MX Fierté Canada Pride

MX Fierté Canada Pride – Compte-rendu hebdomadaire

image

FINALE – MERCREDI 26 AVRIL

IMG_1106.JPG

IMG_1103.PNG

Rita Baga a orchestré le plus gros concours de drags jamais organisé au Canada. Outre Montréal, quatre autres villes canadiennes ont été hôtes de l’événement parmi lesquelles figurent Vancouver, Saskatoon, Toronto et Halifax. Après plus de douze semaines de compétition, le concours s’est terminé hier soir alors que le Cabaret Mado battait son plein. Au total, c’est près de 120 candidats qui ont pris part à l’aventure dont 54 à Montréal seulement. En plus de remporter un montant en argent de 3000$ offert par la banque TD, le gagnant se mérite également une confection de costume par le designer Jonathan Grandolfo, une coiffe de perruque offerte par le studio de coiffure Perron + Aitken, une séance photo avec Jihef Portelance, son propre contigent dans le défilé de Fierté Canada Montréal 2017 en plus de prendre part à deux spectacles extérieurs d’envergures au Canada en compagnie de drag-queens issues de RuPaul’s drag race dont l’un à la Pride de Toronto le 24 juin et le second ici à Montréal le 17 août. Les deux autres candidats à compléter le podium ne reparte pas les mains vides puisque la seconde place se mérite 1500$ en argent comptant alors que la troisième place se mérite 500$. À cela s’ajoute pour tout les finalistes un certificat-cadeau chez Arnada ainsi qu’un numéro collectif, outre le gagnant qui sera en solo, lors du spectacle Drag superstar. Pour cette finale, nous avions droit à un panel nourri de juges bien particuliers. En effet, se sont joint à Jonathan Grandolfo, Joshua Belair, Jean-Sébastien Boudreault et Éric Pineault, la chanteuse Ariane Moffatt (dont c’était l’anniversaire) ainsi que la vedette de RuPaul’s drag race Yara Sofia qui a offert un numéro pour ouvrir la soirée. Celle qui, à l’issue de cette compétition, a remporté les honneurs est Barbada de Barbades. Elle a d’ailleurs livré n vibrant discours de remerciement. Celles qui ont complété le podium sont respectivement en seconde et en troisième place Miss Butterfly et de Québec, Adriana. Parmi les autres finalistes, on retrouvait Kitana, Mona Moore, Océane, Stivy et Tracy Trash. La finale fut une réussite sur toute la ligne. Retour sur cette soirée haute en couleurs.

Barbada a livré un numéro à la hauteur de son talent. Elle a mis à profit son savoir-faire. D’un point de vue technique, la barre était très haute. Tel qu’on lui connaît, elle a offert un numéro d’intérêt social. Dans tout l’arsenal qui l’accompagnait aur scène, rien n’avait été laissé au hasard. On la sentait dans son élément. Il faut souligner que le numéro présenté en finale devait être celui qui sera présenté lors des spectacles d’envedgures advenant une victoire. Dans toute sa mise en scène, on arrivait aisément à visualiser le numéro de Barbada sud une grande scène extérieure. Au moment de dévoiler les gagnants, le public scandait déjà le nom de Barbada. Tout son parcours n’est pas passé inaperçu. Cette victoire, elle ne l’a pas volé. Son discours de remerciemenr était empreint de sincérité, un véritable hymne à l’art de la drag. En ayant choisi Barbada comme représentante officielle de Montréal partout au pays dans les différentes prides est un choix judicieux. Elle sera une digne représentante.

Celles qui ont complété le podium n’ont pas laissé leur place non plus. Miss Butterfly à offert un prouesse scénique. Elle est arrivé à incarner tous les personnages d’un numéro tiré de du film Chicago avec un montage en plusieurs langues, et ce sans jamais quitté la scène. Pour chaque personnage, elle arborait une robe différente en épluchant un élément de costume. Au final, chaque couleur de ses robes donnaient les couleurs du drapeau gai. C’était très à propos dans le contexte. C’était incroyablement bien ficelé. Après sa performance plus qu’exceptionnelle la semaine dernière aux semi-finales, Adriana semblait avoir une bonne partie du public dans sa poche. Elle n’a pas déçu avec ce nouveau numéro de production. Adriana à une grâce sur scène qui ne s’invente pas, quel que soit le personnage qu’elle incarne. Hier soir, elle était une divinité. Nous avions envi de prier pour qu’elle l’importe. Fidèle à tous ses numéros présentés dans le cadre du concours, elle était au point dans un numéro complet réfléchi. Son look était sublime.

Parmi les autres finalistes, celle qui fut mon coup de coeur était Stivy. Elle a suscité l’émotion à travers son numéro. J’ai trouvé le concept complet. Après ce qu’elle a offert en semi-finale, ce nouvel opus témoignait de sa grande versatilité et de la maîtrise de son art. Elle était très investie par ses chansons. La mise en scène était complexe et rapide. Jamais elle ne s’est perdue. Elle a su demeurer dans le rythme et à l’avant-plan sur ses danseurs. Tracy Trash a permis un numéro plus léger, totalement dans le plaisir. Cela n’enlevait rien au niveau de difficulté du numéro. Tracy à un naturel sur scène qui lui permet de gagner son public facilement. Cette attitude lui permattait aussi de briller face à ses danseurs et ainsi garder l’attention sur elle. Mona Moore, la seule candidate qui j’était pas du Québec, a su réajuster le tir par rapport à son dernier passage et rehausser le niveau de sa performance au standard des drags d’ici. Elle a offert un numéro plutôt classique d’inspiration Broadway. Mona à dynamisme et un charisme qui fait son charme. Océane pour sa part est revenue dans la course grâce au droit de veto de Mado lors de la Ruvenge où elle fut sauver par le public puis propulser directement en finale. Océane a malheureusement souffert des mêmes lacunes que lors de son élimination. Elle ne sait pas se mettre en valeur. Il y avait un nombre incroyable d’artistes sur scène. Il y a trop d’enrobage, ce qui fait que la prouesse du numéro ne relève malheureusement que très peu de sa participation. Cela n’enlève rien à l’ambiance électrisante qu’elle a su mettre en place, mais on aurait aimé plus d’Océane. Finalement Kitana a couronner son passage avec ce qui lui connaît le mieux: un numéro consacré à Liza Minelli dans toute sa plendeur. C’est une personnification que Kitana maîtrise si bien. Le public était au rendez-vous, le tout était impeccable, mais dans une finale où l’originalité et la nouveau étaient principalement mis de l’avant, valait-il mieux explorer d’autres horizons?

Rita Baga laisse planer le doute sur une possible resurrection du concours l’hiver prochain… À suivre. Ce que je retiens surtout, c’est d’y avoir découvert des drags que je connaissais pas. Déjà trois d’entres ont collaboré à mon blogue. Ce fut une expérience professionnelle enrichissante. Au plaisir d’avoir d’autres expériences comme celle-ci.

DIMANCHE 23 AVRIL

image

C’est hier que se sont conclues les semi-finales de MX Fierté Canada Pride. Treize concurrents toujours en lice s’affrontaient afin de rejoindre Océane, Stivy, Miss Butterfly, Tracy Trash et Mona Moore à la finale qui aura lieu ce mercredi 26 avril au Cabaret Mado. Rita Baga a d’ailleurs profité de l’occasion pour annoncer qui allait se joindre à la vedette de RuPaul’s drag race Yara Sofia à titre de juge invité pour cette occasion. Il s’agit de la chanteuse québécoise Ariane Moffatt. La soirée d’hier était de haute voltige. Avec tout ce qui a été investi en temps, argent et énergie pour les deux semi-finales, attelez-vous pour la finale. Parmi les semi-finalistes présents hier, on retrouvait Adriana, Anaconda La Sabrosa, Barbada, Gabry Elle, Justin Tinderfake, Kitana, Lady Boom Boom, Marla Deer, Philip, Rainbow, Sasha Baga, Zayra et Zinc. Retour sur cet avant-dernier tour de piste.

La victoire de celle retenue par le public était sans équivoque avec plus du quart du suffrage parmi près de 200 votants. Adriana a fait un numéro à grand déploiement digne d’une finale. Le public s’est levé spontannément pour applaudir la force de son numéro. Sa victoire, elle le mérite amplement. Si elle arrive à se surpasser pour la finale, ses chances de l’emporter son plus qu’excellentes. Son numéro était découpé en plusieurs segments, le temps d’installer l’ambiance dans lequel elle voulait nous plonger. L’atmosphère était d’une élégance lugubre. Ce qui est admirable de son travail est que tout est pensé, jusque dans les moindre détails. On retrouvait dans son numéro un judicieux amalgame de styles qui nous rappelait à la fois le cinéma muet, le burlesque, la drag et le théâtre. Je résumerai mon expérience par wow, tout simplement. Comparativement à la semaine dernière, les juges n’ont retenu que deux autres personnes. La première personnes qui fut sauvée était Barbada. Barbada a opté pour un choix audacieux en offrant la chanson Alors on danse de Stromae, en garçon. La chanson est devenu avec le temps tellement encré dans la culture populaire que son numéro s’est avéré en être un participatif avec le public. Elle a bien joué ses cartes puisque la version était tirée d’un spectacle live à Montréal. L’ambiance s’est rapidement installée. Barbada est également allé puiser dans ses forces en offrant des projections vidéos qui nous plongeaient littéralement dans l’univers du chanteur. À l’instar du premier tour où certaines contraintes étaient imposées, les semi-finales n’en avaient pas. Barbada a su en tiré profit. Malgré un numéro en garçon, Barbada a su laisser émerger son alter ego à travers la chorégraphie où on pouvait très certainement la reconnaître. Nous n’étions pas dans un look alike pur et dur. La dernière personne que les juges ont retenue est la coanimatrice de Barbada lors des soirées Top or bottom, Kitana. La pression était forte pour elle considérant le line-up qu’il y avait hier soir puisque c’est elle qui a ouvert le bal. À l’image de son look d’impératrice, Kitana a régné sur la scène. On sentait dans son interprétation toute sa détermination de ne pas en rester là. Elle a su briller malgré la présence de danseurs. Le numéro était dosé suffisamment pour ne pas qu’elle s’éclipse. Elle nous a livré son numéro avec la dégaine qu’on lui connaît avec un brin de foli et de théâtralité digne de la famille Deer dont au moins l’un des membres se rendra en finale.

