris son désormais célèbre personnage de Mary Poppins en plus de prendre pour la première fois les traits de la princesse Belle.

Dès le spectacle Disney terminé, elle enchaîne alors sur la production de son tout premier spectacle solo en carrière :  un hommage à Annie Lennox & Eurythmics qu’elle présentera à deux reprises au bar Le Cocktail dans le cadre des Samedis Concert. Ce spectacle d’envergure fut une opportunité de mettre de l’avant toutes les connaissances acquises depuis ses débuts, tant sur le plan professionnel qu’académique. La supplémentaire de ce spectacle lui aura valu le prix du meilleur spectacle présenté au bar Le Cocktail lors du premier Gala des drags. Il s’agissait d’un 2ème prix en carrière pour Érica, mais le premier par reconnaissance de ses pairs. En effet, son précédent prix fut décerné lors d’une soirée Bénifice pour des étudiants en cinéma en avril 2015. Elle s’était vu recevoir le prix de la meilleure actrice pour son interprétation de… Mary Poppins.

Érica a eu la chance d’être parmi les numéros retenus pour le spectacle d’envergure Illusions 2015 animé par Michel Dorion pendant les festivités de Fierté Montréal. Elle y présenta un extrait étendu d’une chanson de son spectacle solo, histoire de bien fermer la boucle.

Dans ses projets à venir, Érica présentera un nouveau spectacle dédié à la carrière solo de la chanteuse Annie Lennox : DIVA & some other songs sera présenté le 1er Octobre 2016 au Bar le Cocktail dans le cadre des Samedis Concert. Elle y présentera toutes les chansons de l’album DIVA qui est encore à ce jour son album le plus populaire. Restez à l’affut car Érica n’a pas fini de nous surprendre. Elle sera le mercredi 08 juin l’une des artistes invitées pour la levée de mon blogue au Cabaret Mado.

PORTRAIT MAI 2016 – HAUS OF GENDERFCK

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Désillusionnées par une industrie du spectacle qui a établi les standards que le public « veut » voir, Heaven Genderfck et Rosie Bourgeoisie ont eu l’idée de remédier à la situtation en regroupant sous la bannière Haus of Genderfck des artistes jugés en marge de ces standards. Ainsi, la troupe initiée par Heaven Genderfck et Rosie Bourgeoisie, également composée de Dot dot dot, Mona de Grenoble, Prudence, LadyPoonana, Coco Shemale et Ohlala Joujou proposera son tout premier spectacle multidisciplinaire le 4 juin prochain à l’Alizé.  L’objectif des membres de la troupe est de pouvoir s’affirmer sans égards au genre. Ainsi, quel que soit leur sexe, chacun peut s’exprimer artistiquement comme un être non-binaire, c’est-à-dire ni homme ni femme, femme et homme ou encore femme ou homme. La distinction entre artistique burlesque, boylesque ou drag-queen n’existe pas dans la Haus of Genderfck. Voici le portrait d’une troupe assumée, motivée par le désir de redéfinir l’art de la performance.

 

Il est important de souligner que le spectacle est avant tout un spectacle de variété dans lequel tous les artistes seront toujours présents. C’est une manière de promouvoir la troupe en tant que groupe. À cet effet, leur page Facebook est très active et ne néglige aucune implication de l’un de ses membres. Le fait de regrouper une variété d’individus et de styles étaient au cœur des préoccupations de la création de la troupe. Toutefois, la vision artistique est l’élément commun qui regroupe chacun des membres. Cette vision se traduit essentiellement par la volonté de ces artistes d’aller au-delà de la performance, ils veulent revendiquer quelque chose dans le but de provoquer un choc artistique par l’entremise de la création d’une histoire.

 

Le spectacle mettra de l’avant les forces de chacun au travers d’une série de numéros présentés sous formes de tableaux qui seraient rabouter les uns aux autres par un narrateur. Il s’agit donc d’un projet collectif dont la ligne directrice est tracée par Heaven et Rosie. La genèse relève de l’histoire personnelle de Rosie et ses origines, c’est-à-dire la manière dont elle a accepté son enveloppe corporelle et comment le reste s’est développé par la suite pour en venir à se questionner sur sa propre identité de genre. C’est en développant son alter ego qu’elle en est venu à se questionner sur elle-même. Ces interrogations ont jeté les bases de ce spectacle. C’est un questionnement qui a un jour ou l’autre animé les membres de la troupe. C’est pourquoi chacun se sent interpellé par la production.

 

Malgré le fait qu’il s’agisse d’une troupe d’artistes variées, ils arrivent à biens s’associer ensemble pour les différentes raisons évoquées précédemment. Lorsqu’on partage les mêmes concepts et valeurs artistiques, cela est plus facile. Heaven et Rosie se considèrent comme les parents de la troupe. Ils cherchent à créer une place à leur famille artistique au sein d’une industrie difficile à percer lorsqu’on a une vision telle que la leur. La troupe cherche donc à développer une image forte en dépit de ces contraintes en misant sur la force de ses joueurs. En faisant leur propre espace, plus sécuritaire, ils parviendront à développer une micro-communauté dans laquelle ils pourront s’épanouir et se soutenir car ils en auront définis les règles. L’union faisant la force, ils n’auront pas à se contraindre aux standards afin d’être embauchés pour un contrat. La collégialité entre les membres sera d’autant plus importante, même pour leur projet solo.

