Critique

CELES IN WONDERLAND – L’AUTRE CÔTÉ DE CELES

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Celes présentait jeudi dernier, le 16 juin, Celes in Wonderland : son tout premier spectacle solo en carrière. Il s’agissait d’un hymne à l’univers d’Alice au pays des merveilles. Celes s’est réapproprié l’œuvre de Lewis Carroll d’après les adaptations de Disney (le film d’animation et le film de Tim Burton) de manière bien personnelle. L’investissement fait pour la promotion du spectacle aura valu à Celes de performer devant une salle comble au Cabaret Mado et ce, malgré le spectacle gratuit offert à proximité au National en hommage aux victimes des attentats d’Orlando. Retour sur un spectacle haut en couleurs où l’aspect visuel n’a pas raté sa cible en nous en mettant plein la vue.

 

Le personnage de Celes relève de l’univers de la drag-queen. Toutefois, le spectacle orchestré jeudi soir par celui-ci aurait eu sa place dans n’importe quelle salle de spectacle. En effet, en ayant mis l’accent sur des numéros de danse à travers une série de tableaux nous rappelant l’univers d’Alice et non de lip sync, cela logeait le spectacle dans une classe à part parmi tous les spectacles auxquels j’ai pu assister dans ce milieu. Malgré la richesse des chorégraphies, de l’aspect visuel et de la présence des personnages du pays des merveilles que l’on reconnaissait, je dois avouer ne pas avoir perçu de fil conducteur entre ces tableaux. J’avais l’impression d’assister à un hommage des séquences clés de l’intrigue dans un bel enrobage.

 

Il n’en demeure pas moins que le spectacle était enlevant. Celes et ses danseurs semblaient comme des poissons dans l’eau. On peut observer parfois des artistes intellectualiser leurs mouvements au moment de les faire. Dans le cas qui nous concerne, c’était tout le contraire. On sentait toute la fluidité et le plaisir que chacun des membres avaient les uns envers les autres. Il faut dire que Celes avait misé sur la collaboration de deux acolytes avec qui elle partage la scène tous les week-ends au Cabaret Mado en compagnie de Nana, j’ai nommé Marc-André Caron et Mickaël Ulysse. Cette proximité avec les danseurs nous a plongés dans un univers plus explicite que le classique auquel nous sommes habitués sans toutefois sombrer dans le vulgaire. Celes s’est livré avec une élégance et un charisme avec lequel le public ne pouvait qu’être en symbiose.

 

Parmi les points forts de la soirée, nous pouvons énumérer les choix de chansons variés et appropriés aux différents styles abordés dans le spectacle. On peut souligner la place accordée aux danseurs autant qu’à Celes dans chacun des numéros. Jamais elle n’a cherché à se mettre de l’avant au détriment des artistes qui l’accompagnaient. Lorsqu’un produit est présenté ainsi, comme un tout, on ne peut qu’être conquis comme spectateur. Cela nous ramène au plaisir émanant énuméré précédemment. Parmi mes coups de cœurs, je tiens à souligner l’effet chenille avec les danseurs masculins qui incarnaient Absolem ainsi que la performance remarquable de la danseuse (très flexible) qui incarnait The Cheshire cat qui a opéré une chorégraphie en « duel » contre le personnage d’Alice.

 

Bref, beaucoup d’imaginations et de beauté mis à contribution dans ce spectacle qui, à mon avis, viens rehausser le standard de production chez les drag-queens. Tout un exploit pour un premier spectacle. Le temps, l’argent et l’énergie fut très bien investies, c’était perceptible sur la scène et dans les trois vidéos présentées sporadiquement lors du spectacle. Je souhaite à Celes un seconde représentation de ce spectacle et un nouveau projet tout aussi riche.

LE COEUR A SES RAISONS: lecture publique 

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Dans le cadre d’une lecture publique consacrée à la série Le coeur a ses raisons, le Cabaret Mado s’est transformé le 12 mai dernier en St-Andrews le temps faire revivre ces personnages cultes crées par Marc Brunet. La grande manitou Marla Deer a une fois de plus fait preuve d’un savoir-faire exemplaire en réécoutant des heures de télévision en vue de retranscrire les répliques de la saison 1 de la série. Le plus gros travail fut certainement de faire un choix parmi celles-ci afin de réduire le tout à deux heures de spectacle tout en conservant le fil narratif de l’intrigue. Retour sur cette soirée riche en humour dont la suite, c’est-à-dire la saison 2, est attendue pour l’automne.