Les juges n’ont pas eu la tâche facile. Rita Baga a revu son système de scrutin afin d’accorder davantage de temps à son panel pour délibérer. Parmi les autres candidats hier on retrouvait le seul drag-king à s’être rendu en semi-finale Justin Tinderfake. La force de Justin est son rythme, toujours au point. Il nous racontait véritablement une histoire. Il a lui aussi opté pour de la projection vidéo qui donnait l’impression d’un vidéoclip. Le point culminant était le final de son numéro alors que la « fiction » rejoignait la réalité sur scène. Je n’ai toutefois pas senti le public au rendez-vous. Il a pourtant offert un numéro à la hauteur de ce qui l’a fait se rendre jusque là. Pour sa part, Lady Boom Boom a livré l’énergie qu’on lui connaît avec une chanson de laquelle elle semblait être possédée tellement elle l’incarnait. Toutefois, il aurait fallu un peu mieux doser son numéro lors des moments où la chanson est plus statique. J’ai senti qu’elle voulait peut-être un peu trop mettre en valeur sa force, c’est-à-dire la manière dont elle se déchaîne sur scène, à des moments où ce n’était pas nécessaire. Sa consoeurs de Québc, Gabry Elle, a offert un numéro tiré de l’univers qui l’a vu naître au moment où elle étudiait en comédie musicale. En effet, elle nous a plongé dans Hairspray. Le numéro était sans contredit très bien rodé. Tel qu’on lui connaît, elle était investie par son numéro. Toutefois, à ce stade-ci, elle doit se donner la chance de briller. Avec le nombre imposant que représentait son équipe, elle s’est un peu mise dans l’ombre. L’attention sur elle à fini par se perdre. Marla Deer a pour sa part souffert d’un problème similaire. Malgré qu’elle ait surfé sur un phénomène d’actualité en s’inspirant de la série Feud dans laquelle la dualité Davies/ Crawford est mise en de l’avant autour du filmWhat ever hapened to baby Jane? qui les a opposées à l’époque. Le numéro était très au point. Pour le public présent, la référence était certainement trop pointue. La prouesse que Marla a fait en s’attaquant à Florence Foster Jenkins au premier tout pouvait s’apprécier sans la référence. Ici, on ne pouvait pas espérer le même résultat. Pour ma part, connaissant la référence, j’ai trouvé impeccacle. Rainbow s’est elle aussi laissé inspiré par un classique, celui de la légende Dita von Teese. Rainbow à troqué la pyrotechnie pour le burlesque dans un numéro admirablement bien ficelé pour un univers avec lequel elle ne fait que flirter occasionnellement. La seconde partie du numéro valait son pesant d’or. Toutefois, le lip-sync n’était plus au rendez-vous. Une version écourté de sa baignade dans la coupe géante lui aurait certainement servie puisqu’elle a passé presque la moitié du numéro à prendre la pose dans cette coupe. Le public à néanmoins scandé son admiration et c’était tout à fait mérité. Anaconda La Sabrosa a voulu faire l’éloge du milieu duquel elle est issue. Dans le contexte de ce concours, elle voulait montrer que les drags proviennent de différents horizons. Elle nous vient du milieu underground. Le look qu’elle arborait hier traduisait sa féminité sans trahir les petits traits typiques de ses origines à commencer à par sa pilosité. Tous les choix de mise en scène était orienté vers cette éloge. Il va de soit dans cette optique que le numéro ne s’avarait pas de calibre, mais était nécessaire pour un concours comme celui-ci. Philip à lui aussi offert un numéro en marge. Elle a offert un numéro basé sur un montage qui nous a permis de voyager dans son univers particulier. Elle avait une complicité incroyable avec son partenaire, très sensuelle. Le tout était peut-être un peu trop éclectique par rapport à son premier passage. Néanmoins, on arrivait à comprendre la tension amour/ haine entre les deux protagonsites. Zinc a offert un numéro plus mainstreem que ce qu’elle nous offre en général. Elle cherchait à se donner un défi. Des numéro chorégraphiés comme celui qu’elle a livré hier, ce n’est pas ce à quoi elle est habitué. Elle a réussi à le rendre impeccablement. La chose que je questionne est son choix de danseurs. Sans doute voulait-elle se mettre en confiance, mais il y avait un trop gros décalage avec eux, notamment en ce qui attrait au rythme et au look. Sasha Baga, qui fut sauvée par le public lors de la Ruvenge, est revenue dans la course beaucoup plus en confiance. Elle a encore une fois choisi une chanson de son répertoire habituel, livrée avec la dégaine qu’on lui connaît. Dans une cohorte aussi créative, ce choix était sans doute plus risqué. Son numéro était rehaussé par la relation avec ses danseurs, des habitués qui ont travaillé avec elle à de multiples occasions. Elle a beaucoup misé sur ses skills. On ne pourra jamais lui reprocher de ne pas être assez Sasha. Finalement, la dernière candidate était Zayra. Ce que j’ai beaucoup aimé est sa manière de déconstruire les stéréotypes en offrant un numéro sur une chanson de Britney Spears en incarnant Poison Ivy alors qu’elle est une drag XXL (référence au spectacle XXelles qui sera présenté le mercredi 10 mai au Cabaret Mado). Le personnage qu’elle mettait en scène parle de lui-même tellement il est devenu un icône chez les drags. Il n’était pas nécessaire de mettre en scène l’univers de Batman avec la femme chat.

La finale aura lieu ce mercredi 26 avril 21h au Cabaret Mado avec Océane, Stivy, Miss Butterfly, Tracy Trash, Mona Moore, Adriana, Barbada et Kitana. Nous aurons droit à une performance de la juge invité Yara Sofia. Rita Baga nous réserve d’autres surprises pour cette finale. Il faut y être. Exceptionnellement, le coût d’entrée sera 20$. Les profits iront à Fierté Montréal.

DIMANCHE 16 AVRIL/ SUNDY APRIL 16th 

image

 

[The English version follows]

Après dix semaines de compétition, c’est hier soir que se sont amorcées les semi-finales du plus grand concours de drags jamais organisé au Canada. Outre Montréal, rappelons que quatre autres villes canadiennes ont été hôte de la compétition dont Vancouver, Saskatoon, Toronto et Halifax. Les gagnantes de chacune d’entre elles étaient présentes hier, jumelées aux 10 drag-queens de Montréal retenues pour cette première semi-finale. Comme le nombre de candidates étaient plus imposant, il fallait un panel qui le soit tout autant. C’est donc quatre juges invités qui se sont greffé à la juge permanente, Michel Dorion. Ils avaient pour mandat de retenir 2 à 3 drag-queens en plus de celles sauvée par le public parmi nos représentantes du reste du Canada ainsi que Aizysse, Celes, LaDrag On-Fly, Miss Butterfly, Miss Daniels Vyxen, Phoenix Vyxen, Ruby Doll, Sandy Hart, Stivy et Tracy Trash. Je dois avouer que mes prédictions ont été déjouées et que le concours se révèle plus surprenant de semaine en semaine. Les juges ont opté pour des drags qui allaient permettre une diversité en finale. Revenons sur ce feu roulant qu’a été cette entrée en matière du deuxième tour de piste de MX Fierté Canada Pride. Qui ira rejoindre Océane à la grande finale du 26 avril?

La drag-queen qui a su se distinguer auprès du public parmi treize de ses consoeurs est Stivy. Stivy a offert un numéro étoffé dans lequel plusieurs éléments étaient regroupés: le look de Stivy, très clownesque, un nombre impressionnant de danseurs, le tout mixé dans un univers très théâtral. On a senti l’effort de bâtir un atmosphère. C’était très réussi. Il nous était difficile de rester indifférent à la proposition. Il y avait quelque chose d’énigmatique qui nous gardait accroché. Mon seul bémol est qu’il était difficile de catégoriser le numéro. Par sa polyvalence, s’inscrivait-il vraiment dans un contexte de drag? Le public a jugé que oui. Les juges de leur côté ont décidé de retenir trois personnes. L’une de celles-ci est Miss Butterfly. Depuis son premier passage dans le concours que je sais qu’elle sera de la finale. Pour sa performance d’hier, elle a délaissé son côté vulgaire pour se lancer dans un numéro à haut risque. En effet, son numéro n’était pas sans rappeler les numéros qu’on voit dans les cirques où une jolie mademoiselle arrive à changer de costume en un rien de temps derrière des cabines de fortunes. Il aurait été facile pour Miss Butterfly de rater l’un de ses changements de costume. Mine de rien, il s’agit d’un art à part entière de ce côté. Certaines personnes ne gagnent leur vie qu’avec ce genre de performance. Alors quand on se dit que Miss Butterfly ne l’a fait que pour un numéro, on ne peut que saluer la prouesse. Le public a littéralement été conquis. La seconde drag-queen à joindre la finale est Tracy Trash. Tracy Trash était tout simplement Tracy Trash: gorgeous et flawless. Il y avait beaucoup de complexité dans sa chorégraphie. Elle a su rendre son numéro de manière impeccable, à quelques décalages près. De ce que je connais de Tracy, elle se met généralement en scène seule. Hier, pour l’occasion, elle s’est grayé de deux danseurs. Elle a su tirer avantage de leur présence. Ils ne faisaient plus qu’un, les trois ensemble, tellement ils étaient au point. La dernière candidate à s’être taillé une place nous vient de Toronto. C’est Mona Moore qui a su impressionner le jury. Personnellement, aucune des candidates des autres villes canadiennes ne m’a suffisament convaincu. Que serait le plus grand concours de drags au Canada sans son lot de représentativité. Il faut l’admettre, Mona est d’une élégance remarquable. On peut aisément lui reconnaître sa fougue et sa grâce. Elle a su nous faire voyager à travers son numéro et nous témoigner de toute sa versatilité. Il manquait peut-être un fil conducteur pour rattacher chaque destination de ce voyage ensemble.