Le choix de « Haus » au lieu de « House » pour le nom de la troupe, comme on retrouve trop souvent dans le milieu burlesque, est lié aux termes qui définissent l’expression tels que amazing, beast, house, bitch, sister, brother, libety, booty ou encore gay, qui définissent grandement l’essence de chacun des membres de la troupe.

 

Vous pouvez en découvrir davantage sur la troupe via leur page Facebook.

PORTRAIT AVRIL 2016 – NANA DE GRÈCE

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Nana a débuté sa carrière il y a près de 30 ans, à la fin des années 1980. Elle l’une des rares dans le métier à avoir le loisir de s’y consacrer à temps plein. Nana se considère chanceuse d’avoir toujours eu du travail depuis ses débuts. Actuellement, elle travaille avec ses meilleures amies de longue date Mado Lamothe et Michel Dorion au Cabaret Mado et au bar Le Cocktail. Elle est animée par le contact avec les gens. De plus, elle peut miser sur des équipes plaisantes au fil des ans et ce, malgré le renouvellement qui s’effectue assez fréquemment dans le milieu. C’est dans le confort de sa loge que Nana m’a reçu comme un véritable roi. Voici le résultat de cet entretien de près d’une heure qu’elle m’a accordé.

Nana fréquentait déjà le cabaret L’Entre-Peau qui trônait où se trouve l’actuel Cabaret Mado à l’époque où elle a débuté. Suite à l’annonce d’un concours, un ami l’a convaincu de s’inscrire. Elle a réussi à se rendre en demi-finale. Des personnes d’influences qui étaient présentes à l’époque ont décidé de lui donner une chance.

Elle a commencé lorsqu’elle était au cégep. La passion de la scène s’est développée une fois qu’elle a débuté sa carrière de drag-queen. C’est d’ailleurs ce qui l’a encouragé à entreprendre un baccalauréat en théâtre quelques années plus tard.

Son intérêt pour les comédies musicales l’habite depuis longtemps. Tout a débuté lors d’un voyage à New-York où il est allé en voir une avec un ami. Inspiré par ce qu’il a vu, il a d’ailleurs eu le loisir d’en monter trois par la suite, Cabaret, Fame et Sweet charity, trois années d’affilées. Ce fut des projets très laborieux qui lui ont ravis beaucoup d’énergie, ce qui lui a fait perdre la motivation d’en produire d’autres à nouveau malgré l’intérêt.

Quand elle a débuté, près de la moitié des artistes ne changeaient pas de nom. Le prénom Nana est né d’une soirée que Mado avait développée à l’époque qui s’appelait L’Empire des pires stars qui parodiait l’émission L’Empire des futures stars. Nana avait accepté à pied levé de prendre le relai d’un candidat qui s’était désisté. Le soir du concours, elle a fait la chanson Tournesol de Nana Mouskouri. Le succès fut tel, que dès ce moment, on avait commencé à l’appeler Nana. L’histoire témoigne d’elle-même que cela lui est resté, encore aujourd’hui.

Ne pouvant utiliser le vrai nom de famille de l’artiste duquel Nana s’est inspiré, elle a plutôt opté sur son pays d’origine. Ainsi, comme Nana Mouskouri est originaire de la Grèce, elle a décidé de devenir Nana de Grèce. Toute l’idée de son couronnement est née d’un gag sur Facebook qui lui a valu un nombre impressionnant de mention « j’aime » qui l’a contraint d’une certaine façon pousser l’idée jusqu’au bout. C’était la naissance de sa majesté Nana, reine de Grèce.

Après plusieurs années à explorer l’univers de Broadway, Nana connaît une renaissance de style à travers la musique pop. Étonnamment, Nana n’est pas une personne auditive. Au contraire, elle est une personne visuelle. Ce qui va interpeller Nana dans une chanson est tout l’enrobage lié au visuel dont des vidéoclips ou, dans le cas de comédies musicales, des extraits de la production. Il va de soi que son oreille s’est développé avec les années. Aujourd’hui, elle peut jouir d’une versatilité auditive qui alimente son répertoire. Malgré une ouverture plus populaire, sa ligne directrice demeure plus classique. La majeure partie de sa garde-robe est composée d’éléments flamboyants en lien avec ses premiers amours en matière de chansons. Cette particularité fait que Nana ne s’identifie pas nécessairement à une artiste en particulier qu’elle aime reprendre. Elle laisse donc place à une variété d’interprétations.

Nana bénéficie d’un répertoire composé de pas moins d’une centaine de chansons et chorégraphies qui ont été développées au fil des ans par les joueurs qui ont composés son équipe qu’on appelle affectueusement les nanettes. Ces derniers temps, Nana a dû recourir plus souvent aux mêmes numéros de production, le temps de laisser ses deux nouvelles recrues apprivoiser les différentes chorégraphies. Nana a longtemps misé sur la collaboration des très élégantes Sandra et Amy Haze. Celles qui complètent maintenant son équipe de tous les week-ends au Cabaret Mado sont Darleen et Céles avec le même tandem de danseurs, c’est-à-dire Marc-André Caron et Mickäel Ulysse. Le concept des nanettes est né à l’été 2008 dans le cadre d’un renouveau des week-ends à Mado, histoire de faire évoluer le concept. Nana avait donc suggéré de miser sur une équipe permanente.