Un autre gros défi fut sans doute celui de la distribution les différents rôles. Il y a beaucoup de talent chez nos drag-queens. Je ne sais pas quel processus fut employé dans la ditribution des rôles, toutefois, les quatres principaux personnages furent brillament interprétés par Mona de Grenoble, Franky Dee, Mado Lamotte et Gisele Lullaby qui incarnaient respectivement Brett, Criquette, Brad et Ashley. Il y a toutefois des éléments à corriger dont des intonnations, des mimiques et des traits pour certains personnages qui n’étaient pas suffisamment justes. Je pense notamment aux intonnations de Franky dee en Criquette et au côté plus niaiseuse d’Ashley que Gisle Lullaby jouait un peu trop aguichante.

Outre ces personnages, j’accorderais des mentions à Célinda qui incarnait Madge à qui le rôle collait parfaitement, à Marla Deer qui a su aller chercher l’essence du personnage de Crystal ainsi qu’à la toujours impeccable Tracy Trash en Becky. La performance le plus faible revient à Thomas qui incarnait Peter Malboro, un personnage assez morne dans la série de prime abord.

Malgré le fait qu’ils jouaient avec leur texte en main, les personnificateurs arrivaient à aller checher l’émotion pour chaque réplique, ce qui témoigne d’une bonne préparation de la part de chacun d’eux. Comme il s’agit d’une lecture publique, il n’était pas possible de transposer tout l’univers de St-Andrews sur scène. On a donc misé sur un lieu emblématique de la série, le Coconut grill club. Il s’agissait d’un choix judicieux.

Dans l’ensemble, il s’agissait d’un excellent spectacle. On a su aller chercher des rires de la part du public qui était d’ailleurs très réceptif et compréhensif. Il est arrivé quelques fois des petit oublis et des fous rires (presqu’à chaque présence de Peggy Sue) qui n’ont toutefois pas interférés au rythme du spectacle. J’aurais préféré après l’entracte pouvoir compter sur un changement de costume de la part de chaque personnage, surtout pour celui de Criquette dont la garde-robe fait partie intégrante du personnage avec ses looks loufoques.

Je salue cette initiative plys théâtrale chez nos drag-queens et j’attends avec grand intérêt la saison 2 ou qui sait, la lecture publique d’une autre oeuvre d’ici, comme elles l’ont déjà faite avec Les belle-soeurs de Michel Tremblay. Il y a avec ce spectacle tout un parallalèle à faire entre le milieu des drag-queens et celui du Coeur à ses raisons que j’aimerais développé dans une entrevue future avec l’auteur de la série. À suivre dans les prochains mois…

DRAG-MOI: 6e ÉDITION – LA FINALE

Drag-moi se soldait mercredi dernier, le 09 décembre. À l’issu de 10 semaines de compétition, c’est finalement Prudence qui l’a emportée. Marla Deer, celle qui chapeaute ce projet depuis ses débuts il y a 6 six et qui en assure l’animation, a tenu à rappeler qu’elles étaient gagnantes. Le titre de la soirée s’accompagne de la mention « l’école supérieure de drag ». Cela signifie donc que l’aspect compétitif n’est qu’en surface.

Pour cette nouvelle année, Marla s’est entourée de trois professeurs/ coachs. Il s’agissait de Barbada, Rita et la gagnante de l’édition « Université », Kitana. Ce ne sont toutefois que Barabada et Kitana qui ont eu la tâche difficile de trancher pour n’en sélectionner qu’une. Il faut dire que Prudence semblait déjà partir avec une certaine longueur d’avance puisque Kitana l’avait adopté le soir-même dans la grande famille des Deer après sa performance. Elle s’était également retrouvée, ex aequo avec LaDrag On-Fly, comme favorite chez mentors qui ont collaborés tout au long de la saison. Chose certaine, Prudence a eu droit à une ovation sentie de la part du public. Le numéro qu’elle a présenté était à saveur humoristique dans une thématique de Noël. La mise en scène avait nécessitée un certain investissement en temps. Il faut dire que ce fut un élément qui a accordé beaucoup de tonus à son numéro. Néanmoins, Prudence jouit d’un talent naturel. Cet accessoirisation serait appeler à disparaître afin de laisser plus de place à l’artiste.