Dans un contexte de semi-finale, ni le public ni les juges n’ont eu la tâche facile. Le calibre avait monté d’un cran. La soirée s’était amorcée avec la représentante de Saskatoon Gia Diamonds. Elle nous a servi un vers d’oreille « soup or salad ». Son style plutôt comique était tout à fait maîtriser. Elle a bien orchestré ses éléments. On sent que la comédie, ça lui connaît. Considèrant que les numéros comiques n’ont pas particulièrement eu la cote ici, je ne m’attendais pas à la voir passer en finale malheureusement. Aizysse a confirmé par son numéro ce que j’affirmais lors de son premier passage, que cette étape de la compétition ne lui convenait pas. Malgré un numéro plus abouti, mieux pensé, elle ne s’était pas assezmis en valeur. Elle a accordé trop de place à ses danseuses dans la chorégraphie, la contraignant à nous livrer des mouvements répétitifs. Celle qui nous venait des Maritimes, plus précisément d’Halifax, a failli nous perdre en début de numéro. En effet, elle a offert un segment d’inspiration Brodway avec trois collègues qui étaient également en drag. Comme elle ne provient pas d’ici, il nous était difficile de la distinguer dans le lot. La suite du numéro où elle s’est enfin révélé s’est enchaîné sans liaison claire. Il y a plusieurs bons coups, mais un manque de cohésion. De son côté Sandy Hart a osé. Elle a offert une performance dans un créneau qu’on lui connaissait, histoire de nous surprendre. On l’a senti vraisemblament mal à l’aise en début de numéro, mais on l’a senti rapidement reprendre le dessus, ce qui lui a permis de culminer à la fin de son numéro dans l’apotéose du devoir accompli. Le défi du concours était de taille pour Sandy. Elle a d’ailleurs hésité à le faire pour ces raisons. Avec une performance comme celle d’hier, où on a pu découvrir encore plus de son registre et de son talent, elle a eu raison de se lancer. Elle a su s’accorder l’espace nécessaire pour briller malgré la présence de danseurs. Celle pour qui la présence d’autres personnes sur scène aurait pu jouer contre elle est LaDrag On-Fly. Elle a nous a livré un numéro devenu culte de son jeune répertoire inspiré de l’univers de Dans une galaxie près de chez vous. Avec un casting aussi près du jeu des vrais interprètes, dont la plupart provenait de la Gailaxie, il aurait été facile de se faire voler la vedette. Quand la chanson est embarquée, LaDrag In-Fly a su prendre sa place et revenir à l’avant-plan. La mise en scène a su respecter le côté déjanté de la sèrie. De Vancouver, nous avions Kendall Gendr. Nous avions la chance de voir danser auprès d’elle deux danseurs locaux. Elle en a malheureusement souffert puisqu’on a senti à certaines occasions un manque de pratique. Toutefois, dans l’ensemble, son look alike/ hommage à Christina Aguilera était bien rendu, sans se dénaturer. Ruby Doll pour sa part a offert un numéro revu et améliorer de ce qu’elle avait présenté la semaine dernière dans le cadre du spécial super-héros au mardi à Mado. Toutefois, l’aspect amélioré était l’ajout de danseurs qui n’ont toutefois pas été une plus-value à son numéro. Le costume et l’atmosphère imposé par la chanson suffisaient à réfléter l’univers dans lequel elle voulait nous emmener. Miss Daniels Vyxen a provoqué sans doute le premier malaise du concours, deux fois plutôt qu’une. D’abord, elle n’avait pas fourni au DJ la bonne chanson, ce qui a imposé une pause, puis ensuite parce qu’elle a utilisé de la poudre pour bébé et que, malgré les précautions, le tout s’est propagé sur la scène, forçant une autre pause, si au moins la poudre avait servi le numéro. Tout les éléments mis en place traduisaient son univers, mais malheureusement, elle n’a pas su aussi bien nous le rendre qu’au premier tour du concours. Phoenix, de son côté, a offert un duo dominant/ dominé avec feu Ruby, Sébastien Leduc. On sentait la montée, la tension et l’intensité entre les deux. Le courant était là. Il y avait entre les deux une sychronicité incroyable. Finalement Celes, dans toute sa grâce, a livré un numéro complet tiré de son spectacle de Sia. Elle s’est entouré de collaborateurs de lomgue date. On ressentait la chimie. Le numéro était complet, maîtrisé et impeccable. Celes a une façon de nous charmer qui ne s’explique pas. Lorsqu’est venu le temps de dévoiler le dernier nom de la part des juges, le public s’est mis à scander Celes et honnêtement, je m’attendais à ce que ce soit elle. Les surprises ne cessent. Il faudra au rendez-vous la semaine prochaine pour la seconde semi-finale afin de voir quellques autres surprises le concours nous réserve. Je sens que nous n’avons pas fini d’être étonné.

 

[English version]

Traduction: Janie Tardif

 

Sunday marked the tenth week of competition and the start of the semi-finals of the largest drag queen competition ever organised in Canada. Besides Montreal, four other cities have hosted this competition, including Vancouver, Saskatoon, Toronto and Halifax. The winners from each of these cities were present, along with the ten drag queens of this first Montreal semi-final. Because of the impressive amount of contestants, the panel of judges had to be equally impressive. Michel Dorion, the main judge for this competition, was therefore joined by four more judges. They was asked to choose two or three drag queens in addition to Aizysse, Celes, LaDrag On-Fly, Miss Butterfly, Miss Daniels Vyxen, Phoenix Vyxen, Ruby Doll, Sandy Hart, Stivy, Tracy Trash and the other Canadian contestants chosen by the public. I must admit that my predictions were wrong and that the competition is proving to be surprising week after week. The judges opted for the drag queens that would allow for more diversity in the final round. Here’s a look back at the exciting start of the second round of MX Fierté Canada Pride. Who will join Océane at the grand finale on April 26th?

The drag-queen who stood out to the audience among thirteen of her fellow contestants was Stivy. Stivy performed a grand number in which several elements were combined: Stivy’s very clownesque look, an impressive number of dancers, all mixed into a very theatrical universe. The effort that was put into building such an atmosphere was felt. It was very well done. It was difficult to remain unaffected by such a proposition. There was something enigmatic about the number that kept us hooked. The only drawback I found was that it was difficult to categorize the performance. By its versatility, did the number really belong in this context? The public thought so. The judges, on the other hand, chose three people, one of which was Miss Butterfly. I have known from the beginning that she would take part in the finals. For her performance, she stepped away from her vulgar side and went for a much riskier number. Her performance reminded us of certain circus acts in which an attractive young woman is able to almost instantaneously change from one costume to the next behind makeshift cabins. Miss Butterfly could have easily missed a costume change; it is a complex and complete art. Certain people make a living doing this type of performance. To see Miss Butterfly doing this type of act for only one performance, we cannot help but salute her prowess. The audience was won over. The second drag queen to reach the finals was Tracy Trash. Tracy Trash is simply Tracy Trash: gorgeous and flawless. There was a high level of complexity in her performance. She was able to deliver her performance impeccably, with only a few offsets. From what I know about Tracy, she generally takes the stage on her own. However, for the occasion, she was joined by two dancers and knew how to benefit from their presence. All three of them formed a whole; they were very on point. The last candidate to get a spot at the finals is from Toronto. Mona Moore impressed the jury. Personally, none of the other candidates form the other Canadian cities sufficiently convinced me. What would the greatest drag queen competition in Canada be without its representativeness? I must admit, Mona is remarkably elegant. We can easily see here spirit and grace. She was able to take us on a journey with her performance and showcase her versatility. A story line may have been missing in order to tie each destination in the journey with the next.
In the context of the semi-finals, the task of the judges and of the public was not an easy one. The bar was high. The night started off with the Saskatoon representative, Gia Diamons. She gave us a catchy “soup or salad”. Her more comical style was perfectly mastered; her elements were very well orchestrated. We can sense that comedy is her thing. Considering that the comical performances were not favorites here in Montreal, I unfortunately did not expect her to go on to the finals. Aizysse’s performance confirmed what I said last time: this stage of the competition does not suit her. Despite her performance being better thought out and more complete, she did not sufficiently showcase herself. She left too much to the dancers, forcing her to perform repetitive movements. The one from the Maritimes, more specifically from Halifax, came close to losing us at the beginning of her number. She performed a Broadway-inspired piece with 3 drag queen colleagues. It was therefore difficult to tell her apart from the others, especially since she is not from here. The rest of the performance where she finally revealed herself came about without a clear connection. There were many positive aspects, but a lack of cohesion. Sandy Hart, on the other hand, took a risk. She offered us an expected and surprising performance. At the beginning of her performance, we felt that she was out of her element, but she quickly recovered and took control, which allowed her to culminate at the end of her number in a climax of accomplishment. The competition was challenging for Sandy. In fact, she was hesitant to participate for these reasons. With a performance like last night’s, during which we discovered even more of her repertoire and her talent, she was right to push herself to participate. She was able to make herself shine despite the dancers’ presence. As for LaDrag On-Fly, the dancers’ presence on stage with her could have played against her. She performed a number from her repertoire inspired by the universe of Dans une galaxie près de chez vous. With a casting so similar to the original, most of which were from the Gailaxie, it would have been all too easy to have her spotlight taken from her. When the song started, LaDrag On-Fly was able to reclaim her place in the spotlight. The staging respected the crazy side of the series. From Vancouver, we had Kendall Gendr. We had the chance to see two local dancers with her on stage. This was unfortunately to her disadvantage; we sometimes sensed a lack of practice during the performance. However, all in all, her look tribute to Christina Aguilera was well done, without being exaggerated. As for Ruby Doll, she performed a revised and improved version of the number she did last week for the Mado’s Superheros on Tuesday special. However, the improved aspect was the addition of dancers who were unfortunately not an added value to her performance. The costume and atmosphere required by the song were sufficient in reflecting the universe in which she wanted to transport the audience. Miss Daniels Vixen undoubtedly brought on, not one but twice, a feeling of uneasiness. First, she had not given the right song to the DJ, which required a pause. Second, she used baby powder and it was spread across the stage, despite having taken precautions to avoid such a situation, which required another break. If only the baby powder had served a purpose in the performance. All the elements of the number reflected her universe; however, she unfortunately did not deliver it as well as in the first round of the competition. As for Phoenix, she delivered a dominator/dominated duo with Ruby, Sébastien Leduc. We felt the tension rising and the intensity between them. The electricity was present. There was an incredible synchronicity between the two. Finally, Celes, in all her grace, delivered a whole number from her Sia show. She was joined by long-time collaborators; the chemistry was there. The performance was complete, mastered and impeccable. Celes has an inexplicable way of charming her audience. When the time came to reveal the last name from the judges, the audience was chanting for Celes. Honestly, I expected her name to be revealed. The surprises continue. We will need to stay tuned next week for the second round of semi-finals to see what other surprises are in store. I have a feeling this competition will continue to amaze and surprise us.