Il est difficile de résumer la carrière d’une drag-queen qui cumule autant d’années d’expérience. Heureusement, Nana est présente au minimum trois soirs par semaines dans l’un des deux établissements mentionnés précédemment. Il ne manque donc pas d’occasion d’apprécier le talent de cette grande dame qui a inspiré plus d’une parmi ses consœurs de travail.

Nana est présente lors des mardis à Mado au Cabaret Mado

Elle anime le 60 minutes, une soirée humortistique, les mercredis soir au bar Le Cocktail.

Elle coanime égalment les vendredis et samedis, Mado reçoit, au Cabaret Mado.

Nana sera du spectacle 14e anniversaire du Cabaret Mado le jeudi 05 mai.

Le Bal de la reine aura lieu le dimanche 22 mai au bar Le Cocktail.

PORTRAIT  MARS 2016 – AMY HAZE

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Originaire du Saguenay, Amy Haze est arrivée à Montréal comme un véritable ovni. C’est la curiosité qui l’a poussée à s’inscrire au concours Miss Sky qu’organisait jadis le Sky, mythique complexe du village. Ce qui ne devait être qu’une brève incursion a fait place à une longue relation professionnelle qui a littéralement propulsée Amy sous les feux de la rampe. En effet, malgré sa 2e place au concours, Nana de Grèce a pris sous son aile la jeune recrue en la joignant aux rangs des « nanettes » qui en étaient à ses premières armes à cette époque afin de réformer la formule des vendredi et samedi au Cabaret Mado. Ce contrat assurait à Amy une présence à tous les week-ends durant l’année à performer aux côtés d’une légende qui cumule aujourd’hui près de 30 ans de carrière. C’est en côtoyant cette équipe qu’Amy a appris tous les rudiments du métier. Regard sur la carrière d’une artiste en continuelles effervescence.

Même si la participation d’Amy au sein des « nanettes » durant toutes ces années, dont les thèmes musicaux étaient très éclectiques, Amy se reconnaît davantage dans la culture pop. Ce sont d’ailleurs deux divas de leur temps qui ont inspirés les spectacles en solo qu’elle a mis sur pied au cours de sa carrière. Il s’agit des chanteuses Madonna et Britney Spears. Ce dernier spectacle figure notamment au sommet du palmarès parmi ses meilleurs souvenirs de carrière. Elle en profite d’ailleurs pour remercier son chorégraphe Jean-François James avec qui elle a collaborée durant les 7 mois qui lui ont été nécessaires à la conception du spectacle. Chez ses consœurs, Amy admire beaucoup Michel Dorion  qu’elle trouve toujours au point, dans tous les aspects : son apparence, son maquillage, ses looks et ses performances.

Amy se considère néanmoins comme une créatrice, ce qui veut dire que la personnification d’artistes existantes ne résume pas sa carrière. Elle fait à plusieurs reprises de numéros libres dans lesquels elle fait place à la liberté d’expression du corps. Un autre de ses meilleurs souvenirs de carrière, qui va en ce sens, est son premier numéro solo qu’elle a présenté au défunt méga-spectacle Mascara, La nuit des drags du défunt Festival Divers/ Cité où elle s’est exécutée devant une foule de près de 8000 personnes.

Avant de conclure ce portrait, voici un fait cocasse sur ce qui a inspiré le nom de scène d’Amy qui la gêne encore aujourd’hui. Il s’agit de l’amalgame de du nom et du prénom d’actrices issues de l’industrie pornographique. Elle n’arrive toujours pas à l’expliquer…

Amy est très reconnaissante des gens qui l’entourant. Elle est consciente de l’impact qu’on eut les « nanettes », dont Nana de Grèce et Sandra, ainsi que Jean-François James dans sa carrière tout comme dans sa vie personnelle. En faisant le décompte, c’est pas moins de 600 soirs de performances qu’elle aura livrées au sein des « nanettes ». Cette implication assidue aura permis à Amy de bâtir des liens forts et de se fonder une famille dans la grande ville.

PORTRAIT FÉVRIER 2016: PHOENIX VYXEN

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Phoenix Vyxen fait parti de ces drag-queens au style singulier. Un tel personnage n’arrive pas à faire sa marque du jour au lendemain. Elle a donc du travailler fort pour en arriver où elle en est maintenant. C’est à la fin de l’année 2009 que Phoenix a fait ses premiers pas comme drag-queen en prenant part à un numéro de Destiny. Lors de sa prestation, Dream l’a remarquée et lui a proposé de prendre part à sa nouvelle soirée qui allait débuter destinée à la relève, Dream académie. C’était l’éveil du Phoenix. Elle chérissait ainsi un rêve qui l’habitait depuis son tout jeune âge. Son premier contact avec l’univers de la drag s’est fait à l’adolescence lorsqu’elle est tombé sur une émission spéciale de vidéoclips gais qu’avait animée Mado Lamothe sur les ondes Musique Plus. Ne pouvant attendre l’âge de la majorité, Phoenix a commencé à fréquenter les bars avant son temps. Le premier spectacle qu’elle a vu mettait en vedette Alexis K., Tracy Trash et Miss Vicky. Voici le portrait tout en nuance d’une drag des plus ténébreuses à Montréal.