La soirée de clôture fut ponctuée de quelques numéros interprétés par d’anciens candidats de Drag-moi, notamment la gagnante de la précédente édition Heaven Genderfck. Elle a su prouver que sa victoire, elle ne l’avait pas volée un an plus tôt. Je crois sincèrement qu’elle représente un modèle de réussite et peut sans contredit agit de modèle pour cette nouvelle relève et ce, malgré le genre peu commun auquel se livre Heaven, qui oscille entre le burlesque et le underground. Sasha y a également présentée un numéro clé en main, une valeur sure dans lequel elle brille de tous ses feux. Ce qui a sans doute marqué davanage l’imaginaire est sans doute l’ouverure du spectacle qui fut consacré à l’univers de Harry Potter. Le numéro a duré près de 30 minutes et mettait en vedette une brochette de drag-queens impressinnants. Parmi les concepts élaborés par Marla Deer, ce n’était pas le pus étoffé, mais il fut très efficace tout de même.

Mon coup de coeur de la soirée fut LaDrag On-Fly à qui je prédisais la victoire. Comme je l’ai mentionné plus tôt, il n’y avait pas de perdentes. Elles seront d’ailleurs toutes en mode festif le soir du réveillon du jour de l’An puisque Mado leur a offert de moindre la distribution du célèbre spectacle de fin d’année. Il est à noter que Prudence s’est également mérité une robe signée par le designer personnel de Mado Lamothe. À l’issu d’une saison aussi elevante, ça donne envi à la prochaine… L’automne prochain: confirmée par Marla Deer. C’est un rendez-vous.

SWITCH THE BITCH – ÉCHANGES PAYANTS AU CABARET MADO

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À l’initiative de la flamboyante Rainbow, le Cabaret Mado est devenu le théâtre d’une soirée bien particulière durant laquelle huit drag-queens ont interverti leur personnage le temps d’un spectacle. Ainsi Mona de Grenoble est devenue Rainbow, Rainbow/ Sasha, Sasha/ Phoenix, Phoenix/ Gisele Lullaby, Gisele Lullaby/ Tracy Trash, Tracy Trash/ Mona de Grenoble et Marla Deer et Rita Baga se sont pigé l’une et l’autre. L’animationa été assurée par l’initiatrice du concept, Rainbow, accompagnée par Rita Baga. Nana y jouait le rôle de « juge » dont je n’ai pas compris l’utilité. Ses commentaires tombaient souvent à plat… Ce n’était pas du grand Nana.

Le spectacle fut toutefois un véritable feu roulant. Ce genre de prouesse portait nécessairement vers l’humour mais représentait pour les artistes un défi collossal. La soirée avait été divisée en deux temps. Dans la première partie du spectacle, la drag-queen devait sélectionner, à sa discrétion, une chanson figurant dans le registre de la drag-queen qu’elle interprétait. La seconde partie du spectacle était sans doute celle qui demandait le plus de courage puisque chaque drag-queen s’est fait imposer par celle qu’elle interprétait un numéro déjà présenté issu du répertoire de cétte dernière. Ce sont aussi les drag-queens qu’elles interprétaient qui les maquillaient afin de maximiser davanage la ressemblance entre la vraie et son sosie.

Certaines ont véritablement un talent naturel, qu’elles soient dans leur peau ou dans celle d’un autre. Je tiens à mentionner les performances incroyables de Sasha, Phoenix et Gisele Lullaby qui ont toutes campé unune consoeur dont le style est assez loin de ce qu’elles font et ont réussi à le faire de main de maître. Certaines, dont Phoenix, etait méconnaissable, alors que d’autres, comme Sahsa, semblait être le relfet de celle qu’elle interprétait. À l’inverse, d’autres décu quelque peu. Mona de Grenoble faisait face au plus gros défi. Elle a un style qui lui appartient. Il était presque inévitable que devenir Rainbw, le temps d’une soirée, n’allait pas être de tout repos. Mon bémol ne vient pas de l’effort, var il y était, mais plutôt que ses deux numéros comportaient beaucoup trop d’éléments tirés de son univers qui ne cadrent pas avec celui de Rainbow. C’est d’ailleurs cette dernière mom autre déception de la soirée. Je m’attendais à ce que la personne qui est à l’origine d’un spectacle mette plus de coeur à ses performances. Lors de ces deux numéros, Rainbow ne connaissait pas les paroles et cela paraissait. Ceci dit, Rainbow a énormément de talent, elle a d’aileurs remporté le prix de production de l’année lors du dernier gala des drags. Je me suis alors demandé qu’avait-elle fait de cette rigueur?