RUVENGE – MARDI 11 AVRIL

image

Après 10 semaines de compétitions, plusieurs drags ont été évincées de la course. Rita Baga avait annoncé il y a quelques temps qu’il y aurait une occasion pour elles de se revenir dans la compétition. L’heure de la ruvenge était hier soir. Ce ne fut pas toutes les candidates qui ont eu la chance de se faire valoir à nouveau. Il fallait avoir un minimum des voix du public lors de son soir de compétition. Malgré l’invitation de Rita Baga, ce ne sont pas toutes les appelées qui ont dit oui. Hier soir, elles étaient huit à saisir l’ultime chance de rejoindre leurs consoeurs pour la suite de la compétition. Parmis celles-ci, on retrouvait Anastasia, Connie Lingua, Daisy Woods, Krystela Fame, Mimi Moza, Océane, Sasha Baga et Velma Jones. Si toutes les drag-queens avaient su ce qui allait se passer, peut-être n’auraient-elles pas déclinée l’offre de Rita Baga. Hier, ce n’est pas une drag-queen qui fut retenue par le public, mais bien deux. Mado Lamotte a utilisé son droit de veto pour ouvrir une place directe en finale. Ainsi, elle et Michel Dorion ont retenues parmis les deux élues du public la première finaliste du concours.

Celle qui se rendra directement en finale est Océane. Après livré un « lip sync for your life » à la manière de la télé-réalité RuPaul’s drag race, Océane a su convaincre les juges. Océane s’est présentée sur scène hier soir en se libérant de ce qui l’avait nuit lors de son premier passage, c’est-à-dire ses costumes trop flamboyants et ses danseurs. Elle était seule avec elle-même où on pouvait enfin apprécier son savoir-faire et ne pas être trop déconcentré par d’autres éléments. Son éngergie, on ne peut pas y être indifférent, c’est comme si elle nous gardait pris au piège. C’est tout ce qu’il lui fallait pour revenir de l’arrière. Pour sa part, Sasha Baga sera présente lors de la semi-finale du 23 avril. On l’a senti agressive. Elle ne revanit pas hier pour le plaisir. Elle a opté pour un numéro où elle n’avait aucune chance de se tromper. Elle a interprété Crazy in love live de Beyoncé. Un numéro qu’elle mainte fois revu, mais aussi mainte fois réinventé. Son agressivité à servi le numéro. Son énergie qu’on lui connaît était à la puissance 10. Elle voulait revenir dans la compétition.

Le vote du public s’est fait en deux temps. Sasha Baga a été retenu avec un vote de plus que celle qui la suivait. Il en fut de même pour Océane alors qu’elle était suivi par une égalité. Toutes celles qui sont revenues hier avaient la détermination de se rendre plus loin, mais il fallait trancher. C’est Mimi Moza qui a ouvert le bal. Elle a offert un numéro sur un mixte d’une chanson de Katy Perry d’après une hallucination auditive. Ella l’a livré dans son absurdité légendaire qui me ramène au même débat qu’à sa première présence, son numéro n’est peut-être pas suffisament drag. Connie Lingua a enchaîné en réussissant à amalgamer â son numéro plutôt grand public une part de son univers. Le numéro était rythmé et très réussi par rapport au court laps de temps qu’elle avait entre là et son soir de compétition. Velma Jones a été fidèle à son style avec un numéro en plusieurs temps. On a pu y découvrir une nouvelle corde à son arc alors qu’elle a offert des moments où elle dansait le ballet. Krystela Fame pour sa part a livré une performance sur Animal de Kat de Luna. Sans caricaturer la chanson et sombrer dans le cliché, elle s’est imposé comme une bête sur scène telle une amazone. Elle a elle aussi compris le sens de revanche puisqu’elle est revenue fidèle avec ce qui l’aurait fait gagner la dernière fois, mais encore mieux maîtrisé. Anastasia à cette fois-ci laissé tomber le style barbe. La seule lacune d’Anastasia est peut-être d’avoir à nouveau opté pour une nouvelle chanson. Elle a misé trop sur son énergie au lieu d’un concept. Finalement, Daisy Woods est celle qui, à mon avis, aurait passer au tour suivant. Elle a su êtrre créative sur la chanson Voyage voyage pourtant mainte fois revisitée. C’était un numéro à plusieurs couches, un peu touche-à-tout avec du comique, de la théâtralité et dynamique qui fut bien livré car il était bien ficelé. Dimanche démarre les semi-finales avec 14 candidates dont les 4 gagnantes des autres villes canadiennes.

DIMANCHE 9 AVRIL

IMG_1002

Hier soir couronnait le 1er tour de piste de MX Fierté Canada Pride. Les six dernières candidates en lice pour une place en semi-finale étaient Anaconda La Sabrosa, Barbada, Bobépine, Bord’Elle chérie, Lola Caroune et Rubi Redwood. Après 10 semaines de compétition, le calibre aurait dû être plus relevé pour cette finale du premier round. Malheureusement, ce fut décevant à un point tel que les juges invités ne voulaient sauver personne. Cela aurait été une première dans le concours. Michel Dorion, juge permanente du concours, a utilisé son droit de veto pour faire passer l’une des candidates au tour suivant. Retour sur cette soirée en montagnes russes.

Celle que le public a retenu relevait plus que de l’évidence. Barbada est la concurrente qui depuis Miss Butterfly a réussi à se dessiner assez clairement sa place en finale. Même si ses deux numéros étaient directement tirés de son répertoire, elle a su les rendre avec brio. Lorsque Barbada fait un choix de chanson, on sent qu’elle s’investie. Ses chansons, elle se les approprie. Elle arrive à véhiculer une émotion. On veut tellement être avec elle qu’on aurait pleurer de la voir pleurer. Elle fut véritablement surprise de ses deux ovations debout. Chose que je n’avais encore jamais vue, les trois juges étaient debout pour saluer son travail. Le numéro qui est surtout à retenir est son second numéro et ce, malgré le sans faute de son premier sur la chanson What a feeling tiré du film Flash dance. Barbada a offert un numéro d’intérêt social totalement incarné. Le public a réagi spontannément à chaque étape du numéro. Preuve qu’il était impeccablement ficelé et maîtrisé. Celle qui l’accompagnera en semi-finale le 23 avril prochain est Anacona La Sabrosa, sauvée in extremis par Michel Dorion. Ce qui, je crois, a fait pencher la balance est son numéro hommage à Divne. Si on ne connaît pas la référence au film culte underground des années 1970s Pink flamingos, le numéro pouvait sembler trash et incompréhensible. Placé dans son contexte, il est au contraire un tour de force, d’autant plus que son look alike avec la drag-vedette était impeccable.