Étant un grand fan de l’univers drag dans son ensemble, Phoenix tire donc son inspiration de plusieur d’entres elles issues de la compétition RuPaul’s drag race dont Raven, Adore Delano, Alaska Thunderfuck et autres. Phoenix prend un plaisir à s’égarer dans le gouffre Youtube afin de regarder des vidéos de drag-queens, histoire d’apprécier le talent qu’on retrouve un peu partout dans le monde. Cet intérêt le pousse même à les suivre sur les différents médias sociaux. Ainsi, lorsque débute une nouvelle saison de cette populaire télé-réalité américaine, il connaît déjà la plupart des concurrentes. C’est une manière pour lui de nourir son livre intérieur de drag-queens, dans lequel il note style, maquillage et look. Il considère qu’elles ont toutes quelque chose à apoorter.

Phoenix ne prône pas le look alike. Elle aime bien faire certains artistes dont Robyn, Marilyn Manson ou encore Adore Delano, mais elle ne cherche pas à leur ressembler. Elle préfère laisser le côté personnificateur à ceux qu’elle juge comme étant des professionnels. Comme ça, de son côté, elle peut s’amuser à jouer avec son maquillage et son look.

Elle se considère chanceuse d’avoir pu prendre part aux 8 spectacles extérieurs du Dream académie dans le parc qu’animait Dream lors de Fierté Montréal. Il a pu, malgré son style marginal, présenté des numéros différents qui ont su mettre de l’avant son grand éventail de talent. Son souvenir de carrière le plus marquant est un numéro de près de 7 minutes qu’il a présenté au mythique Capitole de Québec au printemps 2014 en compagnie du Cirque du Soleil et un humoriste de la relève dans le cadre d’un spectacle organisé par la faculté de médecine de l’Université Laval.

Il n’y a rien de prévu à court terme pour Phoenix. Toutefois, vous risquez de la voir longtemps encore puisqu’elle a la fierté d’avoir vu une passion se transformer en prifession qu’elle peut développer à tous les jours.

PORTRAIT JANVIER 2016: LaDORRIS

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Son nom fait écho d’un bout à l’autre de la province. Véritable nomade dans le milieu de la drag, LaDorris a performé dans de nombreuses municipalités du Québec, même là où les plus sceptiques n’aurait jamais penser voir un spectacle de la sorte. De Montréal à Québec, en passant par St-Jérôme, Sherbrooke et Trois-Rivières, rien n’arrête cette bête de scène. Ironiquement, l’idée de faire de la drag-queen n’avait germé dans son esprit. LaDorris avait toutefois tout un bagage en matière de scène, notamment en théâtre, en improvisation, en danse et j’en passe. C’est alors qu’elle assistait à un spectacle avec une amie au Cléopâtre, au centre-ville de Montréal, que tout a basculé. Ce soir-là, l’nimatrice s’était exclammé haut et fort, sur le ton de la blague, face à ses inquiétudes faces au spectacle de la semaine suivante qu’elle devait animé, mais tous les artistes avaient cancellé. Voulant l’encourager, LaDorris lui a tout bonnement fait savoir qu’on pourrait se charger de son spectacle. Ce que l’animatrice ignoraire, ce que LaDorris faisait référence aux autres artistes présents ce soir-là qui étaient dans les loges. C’est alors que l’animatrice la regarda dans les yeux et metta au défi LaDorris de prendre place sur cette scène et d’offrir quatre chansons la semaine suivante. C’est ainsi que tout commença pour elle: sur un coup de tête. C’était il y a 6 ans.

Un tel défi vient forcément avec son lot d’implications, dont se trouver un nom de scène. Malgré les efforts mis par LaDorris pour former un nom original, composé de l’amalgamme de deux noms qui l’inspirent, c’est-à-dire Doris dans Finding Nemo et Susan Boyle, l’une des candidate de Britain’s got talent, l’animatrice a commis une erreur au moment de la présenter, ce qui lui imposa d’une certaine façon le nom qu’elle a aujourd’hui. Lors de cette de semaine de préparatifs, LaDorris avait tout le nécessaire afin de trouver costumes et maquillage auprès de sien en plus de pratique dans son salon les numéros qu’elle allait présenter.

LaDorris a par la suite été approché par le défunt Drugstore afin de s’y produire sur une base régulière. Le complexe débutait à cette époque les spectacles de drag-queens. L’animatrice en place finit par perdre son poste. On le proposa alors à LaDorris qui l’occupa jusqu’à ce que le bar ferme ses portes. Son aisance sur scène a su convaincre les gestionnaires de la place. Elle fut ensuire acceuilli au club Appolon jusqu’à la vente de l’institution vers un nouveau propriétaire. LaDorris y présentait une nouvelle soirée au Apollon bar qui se trouvait dans le sous-sol de l’établissement.

Après ces tristes événements pour sa carrière, LaDorris a entrepris de faire la tournée des régions, une chose plutôt rare dans le milieu des drag-queens. Elle s’est alors aventurée à St-georges de beauce, Québec, Trois-Rivieres, Sherbrooke, Rouyn-noranda avant d’atterrir finalement là où elle pourra de nouveau avoir une permanence, un cabaret à St-Jérôme où elle performe une fois par mois.

Comme c’est quelqu’un qui carbure à l’énergie du public, LaDorris ne se voit plus être prisonnier d’un seul endroit. C’est pourquoi elle recommencera la tournée des régions afin de partager dans le cadre de ses spectacles d’une durée de près de trois heures son univers à travers des artistes issus des années 1980 à aujourd’hui tels que Katy Perry, Cher, Céline Dion, Pink et plus.

PORTRAIT DÉCEMBRE 2015: KELLY TORRIELI

gagnante du concours

Crédit photos: Jihef photos

Kelly était animé par un réel désir de performer lorsqu’elle était adolescente. Elle s’est mise à faire des spectacles devant ses amis dans le sous-sol de la maison. Ce sont d’ailleurs ses amis qui collaboraient à sa transformation. L’intérêt était tel que dès l’âge de 16 ans, Kelly a approché Mado dans l’espoir qu’elle puisse y décrocher une opportunité réelle. Kelly a du se résigner. C’est au crépuscule de ses 18 ans, en 2006, que Kelly a pu se reprendre. Elle a auditionné dans le cadre de la compétition Star search qui se tenait au Cabaret Mado. Kelly s’est rendue jusqu’en demi-finale. Malgré son éviction, Dream, qui coanimait la compétition, a offert à Kelly l’opportunité de performer dans le cadre de sa soirée à naître quelques temps plus tard et qui allait connaître un succès sans précédent de près de 7 ans, la soirée Dream académie. Tout s’est alors enchaîné pour Kelly.

Il y eut un réel attachement personnel et professionnel entre Kelly et Dream. Dream n’a pas tarder à faire de Kelly sa protégée et de faire d’elle une digne représentante de la lignée des Lamothe, Dream étant la fille de Mado Lamothe. Cette relation a toutefois été échaudée lors d’une période difficile qui est survenue dans la vie de Kelly. D’un commun accord, la mère et la fille se sont entendues qu’il était mieux que Kelly prenne une pause du Cabaret Mado et d’aller expérimenter ailleurs. Dream reniait alors sa fille… Ce n’était que temporaire.

Cet interruption du Cabaret Mado n’aura duré que deux ans durant lesquels Kelly est allé travailler au défunt Drugstore. Cela lui a permis de garder un certain contact avec les drag-queens du Cabaret Mado qui venaient travailler au Drugstore. C’est suite à un numéro burlesque avec la troupe qui collabore souvent à ses côté, MyDance, que Kelly a frappé un grand coup qui marquait alors son retour au Cabaret Mado. Kelly a réussi à regagner la confiance perdue de ses consoeurs de fil en aiguille. La plus récalcitrante fut Dream. Ce n’était qu’une question de temps avant que Dream ne renoue avec sa fille. Leurs liens sont alors devenus plus forts que jamais. Elles ont été présentes l’une pour l’autre dans les moments plus sombres qu’elles ont respectivement vécues ces dernières années.

En 2014, Kelly a été victime d’une agression sur la rue qui lui a causé plusieurs blessures. Elle s’est retrouvée le bras dans le plâtre durant près de 8 mois. C’est arrivé en plein été, à l’aube de son spectacle dans le Dream académie dans le parc. Tout était prêt, il ne voulait pas abandonné. Comme il a été mis en arrêt de travail, il ne voulait pas passer ses journées déconnecté de tout. Continuer de faire des performances lui a servi de théerapie. Il a donc fait quelques numéros, notamment une participation au spectacle de Kitana consacré à Broadway. Il tenait à respecter ses angagement.

Cet événement a sans contredit illustrer la rigueur que Kelly peut mettre au travail. Une rigueur qu’il a pu mettre à profit à diverses occasions, notamment lors de ses spectacles solo Back to basics et Showcase qu’elle a présentée au Cocktail. Vous aurez l’occasion d’en voir encore plus grâce à la reprise de son spectacle Showcase: Love & party au Cocktail le 19 décembre prochain. Kelly Torrielli, c’est aussi Mascara: La nuit des drags, Dream académie dans le parc, #Girlz et plus.
Vous pouvez suivre Kelly Torrielli sur sa page Facebook

Vous pouvez la suivre sous le nom @ktorrieli sur Instagram

Vous pouvez suivre Kelly sur Twitter @KTorrieli

Showcase: Love & Party sera présenté le samedi 19 décembre au Cocktail

En mars, Kelly présentera son premier spectacle solo au Cabaret Mado consacré à Christina Aguilera le jeudi 31 mars.