Les autres candidates d’hier soir n’étaient malheureusement pas de calibre. Peut-être Lola Caroune aurait-elle pu se tailler une place pour l’originalité de ses choix de chansons. Elle a offert un numéro country dans laquelle on yodlait, une prouesse en matière de lip sync, ainsi qu’un medley sur des chansons de l’album de Mado Lamotte. Ce second choix était audacieux et risqué, dans le contexte du concours. Il faut toutefois saluer la ressemblance avec la diva des nuits de Montréal. Bobépine se lançait sans filets dans le métier de drag-queen en débutant par ce concours. Malgré une énergie et une aisance qui lui seront utiles pour sa carrière, il en fallait davantage pour espérer se rendre plus loin. Au-delà du prix en argent, c’est une embassadrice que nous cherchons, qui représentatera toute une communauté à l’échelle du pays. C’est toutefois une super expérince à inscrire dans son journal. À l’opposé, la nouvelle doyenne du concours, Bord’Elle chérie, a fait comme Ivy la semaine dernière, elle est demeuré prisonnière de son ancienneté, trahie par son âge. Elle avait des looks incroyables, mais une présence sur scène trop peu convaincante pour les accompagner malheureusement. Finalement, Rubi Redwood semblait défendre un personnage qui ne lui appartenait pas encore en improvisant un numéro à partir de fragments déjà vu emprunté ici et là à d’autres drags. Le concours semblait être un laboratoire car dans son premier numéro, il y avait un clivage important entre le choix de chanson et le concept. Celles qui ont été éliminées hier soir pourront se réessayer lors de la revanche de ce mardi 11 avril à laquelle 10 candidates sont déjà confirmées. Celle retenue par le public ira rejoindre les autres à l’une des semi-finales du dimanche 16 et 23 avril. Dimanche prochain, les 4 gagnantes de Vancouver, Toronto, Saskatoon et Halifax seront en ville.

DIMANCHE 2 AVRIL

image

Hier soir avait lieu l’avant-dernière soirée du premier tour de piste de MX Fierté Canada Pride. La foule présente hier soir était assurément parmi les plus costaude qu’il y ait eu depuis le début du concours. Rita Baga était en forme hier soir. Elle a su tenir le public allumé toute la soirée à l’avantage de toutes les canidates. La soirée fut animée, sans temps mort. Pour une deuxième semaine consécutive, le ratio entre les drag-queens de Montréal et de Québec était de 3 pour chacune des villes. Je dois avour que les juges n’ont pas eu la tâche facile car le calibre s’équivalait pour la grande majorité des concurrentes composées de Ivy, Mercedes, Peach, Uma Gahd, Zayra et Zinc. On sent que plus les semaines avancent, plus les drags s’investissent dans leur préparation. Le mardi 11 avril sera l’occasion pour les candidates éliminées de revenir dans l’arène et ce ne sera pas beau, croyez-moi. Ça risque de bouger au Cabaret Mado.

Si nous revenons à la soirée d’hier, quatre drag-queens ont été selon moi à la hauteur de la pression qui les précédait. Deux d’entre elles ont été retenues. Le public a opté pour la fougeuse Zayra. Elle a offert un premier numéro à teneur sexuelle très simpliste à première vue dans la mise en scène. L’attente valait largement le final alors que sa robe s’ouvrait, révélant un abit une-pièce aux attributs féminins. Elle est revenu dans une forme incroyable pour son second numéro dans un style asiatique. Le rythme était rapide. Jamais elle ne s’est égarée. Elle sait comment s’imposer sur scène et y rayonner. Les juges n’ont pas la tâche facile de choisir parmi les candidates celle s’étant le plus illustrée. Leur choix s’est arrêté sur mon coup de coeur de la soirée, Zinc. Ses deux numéros arboraient un esthétisme similaire, mais servait surtout à témoigner de son univers déluré et électrisant. J’avais l’impression de regarder un clip japonais. On sent dans ses numéros ce qu’elle veut nous raconter. Elle a une capacité à suscité la curiosité pour accrocher son public. C’était amusant tant pour elle que pour le public de baigner dans cet univers.

Celle qui a su elle ausi briller et qui aurait sans nul doute été mon second choix est Peach. Elle atténué ses looks pour ses deux numéros. On l’a vu dans toute sa vulnérabilité. Malgré la simplicité de son premier numéro, Peach dégageait quelque chose par sa grâce, som élégance, et son expression. Bref, elle était sa chanson. Tout au long de ses performances, je l’ai senti sur son X, sans pression. Elle savait où elle voulait nous emmener et on la suivait. J’ai adoré la flamboyance de ses costumes. Une autre qui a su s’imposer dans le concours est la doyenne du concours, Mercedes. Elle a décidé de se mettre au défi en préconisant des numéros moins rodés. Pour une artiste avec une carrière aussi longue, on n’a jamais senti la fatigue. Elle a une dégaine incroyable. Elle a offert deux numéros différents prouvant sa versatilité. Son premier numéro était très actuel. Elle l’a livré en étant sexy, aguicheuse et active sur scène. Son second numéro relevait davantage de l’androgynie dû au fait que la chanson était interprété par un homme mais que son look sur scène rappelait celui d’une femme. À l’instar de Mercedes, Ivy, qui cumule beaucoup d’années d’expérience également, à trahi son ancienneté par ses choix de numéros. Ils n’étaient pas assez accrocheurs dans le contexte du concours. Il était même trop facile pour le public d’anticiper l’étonnement désiré. Malgré une approche plus théâtrale dans son second numéro, on sentait un manque dans la livraison de ses numéros chez Ivy. Finalement, Uma Ghad prône elle aussi un univers bien à elle qui n’aura toutefois pas su trouver son public hier soir lors de son premier numéro. Elle a fait des choix audacieux qui ont fini par se tourner contre elle. Son second numéro était en tout point ce qu’elle aurait du prioriser pour ses deux performances. Elle aurait assurément accéder aux semi-finales. Le numéro était maîtrisé et reposait sur plusieurs couches. Cdla donnait un résultat psychédélique par l’opposition de ses costumes, aux de chansons et à son makeup. À ce stade-ci, toutes les semi-finalistes au Canada ont été choisies. Il ne reste que la soirée de dimanche prochain pour déterminer les dernières candidates de Montréal qui y prendront part.

DIMANCHE 26 MARS

H

En cette 8e soirée du 1er tour de piste de MX Fierté Canada Pride, nous avons eu droit pour une première fois à 6 candidates en lice pour une place en semi-finale. Le plus grand concours de drags au Canada évolue de semaine en semaine en ne cessant de proposer des jumelages éclectiques. Le ratio était particulièrement bien équlibré hier alors que trois drag-queens de Montréal s’apposaient à autant de drag-queens de Québc. Leurs noms? Aizysse, Cassisy Cashmere, Mimi Mosa, Miss Daniels Vyxen, Pepper et l’énigmatique Philip. Je dois avouer d’entrée de jeu que cette soirée s’est révelée celle où il y avait le plus de choses à souligner.

Il faut d’abord mentionner que pour la première fois depuis le début du concours, le public n’a pas su trancher en courronnant deux candidates avec le même nombre de voix. Malgré que Rita ait rouvert les votes, l’issu des gagnantes étaient scellés car le résultat est demeuré inchangé et ce, malgré la participation de 4 personnes supplémentaires au scrutin. Les deux drags retenues par le public sont atypiques et permettent un tournant différent et rafraîchissant à la compétition par leur style différent. En effet, l’une de ces gagnantes est la première fille à excercer le métier de drag-queen à accéder au tour suivant. Miss Daniels Vyxen a offert deux numéros totalement différents tout en demeurant qui elle est. Nous avion besoin d’une bonne dose de son genre unique. Le premier, tout en simplicité, était très incarné et introspectif. Il a su rejoindre le public. Le second, accompagné de danseurs, se révélait au compte-goutte. Miss Daniels nous gardait des surprises à chaque étape. Mon seul bémol était peut-être son look pas assez « drag » dans les circonstances. La seconde gagnante retenue par le public était Philip. Elle fut sans contredit mon coup de coeur. Elle était totalement méconnue du public montrélais ainsi que de l’animatrice de la soirée Rita Baga. Son approche, à première vue, pouvait nous laisser sceptique. Toutefois, son psychédélisme sur scène était exaltant. Elle a su rendre grand public un numéro aux inspirations underground dans une synchronicité incroyable. Le tout, sans travestir son art. Elle est la seule à avoir eu droit à une… En fait, deux ovations debout. Il s’agissait véritablement d’une belle découverte. Ses choix audacieux ne l’auront jamais trahi. Son style beard drag n’a jamais altéré sa féminité. Bref, un sans faute. Rita ne semblait pas s’attendre à ce que le scénario auquel nous avons eu droit se produise. Elle a donc offert aux juges de ne pas sauver de candidate hier soir. Ils auraient du l’écouter. Pour une rare fois, je ne suis pas d’avis avec leur choix. Aizysse a su tirer son épingle du jeu grâce à eux alors que pour ma part, je ne la trouvais pas de calibre pour le concours. Il va de soit que son énergie est entraînante. Personne n’y a été indifférent. Toutefois, j’avais l’impression de voir une coquille vide, un peu à la manière d’un personnage célèbre de qui on reconnaît l’emballage qui nous permet de dire de qui il s’agit, mais sans personnalité, comme si l’acteur (dans le cas présent, la drag) sombrait dans la banalité de ce qu’on s’attendait à voir sans y mettre du sien. Ses numéros étaient courts et sans plus de recherche qu’il ne faut en ce qui concerne la mise en scène et les costumes.

La soirée était jeune en expérience. À mon avis, les deux seules qui méritaient de passer en semi-finale ont été perçues par le public. Je me dis que si 2 personnes sur 6 ont récoltées ensemble 66% des voix, ça n’en laisse plus beaucoup pour les 4 autres. On doit être fairplay et assumer qu’il s’agit d’un concours et que les surprises font parties du processus. À ce niveau, nous avons été gâté hier. Les autres candidates ont fait du mieux qu’elles pouvaient. Si j’avais été juge, j’aurais sauvé Pepper plus que Aizysse pour la qualité de son second numéro. À la différence de son premier qui manquait de saveur, où le look et la musique imposaient d’eux-même le ton au numéro, son deuxième était plus incarné avec un emballage visuel hypnotique et intéressant. Mimi Moza est efficace. Elle sait faire rire la galerie. Je me plais à dire que c’est absurdement efficace. Je crois que ce qui joue contre elle est l’impossibilité de définir la provenance de son numéro puisqu’il a été fait dans un concours de drags, mais qui pourrait tout aussi bien avoir du succès sur la scène du Festival Juste pour rire. Cassidy Cashmere a déballé sa fougue sur scène. Elle avait son public parmi les spectateurs. Je trouve que pour quelqu’un dont le passage à Drag-moi n’est pas si lointain aurait certainement pu offrir des numéros plus étoffés. En comparative aux choix du public, ses chances semblaient déjà jouées. La semaine prochaine nous donnera également 6 candidates. Que nous réservera cette autre soirée? Je crois qu’avec tous ces rebondissement, il n’y a plus d’excuse à y avoir, il faut être sur place.

DIMANCHE 19 MARS

IMG_0907

Ce 7e tour de piste du 1er tour de la compétition de MX Fierté Canada Pride nous a sans doute livré la plus grande diversité de numéros depuis le début de cette compétition. Ce medley artistique n’aurait pu être possible sans la participation des concurrentes d’hier soir soit Adriana, Connie Lingua, Daisy Woods, Océane er Phoenix. Pour le public habitué aux soirées de drag-queens du village seulement pouvait se sentir dépayser. En effet, deux des candidates nous venaient de Québc, une autre a davantage percé le milieu underground alors qu’une dernière est fraîchement arrivée dans le milieu suite à sa sortie de Drag-moi l’automne dernier. Bref, seule Phoenix était un visage plus familier. La pression était-elle plus forte pour les autres participantes? Je ne penserais pas. Malgré que Rita ait mentionné que le niveau de stress avait plafonné hier soir, nous n’en avons pas ressenti l’effet.

Pour une première fois, chaque candidate a offert un numéro avec danseurs. Étonnament, ce dynamisme sur scène n’aura pas eu l’effet escompté. Les drag-queens qui ont perfofmé hier se sont heurté à public plus froid. On l’a senti plus difficile à stimuler. Celle qui n’aura toutefois pas eu de difficulté à le faire est Adriana que le public a retenu. Il est a noter que pour une rare fois, le vote du public était particulièrement serré entre trois candidates. Personnellement, Adriana n’a pas volé sa place. Elle a été mon coup de coeur. Adriana a livré un premier numéro sans fausse note. Tout y était. On ne peut certainement pas lui reprocher sa créarivité. Elle maîtrise ce qu’elle fait. Son second numéro a permis de clôturer la soirée dans l’apothéose alors que Alaska Thunderfuck rencontrait Edward scissorhands. Il s’agit à mon avis d’une pièce d’anthologie. Celle que les juges ont retenue est Phoenix. Elle a ouvert cette 7e soirée avec un numéro entraînant, accompagnée de danseurs. Le niveau de difficulté de son numéro se situait dans le mixage des chansons qu’elle a choisies. Elle nous a fait explorer beaucoup de styles musicaux en peu de temps. Son dernier numéro était audacieux. Il réflétait très bien le personnage de Phoenix. Je suis ravi de voir qu’une drag qui se respecte dans son style jusque dans un contexte de compétition ait pu retenir la faveur des juges. Son numéro flirtait avec l’androgynie car seule une perruque en début de numéro nous permettait de croire que son personnage était une femme. Armée d’une seringue, Phoenix s’est exécutée sur la chanson thème de la série Nip/ Tuck. Une mise en scène qui réflétait très bien l’esprit de la série. On aurait du donner un avertissement pour les âmes sensibles. Il m’était difficile d’analyser objectivement le travail de Phoenix par amitié… Mais si je me fis aux réactions du public et choix des juges, ça me réconforte là-dedans.

Les autres candidates ont pour la plupart offert un premier numéro incompris par le public. Je rappelle qu’il n’était déjà pas facile. Le premier numéro d’Océane était toutefois hypnotisant, dans le sens péjoratif du terme. Elle a choisi de se dévêtir de certains éléments de costumes en cours de numéro. La superposition de ses costumes jumelé au mixte des couleurs que cela donnait rendait le numéro difficile à regarder. C’est tout de même à travers ce numéro qu’Océane a offert ses meilleures armes: sa dégaine, sa façon d’aller chercher son public et ses expressions faciales hors du commun. Son deuxième numéro était complet si ce n’est que l’accent n’était pas peut-être pas sufisamment mis sur elle. Daisy Wood a souffert d’une lacune similaire à Océane dans son premier numéro alors que ses danseurs ne semblaient pas servir l’histoire. Ils étaient trop en marge de ce qu’elle faisait. On ne savait plus où regarder. En général pour Daisy, malgré une solidité dans l’interprétation, je sentais ses numéros relevaient davantage du théâtre que de la drag. Il manquait d’exagération. Finalement, Connie Lingua est sans contredit une reine dans le milieu underground. Son premier numéro en a malheureusement souffert. Le public n’était pas du tout avec elle sur ce coup. Elle a su revenir en force lors du 2e bloc avec un numéro et un look que je trouvais très à l’américaine. Il était réussi. C’était peut-être déjà trop peu trop tard? Comme Rita le dit si bien, cela n’est jamais fini tant que ce n’est pas fini. Celles qui ont été éliminées, dont nos trois candidates d’hier, pourront se reprendre le mardi 11avril au Cabaret Mado où elles n’auront comme juge que le public. À gagner? Une place directe aux semi-finales.

DIMANCHE 12 MARS

image

Cette 6e soirée du concours MX Fierté Canada Pride était particulièrement spéciale pour 2 raisons. D’abord, trois générations de drag-queens, mères et filles, issues de la famille Deer, compétitionnaient l’une contre l’autre. Ensuite, parce que j’ai eu le plaisir d’avoir été choisi par Rita Baga pour assister Michel Dorion et Marie-Claude Lacasse comme juge. J’ai donc pu analyser le travail de Kitana, Marla Deer, McKenzie, Peggy Sue et Prudence.

La soirée était riche et diversifiée. Le rythme ne s’est pas essouflé. Chaque candidate a su garder le public allumé. Pour une rare fois depuis un certain temps dans la compétition, plusieurs ont eu droit à une ovation debout. Celle que le public a choisi de sauver ne semblait pas parti pour soulever les foules lors de son premier numéro. Ceux qui connaissent Marla Deer savent qu’elle peut surprendre à tout moment. C’est ce qu’elle a réussi à faire en faisant monter sur scène le plus grand nombre d’invités dans un numéro de toute la compétition histoire de réunir la famille Deer. Son second numéro était risqué. Fidèle à elle-même, elle s’est attaqué à l’une des icônes du cinéma dans l’un de ses plus grands rôles, c’est-à-dire Meryl Streep dans son personnage de Florence Foster Jenkins tiré du film du même nom. Il faut avoir vu le film, ou connaître le personnage, pour reconnaître la prouesse que Marla a accomplie sur scène. Elle a été impeccable dans un numéro au niveau de difficulté élevé. Marla Deer a pu célébré sa victoire aux côtés de sa fille Kitana que les juges ont retenus. Kiatana a offert un premier numéro rythmé avec ses danseurs qu’elle maîtrisait tout à fait. Elle est reconnue pour avoir des expressions faciales éloquentes. Ella a su les mettre au service de sa chanson. On sentait qu’elle comprenait et vivait sa chanson. Jamais le personnage de Kitana ne s’est perdu dans ses numéros. Kitana a récidivé en 2e partie avec un numéro typique de son répertoire. J’étais ravi qu’un numéro humoristique permette enfin à une candidate de passer au tour suivant. Jamais un gâteau McCain et un dildo n’auront été aussi payant. Je vous laisse imaginer le mélange.

Toutes les autres candidates avaient véritablement leur chance dans la course. Mais il faut trancher. Peggy Sue y est allé avec des valeurs sures: un numéro de Cher sur la chanson Believe (Comment ne pas stimuler le public avec ça?) et le numéro qui lui avait valu le prix du numéro de l’année à l’époque des Dreamies. McKenzie a pour sa part été fidèle à son personnage en ce qui concerne le look capilaire, mais semble s’être travestie dans son style musical pour la compétition. On la sentait d’ailleurs pas tout à fait à l’aise alors qu’elle répétait souvent un même mouvement. Malgré l’énergie qu’elle imposait et les acclamtions du public, il en aurait fallu une petite coche de plus. Finalement, Prudence a été théâtrale, comme toute Deer qui se respecte. Elle l’aura peut-être trop été. Dans cette optique, ces deux numéros se ressemblaient un peu trop. Il aurait fallu plus de diversité. Même si elle était incroyable, on aurait aimé en découvrir plus de son grand potentiel. À l’issu de ce 6e tour, deux membres d’une même famille demeurent unis et iront rejoindre la soeur de l’évincée Prudence et fille de Kitana, Sandy Hart, en semi-finale. Et non, ce n’est pas encore fini pour les Deer…

DIMANCHE 05 MARS

image

Cette 5ème soirée de MX Fierté Canada Pride marquait la moitié du parcours du 1er tour. Les candidates réunies pour honorer l’événement étaient Ciathanight, Destiny, Emma Déjavu, Miss Butterfly et Ruby Doll… Celles que Rita Baga se plait à surnommer les runaway queens. Cette nouvelle mouture illustrait une fois de plus à quel point la pression des semaines précédentes se fait sentir. Chaque participante était prête: armée d’artillerie lourde. Jamais une soirée n’avait eu jusqu’ici autant de raisonnance d’une candidate à l’autre alors que chacune d’entre elle flirtait avec la théâtralité. Néanmoins, malgré le niveau de performance, j’ai trouvé que depuis le début de la compétition, ce fut le plus facile de prédire la victoire à l’issu des performances.