PORTRAIT OCTOBRE 2015 – MISS DANIELS VYXEN

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Fille de l’extravagante Phoenix Vyxen, Miss Daniels a débuté sa carrière à l’occasion de la 4ème édition de Drag-moi, animé par Marla Deer, en 2013. Plusieurs drag-queens l’avaient approché pour prendre part à la compétition, considérant qu’elle était une « drag prise dans le corps d’une femme ». Miss Daniels est une fille de féfis. Drag-moi lui offrait une opportunité en or de mettre de l’avant un tout autre côté de sa personnalité et de donner vie à son alter ego. Son côté excentrique et son style un peu plus sombre ont séduits Phoenix qui a décidé d’agir comme mentor auprès d’elle en la faisant joindre la jeune famille des Vyxen. La famille Vyxen est reconnue pour son univers surréel qui flirte aux limites du démonique… une forme d’épouvante qui sait être séduisante.

L’essence qui alimente la vie de Miss Daniels sont les personnalités qui carburent aux défis. C’est pourquoi des femmes fortes telles que Madonna et Lady gaga l’inspirent, tant sur le plan du contrôle de leur image que de leur univers et l’empire qu’elles ont réussi à bâtir. D’autres personnalités comme Ryan Burke, luveKat, Kimberly Weber et Lyle Reimer l’interpellent pour leur maquillage incroyable.

Miss Daniels Vyxen et Vanity Baga agissent comme des pionnières en tant que femmes dans l’industrie des drag-queens. Riche de cette opportunité, Miss Daniels sait comment la mettre à profit afin de nourir son personnage déjà en marge des styles que l’on peut retrouver dans l’industrie des drag-queens. Après seulement un court parcours de deux ans, Miss Daniels a déjà pris part à la dernière édition du défunt Dream académie dans le parc de Fierté. Elle a également performé lors de l’événement Viva L’amour de Billy L’amour lors du regretté festival Divers/ Cité. Miss Daniels a également exporté son talent jusque dans la Capitale-Nationale et la Vieille-capitale de Québec. Elle s’est également fait valoir à plusieurs reprises à POMPe. Aujourd’hui, Miss Daniels oscille comme bartender et shootergirl au Cabaret Mado et au Unity. Elle a de plus réussi à laisser sa marque à chacun de ses endroits, notamment avec sa soirée Holy drinks qui avait lieu les dimanches soirs au Cabaret Mado et la soirée Obsène au Unity. Cette dernière se fait sporadiquement. La dernière édition avait lieu le 03 octobre dernier. La soirée met de l’avant le style fetish/ clubkid, mais où ultimement, les gens sont invités à prendre part à la soirée sans tabous, tel qu’ils sont.

Avant de joindre l’industrie des drag-queens, Miss Daniels était une personne particulièrement timide derrière laquelle tout potentiel restait caché. Elle a un jour fait la rencontre de Ryan Turner qui lui a offert les opportunités pour sortir de sa coquille et ainsi lui permettre de développer son estime de soi. C’est l’une des premières personnes à avoir compris exactement la personne qu’elle était. Il a été présent pour elle lors de tout son parcours à Drag-moi pour l’encourager. Il fut pour elle un véritable caoch. Par la suite, son chemin a croisé celui de Phoenix Vyxen. Elle lui a permise d’évoluer sans jamais lui mettre de barrière et elle a toujours été fière de ses réalisations. Drag-moi fut pour Miss Daniels une véritable école grâce à la directrice et animatrice Marla Deer, mais aussi grâce aux professeurs de cette édition-là, Tracy Trash et Rita Baga. Suite à cette compétition, Dream n’a pas hésité à lui faire une place à Dream académie. Elle fut elle aussi une autre source de motivation pour Miss Daniels. Elle lui a notamment appris à gérer son stress, lui a fait voir son talent et l’a continuellement pousser plus loin afin qu’elle se dépasse.

C’est grâce à sa soeur Rainbow qu’elle a pu faire ses premiers pas à Québec et Ottawa. Ces performances lui ont ouverts la voie pour d’autres contrats. Actuellement, Miss Daniels travaille concrètement à son premier grand spectacle en duo qui alliera deux de ses passions. Elle planche aussi sur son premier album de chant pour lequel elle s’est envolé pour New-York. Plusieurs belles choses sont à venir pour Miss Daniels.

Site internet du Unity pour voir les dates des prochaines éditions de Obsène

PORTRAIT SEPTEMBRE 2015 – MICHEL DORION

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Michel Dorion s’impose depuis maintenant 27 ans dans la communauté LGBT au Québec. Il est devenu depuis toutes ces années une figure emblématique du village gai de Montréal, notamment grâce au bar le Cocktail qu’il a mis sur pied en 2008. Même s’il n’y croyait pas au départ, son bar est arrivé à s’imposer malgré un marché difficile. Le Cocktail s’anime cinq soirs par semaine, soit du mercredi au dimanche. Michel peut compter sur une garde rapprochée afin d’assurer l’animation des différentes soirées thématiques qui sont proposées dans son bar.

Au-delà de son bar le Cocktail, Michel Dorion a personnifié sur scène à plusieurs reprises Céline Dion qui est pour lui, une idole. À l’instar d’autres drag-queens, Michel a eu le loisir de s’exécuter à l’extérieur du village gai de Montréal sur des scènes prisées par plusieurs personnalités de la colonie artistique québécoise. Michel Dorion a donc présenté Dorion chante Dion  à cinq reprises au Théâtre National, deux fois à la Place des Arts ainsi qu’à un seul moment au défunt Spectrum de Montréal.