Afin d’illustrer cela, débutons par Miss Butterfly qui fut… Miss Butterfly. Rares sont les candidates qui sont demeurées fidèles à elle-même sans y ajouter un je-ne-sais-quoi de plus afin de marquer le coup davantage. Miss Butterfly a pourtant réussi ce tour de force, la confirmant dans une classe à part à ce stade-ci de la compétition. Malgré une égalité avec Rainbow avec 72% des voix des spectateurs, Miss Butterfly a provoqué des réactions de la part du public comme jamais il fut observées depuis le début. Est-ce parcequ’elle porte déjà dans son nom de scène le titre de « miss » que cette victoire semble si bien lui coller à la peau. Malgré une inscription forcée, jamais nous n’en avons eu connaissance tellement elle était là, prête à livrer bataille. Il n’en demeure pas moins que mon coup de coeur de la soirée était Ruby Doll. Je ne la connais que très peu. Nous sommes toutefois forcé d’admettre qu’avec un si jeune bagage dans le milieu, la qualité des numéros étaient remarquables. Ils n’étaient pas sans rappeler ceux de Velma Jones de qui la défaite me laisse encore amer. J’étais ravi de voir que les juges se sont laisser charmer par ce genre de numéros, interprétés comme au théâtre, en plusieurs temps. Ruby Doll a offert un lip sync à point. Elle semblait comprendre ce qu’elle chantait et par conséquemt, le vivre sur scène. Maman Tracy devait être fière. Leurs prouesses seront à surveiller lors de la semi-finale du 16 avril.

Celles qui furent retranchées n’ont rien à envier aux victorieuses. J’ai toutefois eu l’impression dans la majorité des cas que les numéros ont été abordés comme l’auraient été ceux d’un week-end au Cabaret Mado, c’est-à-dire qui vont plaire, mais sans plus. Il y avait un taux d’efficacité qui leur manquait. Destiny était toute en beauté, allumée, mais n’a pas été suffisamment Destiny. Elle s’est cachée derrière des personnages à gros traits dont Liza Minnelli. On aurait pris au moins un numéro où son alter ego aurait pu davantage s’illustrer. Pour sa part, Emma Dejavu était rayonnante. Elle avait sans doute parmi les plus beaux costumes. Le stress semblait l’avoir gagné puisqu’à plusieurs moments, on la voyait anticiper ce qui s’en venait dans son numéro. Son maquillage à point n’aura pas su masquer son regard incertain. Ciathanight a été celle qui a ouvert la soirée. Son style, quoique assez efficace, n’a pas semblé rejoindre le public d’entrée de jeu. Il a fallu son le 2e bloc pour que le public embarque avec elle alors qu’il avait été échauffé par les candidates qui l’ont suivies. Si la soirée opposait ici une série de drag-queens qui sont amies dans la vie, vous n’avez encore rien vu alors que la semaine prochaine trois générations de Deer, mères et filles, s’opposeront. Est-ce malsain? Au contraire, c’est l’occasion de se prouver.

DIMANCHE 26 FÉVRIER

image

C’était soir de gala hier, d’abord chez nos voisins du sud, alors que se déroulait la 89e cérémonie des Oscars au Dolby theatre de Los Angeles, ainsi qu’au bar Le Drague de Québec, où l’excellence des drag-queens était célébrée dans le cadre du gala VIP. Au cabaret Mado, l’effervescence se logeait ailleurs. C’était au tour d’Anastasia, Chouchoune, Érica, Justin Tinderfake et Rainbow d’entrer dans l’arène de MX Fierté Canada Pride à l’occasion de la 4e soirée de compétition. Si l’on croyait que la semaine dernière était l’apogée de la mixité dans les genres, c’est que vous n’étiez pas du rendez-vous hier.

Malgré une grande diversité dans les numéros qui furent présentés hier, la plupart étaient assez conservateurs pour l’ensemble des candidats. On a préféré piger dans son répeetoire afin d’espérer tirer son épingle du jeu. Malgré que le public ait préféré Rainbow aux autres concurrents avec une avance notable de 72%, ce ne sont pas ses effets de pyrotechnie qui l’ont rescapée. À l’instar de ses adversaires, Rainbow a su insufler à des chansons maintes fois visitées un nouveau souffle avec l’énergie qu’on lui connaît. On la sentait prête. Elle a clôturé chacun des blocs avec éclat. À la différence des semaines précédentes, l’énergie du public n’a pas été maintenue jusqu’en fin de parcours. Dans cette optique, Rainbow aurait certainement pu être désavantagée. Heureusement, il en fut autrement.

Rita Baga avait annoncé lors de la soiré de lancement du concours le 5 février dernier que les trois juges avaient la possibilité chaque semaine de retenir 2 candidats en plus du coup de coeur du public. Le calibre de cette première soirée était particulièrement relevé alors que s’affrontaient Biggs O’Toole, Celes, Kelly Torrieli, Sasha Baga et Stivy. Néanmoins, le panel de juges, alors composé de la juge permanente Michel Dorion ainsi que Plastik Patrik et Pascal Guilbault, n’avaient sauvé que Stivy qui rejoignait ainsi Celes, tout juste retenue par le public. Je m’étais dit alors que les juges savaient ce qu’ils voulaient et que la compétition serait féroce. Je suis forcé de constater que la compétition se révèle plus surprenante que je ne l’avais anticipé puisque pour une 2e semaine consécutive, les juges ont envoyé en semi-finale deux drags. La semaine dernière, ils avaient causé la surprise en sélectionnant Tracy Trash et Sandy Hart. Comme quoi un coup d’éclat ne vient jamais seul: les juges récidivent en révélant à Gabry Elle et LaDrag On-Fly qui seront deux de leur trois rivaux pour la semi-finale du 23 avril en sélectionnant la doyenne de la compétition Érica et le drag-king Justin Tinderfake.

Érica a joué ses meilleures cartes en offrant un premier numéro sur mesure issu de son répertoire. Ce fut digne d’un musical grâce à sa maîtrise de la chanson et son jeu à travers une chanson tirée du classique de Disney la Belle et la bête. Emma Watson sera-t-elle à la hauteur? À l’aube de sa supplémentaire de son 2e spectacle consacré à Annie Lennox, il était tout désigné d’offrir une chanson de son répertoire. Érica a prouvé que malgré une carrière de près de 20 ans, l’énergie ne s’essouffle pas avec les années. Pour sa part, Justin Tinderfake a prouvé que les drag-kings avaient leur place dans la compétition. Il fut assurément mon coup de coeur. Rien ne s’emblait à son épreuve tellement il était là: créatif dans ses numéros, efficace dans ses chorégraphies, drôle au bon moment et avec un sens du timing qui devrait faire monter le niveau de stress lors de la semi-finale.

Les dernières candidates de la soirée semblaient en décalage par rapport aux autres. Malgré des choix de chansons efficaces, qui ont su animer le public, Anastasia et Chouchoune n’ont vraisemblablement pas fait des choix gagnants. Anastasia a osé deux nouvelles chansons. Dans le cadre d’un concours, cela a sans doute joué sur sa solidité. On l’a toutefois senti dans le plaisir, ce qui a énergisé le public. Ses looks audacieux d’inspiration bear-drag ont certainement fait réagir le public, un enjeu important dans ce dont les juges tiennent compte. Chouchoune a opté pour une chanson lors du 2e bloc qui a été revisitée une panoplie de fois sans toutefois lui fournir le petit quelque chose de plus pour émerveiller. C’était plutôt maladroit. Lorsqu’on l’observait, on la sentait inconcortable si l’on se fiait à son lip sync. Elle n’était malheureusement pas à son meilleur. Le premier tour de la compétition arrive à mi-parcours et les surprises se succèdent. Après une soirée aussi éclectique, je ne peux qu’être impatient face à ce qui s’en vient.

DIMANCHE 19 FÉVRIER

image

On nous avait promis toute un show pour cette 3e soirée de MX Fierté Canada Pride: promesse tenue. C’est devant une foule record de presque 200 personnes depuis le début du concours que se sont exécutées Gisèle Lullaby, Lady Boom Boom, Sandy Hart, Tracy Trash et la gagnante de la plus récente cuvée de Drag-moi, Velma Jones.

Gisèle Lullaby a rapidement imposé le rythme en ouvrant la soirée avec un medley de Lady Gaga qui a enflammé le public. La dégaine qu’elle avait sur scène a promulgué au public un taux d’énergie qui ne s’est pas essouflé à l’avantage de toutes les candidates. Celle qui a su s’en nourir et convaincre l’auditoire que sa présence dans la compétition ne se limitait pas au premier tour est Lady Boom Boom qui fut retenue par le public avec 36% des voix. Cette drag-queen originaire de Québec a remporté la concours Miss Cocktail l’an dernier. Lorsqu’on la voit performer, on se rend compte que son nom de scène n’est pas né du hasard: Boom, c’est ce qu’elle provoque dès qu’elle foule les planches. Dans ses deux numéros, Lady Boom Boom a invité le public dans une gymnastique pour les yeux en s’agitant d’un bout à l’autre de la scène en arborant des looks, coiffes et maquillages qui traduisent bien le personnage qu’elle s’est forgée. Exceptionnellement cette semaine, tel qu’il fut évoqué dans un précédent article, les juges avaient la possibilité de sauver deux personnes. C’est ce qui s’est produit hier alors que Tracy Trash et Sandy Hart ont ravi aux autres concurrentes une place à la semi-finale du 16 avril prochain où elles iront rejoindre Stivy et Celes. Tracy Trash figure parmis les monuments de la communauté drag à Montréal. Elle a offert un premier numéro sur mesure, tiré de son répertoire, où elle sait mettre son corps en valeur. Sandy Hart avait opté pour un numéro similaire dans ce même bloc sur une musique toutefois plus exotique. Il faut mentionner que Sandy Hart a pris le relai de Barbada pour dimanche soir à 4 jours de préavis seulement. Tracy est revenu pour son 2e numéro avec une chanson très incarnée dans laquelle elle a misé sur ses meilleurs atouts: son lip sync et ses talents de comédien. Ce fut un choix gagnant. Sandy Hart est revenu dans un numéro à caractère sexuel qui traduisait le chemin qu’elle a parcouru depuis sa graduation de Drag-moi. Plusieurs de ses consoeurs, dont Mado Lamotte, l’ont souligné sur les médias sociaux après la soirée.

Toutefois, avec le calibre qu’il y avait hier soir, il était difficile de prédire que c’était ces trois drag-queens qui allaient se rendre à l’étape suivante. Les deux candidates qui n’ont pas été retenues hier, logées dans une autre soirée, auraient certainement pu l’emporter. Ma surprise de cette 3e soirée est sans contredit Velma Jones qui a livré deux numéro-concepts à point. Je l’ai senti aborder le concours comme elle abordait un défi lors de Drag-moi. Rien n’était laissé au hasard, tout était méticuleusement pensé. Sa jeune expérience versus la qualité des numéros offerts étaient renversants. Elle a un brillant avenir qui l’attend dans ce milieu. Gisèle Lullaby pour sa part, avec la préparation qu’il y avait dans son premier numéro, on ne pouvait que croire à son repêchage. C’était quasi sans faille. Considérant qu’elle ouvrait la soirée et qu’elle affrontait l’une de ses BFF (Tracy Trash), la pression était à sa comble, et pourtant, rien n’y paraissait. Nous sommes forcé de constater que toutes celles qui ont offert un numéro comique, reprenant des extraits parlés, n’ont pas été retenues. Le sort de Gisèle me rappelle celui accordé à Kelly Torrieli lors de la première soirée. Comme Rita le laisse entendre souvent… Le concours n’est pas terminé tant qu’il n’est pas terminé. À suivre…

DIMANCHE 12 FÉVRIER

sans-titre

Le concours MX Fierté Canada Pride reprenait du service hier soir au Cabaret Mado pour son 2ème tour de piste avec 5 nouvelles candidates : Darleen, Elsa, Gabry Elle de Québec, Krystela Fame et LaDrag On-Fly. Comparativement à la semaine dernière, les candidates y sont allé plus en retenu, c’est-à-dire la drag seule avec elle-même, à une exception près. C’était une soirée très variée du point de vue des styles auxquels nous avons eu droit dans chacun des numéros. Deux drag-queens ont réussies à tirer leur épingle du jeu et de filer tout droit vers les demi-finales qui se tiendront au mois d’avril prochain.

Celle qui a su impressionner le public nous venait tout droit de Québec, il s’agit de la talentueuse Gabry Elle. Les juges de leur côté ont plutôt opté pour la fougueuse LaDrag On-Fly. Il est à noter qu’un seul vote de différence avec la seconde position a permis à LaDrag On-Fly de passer au tour suivant. Gabry Elle s’est imposée dès sa première performance en optant pour une chanson qui lui collait à la peau. J’ai rarement vu une drag-queen vivre autant la chanson qu’elle interprétait. Ajoutez à cela un lip sync impeccable. Elle venait de monter la barre d’un cran. Après ce numéro plus en douceur et introspectif, Gabry Elle est revenu en scène dans une forme enviable. Je découvrais alors une autre artiste de la région de Québec avec beaucoup de talent. Pour sa part, LaDrag On-Fly a été fidèle à elle-même : une boule d’énergie indomptable. Toutefois, avec une telle intensité, j’aurais espéré de sa part des numéros plus structurés. Je l’ai senti simplement aller s’amuser sur scène, sans penser au contexte de concours. Cela peut aussi s’avérer comme quelque chose de positif et je crois que c’est ce que les juges ont appréciés. Cela étant dit, elle n’a pas volé sa place.

Il n’en demeure pas moins que ma grande déception, grâce à ce qu’elle nous a offert hier soir, revient à Krystela Fame. Ella a livré des numéros réfléchis dans une forme incroyable. J’étais persuadé de la voir passer au tour suivant. Elle est certainement une drag glamour qui a su se travestir le temps d’un numéro pour livrer une entrée en matière à son premier numéro qui fut des plus intéressants. Celle qui m’a surpris fut sans contredit Elsa, anciennement connue sous le nom d’Anna White. Elsa est une drag qui cherche à percer le milieu qui se révèle assez rude. C’est en ce sens que je trouve que pour quelqu’un qui a eu peu d’occasion de performer, j’ai remarqué une aisance notable entre la dernière fois où je l’ai vu performer dans le cadre des auditions à Bagalicious l’été dernier. Néanmoins, elle n’avait pas en poche l’attirail pour supplanter les autres candidates, mais demeure une expérience professionnelle inédite pour elle. La dernière dont je vais parler, mais qui fut celle qui a ouvert la soirée de cette 2ème soirée est Darleen. Elle est restée fidèle à elle-même avec des numéros peu audacieux, mais efficace, tiré de son répertoire. On ne pouvait pas s’imaginer Darleen ne pas faire Katy Perry dans un tel contexte. Je ne sais toutefois pas si ce choix aura joué contre elle considérant qu’elle est issu de la famille Deer et que son imaginaire débordant aurait certainement pu lui permettre de pondre un numéro original unique pour l’occasion. Je dois avouer que, avant même que la soirée ne commence, je la voyais passer en demi-finale pour ce que je lui connaissais. Comme quoi, on doit se laisser surprendre… surtout dans un contexte de concours.

DIMANCHE 5 FÉVRIER

image

C’était soir de première hier au Cabaret Mado dans le cadre de MX Fierté Canada Pride, le plus gros concours de drags jamais organisé au Canada. Rita Baga a exposé au public présent les rudiments du concours qui va s’échelonner jusqu’au mois d’avril. Montréal est la seule ville canadienne où le concours se déroulera de manière hebdomadaire avec un haut taux de participation rénissant près de 50 candidats. Comme le nombre d’inscriptions est plus imposant que ce qui avait été anticipé, les juges auront le choix, selon le niveau de performance, de sauver une à deux personnes en plus de celle repêché par le public. Parlant des juges, c’est une autre belle collaboration du milieu de la drag à laquelle nous avons droit puisque c’est Michel Dorion, copropriétaire et directrice artistique du bar le Cocktail, qui agira à titre de juge permanent pour toute la durée de la compétition. Les autres villes à accueillir le concours sont Vancouver, Saskatoon, Halifax et Toronto, en remplacement d’Ottawa. Retour sur cette première soirée dont les candidates étaient Biggs O’Toole, Celes, Kelly Torrieli, Sasha et de Québec, Stivy.
Rita a facilement réussi à imposer le rythme à soirée. Le concept se décline en trois temps dont deux performances pour chaque candidat, un jeu opposants les drags aux gens du public ainsi qu’un runaway thématique. Les deux gagnantes d’hier, Stivy et Celes, n’ont rien perdu de leur énergie entre les deux blocs, puisant dans ce qu’elles font de mieux. Le public montréalais connaît très peu Stivy. Stivy avait beaucoup à prouver et l’a fait avec brio. Elle a l’a fait seule, sans danseurs, n’ayant que son makeup et ses perruques peu discrètes pour appuyer sa performance. Elle aura su convaincre les juges. Celes, pour sa part, est allé avec un numéro d’inspiration ballet comme elle seule sait le faire. Un talent payant qui lui a offert un avantage sur ses rivales. Sa première performance était toute aussi énergique. Un numéro dans lequel elle avait réuni ses danseurs dont la plupart avait participé à son spectacle Celes in Wonderland qui lui a valu le prix du meilleur spectacle présenté au Cabaret Mado cette année. Malgré que Stivy fut la première à jouir d’une ovation debout, c’est Celes que le public à retenu avec 29 votes sur 73.
Je trouve que pour une première soirée, le calibre était relevé. Je me dis que si les juges n’ont retenu qu’une personne, c’est ce qu’ils savent véritablement ce qu’ils veulent. Kelly Torrieli m’a impressionné dans sa première performance. Je la trouvais dans son élément, à l’aise et avec un look qui m’a charmé totalement. Son second numéro était risqué, en tombant dans le comique. Malgré une solidité pour le genre, les éléments pour lesquels ils étaient évalué n’étaient pas totalement mis en valeur. Ce fut rafraîchissant de voir un drag-king performer sur les planches du Cabaret Mado. Biggs O’Toole à troqué sa troupe House of Laureen le temps d’une soirée en solo. Malgré une aisance sur scène, on a senti Biggs inconfortable. Il a d’ailleurs quitté la scène rapidement à l’issu de son numéro sans même revenir récupérer son matériel. Considérant que des femmes sont également drag-queen de nos nours, j’ai trouvé son premier numéro peu convaiquant dans l’optique d’un drag-king, à la limite du burlesque, en ayant terminé seins nus. Sa seconde performance fut plus convaincante, mais il était déjà trop tard. Finalement, Sasha a été à la hauteur de son talent, avec la drive qu’on lui connaît. J’ai senti qu’elle s’était peut-être trop assis sur ce qu’on connaissait d’elle, sans faire un numéro pour la redécouvrir. C’était bon, mais certainement passez pour éclipser les autres candidates de cette première soirée.
Donnons-nous rendez-vous dimanche prochain pour une autre soirée… La compétition de faitque commencer.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s