Une telle carrière ne se construit pas du jour au lendemain. Michel Dorion a commencé sa carrière en 1988 par le plus grand des hasards. Michel est natif de la banlieue nord de Montréal. Pour célébrer son dix-huitième anniversaire, des amis l’ont sorti au bar L’Entre-peau qui trônait là où se trouve l’actuel Cabaret Mado. Cela lui aura pris toute la soirée pour se rendre compte que le spectacle auquel il assistait était un spectacle de drag-queens. En tant que banlieusard un peu ignorant, il le dit lui-même, il ne savait pas que c’était quelque chose que l’on pouvait faire. Il a toutefois été très ébloui par le spectacle qui défilait sous ses yeux. Le même soir, l’animateur mentionne la tenue d’un tout premier concours afin de consacrer une nouvelle drag-queen. Les amis de Michel l’incitent à s’inscrire, mais sa timidité aura raison de lui. Ce sont finalement ses amis qui l’inscriront à sa place. Il se laissera tenter. Le jour J, Michel Dorion remporte la compétition et deviendra la toute première Miss Cabaret L’Entre-Peau.

La première expérience de Michel Dorion comme animateur a lieu en 1990 au bar L’entrepôt situé à Trois-Rivières. Il s’installa dans la municipalité jusqu’en 1992 avant d’effectuer un retour vers la métropole. Quelque temps plus tard, Michel réalisé un rêve, celui d’être animateur là où il fut consacré quelques années plus tôt, au cabaret L’Entre-Peau. Cette étape lui a servi de moteur. Il s’est mis à s’investir plus que jamais dans ce nouveau métier qu’il découvrait un peu plus jour après jour. Son but était clair, il voulait faire sa marque. Par la suite, rien ne fut à son épreuve : il a été sur plusieurs plateaux de télévision, il a joué des rôles dans des séries télévisées, a joué dans de grandes salles, a pris part à des téléthons en plus d’explorer le théâtre d’été aux côtés de Luc D’Arcy dans une revue de personnification.

D’un point de vue artistique, Michel est très inspiré par Céline Dion, comme déjà abordé précédemment. Il se considère grand public, alors ses inspirations, telles Madonna, Diana Ross ou Lady Gaga, le sont tout autant.  C’est cet appel de la variété musicale qui a motivé Michel à lancer le spectacle Illusions dans le cadre de Fierté Montréal après l’abolition du spectacle Mascara, la nuit des drags du regretté festival Divers/Cité. Ce spectacle d’envergure réunit une vingtaine de drag-queens et représente six mois de travail pour lui, en incluant le choix des artistes et des chansons, les différentes confections (décors et costumes) et le temps pour les répétitions. Michel chapeaute ce projet depuis 2013, mais il est à la barre du gros spectacle du samedi soir de Fierté Montréal depuis 2008. La première année, il a offert une représentation spéciale en plein air de son spectacle Dorion chante Dion. De 2009 à 2013, il a présenté un spectacle de variété.

Aujourd’hui, les deux plus gros défis de Michel Dorion sont le single qu’il a lancé  cet été ainsi que sa deuxième présence en France au mois de septembre. Michel chante depuis quelques années, mais c’est Frédéric Luc qui lui a offert une occasion en or avec la chanson Making up. Cette chanson a été écrite spécialement pour lui. Elle est en vente sur iTunes. De plus, Michel s’est offert un luxe avec un vidéoclip qu’il a lancé en primeur à son bar le Cocktail le 7 juin dernier. La réalisation du vidéoclip a été assurée par un proche de la communauté des drag-queens de Montréal, le photographe Jihef Portelance. Son retour en France se fera d’ailleurs pour présenter son spectacle Making up – une seule fois. Il aura la chance de faire une performance à La Boîte à frissons au Tango. Sa dernière présence là-bas remonte à 2010.

Bref, vingt-sept ans de carrière sont difficiles à résumer. Je crois tout de même que cet aperçu rend justice à la grandeur de Michel Dorion.

Deux folles en or : tous les jeudis 22h30  au bar le Cocktail (en co-animation avec Miss Butterfly)

Michel Dorion show : tous les vendredis 22h30 au bar le Cocktail

Dimanche show : tous les dimanches 18h au bar le Cocktail

Making up – Une seule vie : samedi 19 septembre à la Boîte à frissons au Tango en France

Gala des drag-queens : Dimanche 27 septembre, tenu en deux temps au bar le Cocktail et au Cabaret Mado

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Samedi concert – Diana Ross : Les plus grands succès : samedi 10 octobre au bar le Cocktail

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Vous pouvez suivre Michel Dorion sur Facebook

Vous pouvez suivre les activités du bar Le Cocktail sur Facebook

Site internet du bar le Cocktail

Site internet de Michel Dorion

Making up disponible sur iTunes

Lien pour le vidéoclip de Making up

PORTRAIT JUILLET 2015 – RITA BAGA (Lancement)

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C’est l’histoire d’un soir qui a permis à Rita Baga de faire son incursion dans l’industrie des drag-queens. C’était en 2007 lors d’une performance surprise à l’occasion de l’anniversaire de Dream. Une soirée empreinte d’incertitude. Cette incertitude a fait place à une confiance redoutable au fil des ans. Aujourd’hui, Rita est l’une des drag-queens les plus en vue du village gai de Montréal. Tous les dimanches soirs, elle et ses invités font vibrer la scène du célèbre Cabaret Mado sous des rythmes de musique house/ dance/ électro à Bagalicious. Entre ces deux étapes se sont écoulés plusieurs chapitres. Retour sur une prolifique carrière en pleine ascension, une page à la fois.

Lors de ce fameux numéro, Rita s’est jointe à Celinda et Marla – avec qui elle formera les 3 stooges quelques temps plus tard. Le numéro humoristique inspiré de l’univers du film Sister act a incité Dream à convaincre le trio d’aller présenter ce même numéro à Québec. Rita n’était pas convaincue, à ses yeux, ce n’était que pour rire et elle ne se voyait pas en faire une carrière. Son nom était d’ailleurs Rita d’Marde à cette époque. Un nom qui collait tout à fait avec le genre comique.

Après cet épisode à Québec, c’était au tour à Mado de faire appel à eux afin d’amimer la foule au Cabaret, à une époque où les bars du village étaient très achalander. De fil en aiguille à partir de ce moment-là, Mado et les autres drag-queens ont commencé à surnommer le trio les 3 stooges. C’était le début d’une belle collaboration. Ils ont été appelé à faire six spectacles ensemble avant de se concentrer un peu plus sur leur carrière individuelle. 2015 marquait le retour du trio sur une base un peu plus régulière, amorcé avec leur spectacle Steak, blé d’inde, patate présenté le 4 juin dernier.

Au bout de 2-3 ans, la passion l’avait envahie. Il était alors temps de prendre ça plus au sérieux: cours de maquillage, recherche de costume et changement de style musical vers le house et les grandes voix d’artistes noires. Rita avait pris conscience qu’à chaque performance, c’était un nouveau rendez-vous.

L’animation est arrivée dans la vie de Rita grâce à Dream qui l’a sollicité à quelques occasions afin de coamimer Dream académie. Par la suite, le complexe Sky l’a approché pour tenir la barre d’une soirée électro avant qu’elle ne se joigne à Emma Déjàvu pour assurer l’animation du concours de talent Miss Sky.

L’été dernier a été le point tournant dans la carrière de Rita. Son numéro d’Adèle lors du spectacle Mado’s got talent dans le cadre du Festival Juste pour rire lui a offert une grande visibilité. Personnifier Adèle lui a aussi servi de moteur dans sa carrière, la rendant plus grand public. Cela lui a aussi ouvert beaucoup de portes dans le milieu corporatif. C’est également au cours de ce même été que Rita a pris le relai de Dream à l’animation du dimanche avec une soirée qui lui ressemble.

Rita est présente tant au Cabaret Mado qu’au Cocktail depuis 3 ans, en plus d’avoir été de plusieurs spectacles au Sky jusqu’à l’abolition des soirées de drag-queens le 1er janvier dernier et de performer occasionnellement dans la Vieille Capitale au Drague de Québec.

En ce qui concerne ses inspirations, Rita admire la fougue et l’énergie des drag-queens américaines. Sans en avoir une fétiche, elle aime celles qui se démarquent en ayant une signature particulière. D’un point de vue locale, Rita voue un respect pour Miss Butterfly, Cantelli et Michel Dorion, tant lorsqu’elles sont sur scène qu’en coulisses. Rita en est une elle aussi pour sa famille. Ce phénomène de famille s’est installé dans l’industrie des drag-queens comme un système de mentorat. Rita Baga est donc la mère de deux drag-queens, Sasha et Vanity, ainsi que de trois employés et danseurs du Cabaret Mado, Jess, Sebass et Jimmy. Rita et ses filles se sont fait plaisir en s’offrant deux spectacles d’envergures: House of Baga en 2013 et Penthouse of Baga et 2014.

À travers tout ça, Rita Baga a pris part à 7 reprises au Dream a adémie dans le parc dans le cadre de Fierté, elle a participé à pas moins de 20 spectacles thématiques avec ses consoeurs Tracy Trash, Marla Deer, Celinda, Miss Butterfly et plusieurs autres, elle a joint le spectacle Illusions amimé par Michel Dorion à l’été 2014 en plus d’avoir fait le gros spectacle extérieur de la Fête arc-en-ciel de Québec 5 fois où elle a remporté la compétition Québec-Montréal l’été dernier. Elle s’est toujours dit qu’elle arrêterait au moment où elle n’aurait plus la flamme. À chaque moment de démotivation qui s’est présenté, quelque chose s’est est arrivé pour la garder accrochée et continuer. On lui souhaite que la suite de son parcours soit le reflet de son début. Elle sera en vedette dans une toute nouvelle série documentaire qui va débuter à l’automne sur les ondes d’ICI ARTV aux côtés de Barbada et Tracy Trash dont le titre sera Ils de jours, elles la nuit.

Bagalicious: Tous les dimanches 22h30 au Cabaret Mado

Groupe Facebook de Bagalicious

Site internet de Bagalicious

Vous pouvez suivre Rita Baga sur Facebook

Ils de jours, elles la nuit: en ondes à l’automne sur ICI ARTV

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