Dans l’ensemble, le spectacle fut une réussite. Il fut d’ailleurs question que cette soirée serait potentiellement le pilote d’un concept à refaire sporadiquement. La proposition de drag-queens aux styles des plus variés est assez vaste à Montréal. À suivre dans les mois à venir. Peut-être faudrait-il s’y prendre plus d’avance pour permettre aux drag-queens d’avoir le temps nécessaire à la préparation car mine de rien, c’est tout un exercice de style.

CRITIQUE: LES AUDITIONS D’UNE STAR (édition du 13 novembre 2015)

Il était important pour Réglisse de marquer son retour au Drague de Québec de belle façon. Elle a donc ramener des vestiges de son passé au célèbre cabaret la soirée Les auditions d’une star, dédiée à la relève des drag-queens et des danseurs. Mon ami Karl, alias Styla, m’a convaincu de prendre part à la dernière édition en date qui s’est tenue le vendredi 13 novembdre dernier. Mon inscription tardive a fait sourciller un candidat qui n’était vraisemblablement pas très chaud à ma participation. J’avoue humblement ne pas avoir été une menace face au calibre qu’il y avait là-bas. Quelques-unes des candidates n’en en étaient pas à leur première expérience. J’y allais surtout dans l’optique de vivre une expérience et non pas de me prendre pour un autre en essayant de me prouver alors que j’assume totalement le fait que je sois une recrue. Cette immersion d’un soir m’a initié au Drague de Québec où je mettais les pieds pous la première fois en plus de découvrir le talent local en les personnes de Réglisse, l’animatrice, et Océanne, l’artiste invitée.

La communication en vue de la soirée ne se faisait que par un message de groupe sur Facebook. La méthode choisie laissait présager le pire face à ce qui s’en venait. Le tout semblait désorganisé. Il fallait attendre le soir-même pour constater que ce n’était pas le cas. Tout avait été pensé. Les drag-queens qui travaillent au Drague ont eu la générosité de prêter à celles qui n’en avaient pas: perruques, talons et maquillage. Parmi toutes celles qui avaient demandé un élément ou un autre’ aucune ne fut oubliée.

La liste indiquant l’ordre des présentation etait exposée d’entrée de jeu. On pouvait alors dès notre arrivée se mettre sur le bon mode. Pour ma part, j’étais le dernier en liste. J’ai eu la chance de voir toutes celles qui me précédaient… C’est un couteau à double tranchant. Le stress aurait bien pu me prendre et me garder en haleine jusqu’au bout ou encore, ce qui m’est arrivé, rester zen en me disant « je suis le dernier, je ne passe pas tout de suite. » Pour quelqu’un dont l’expérience est précaire, une petite dose de stress n’aurait fait de mal. Je ne me croyais pas nécessairement au-dessus de mes affaires, mais ma performance aurait pu être nettement mieux. Performer le dernier vient une certaine pression, celle de faire mieux que toutes celles avant toi. Je ne pouvais pas non plus m’improviser soudainement ce que je n’étais pas. J’ai alos fait ce que je pouvais livrer de mieux.

Je tiens également à faire mention du fait que Réglisse a tenu à s’entretenir avec toutes les drag-queens après leur performance. Le public de Québec est très réceptif. Cette ouverture s’est transposée jusque dans les courts moments d’entrevues post-performance. Les artistes en performance poivait ainsi mettre de l’avant une autre facette de leur alter ego qui va au-delà de l’aspect performance. Peut-être que certaines parmi cette relève se retrouvera animatrice. Québec n’est pas le plus gros marché qui soit. Cet aspect avait de toute évidence sa raidon d’être.

CRITIQUE: LE GALA DES DRAGS

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Dès les premiers balbutiements de Bagalicious, il était clair pour Rita Baga de conserver en héritage de la défunte soirée Dream académie le gala des Dreamies que Dream a chapeauté de 2009 à 2013. C’est de Michel Dorion qu’est venue l’idée de créer un gala dédié à toutes les drag-queens qui performent au sein du village, sans égard à l’endroit où elles travaillent, que ce soit au Cabaret Mado ou au bar le Cocktail. Ce projet ambitieux a finalement vu le jour le dimanche 27 septembre dernier avec une remise de près de 20 prix dont quatre ont été voté par le public.

La soirée a débuté au bar le Cocktail avec le tapis rouge où Gisèle Lullaby et Brandon Jones jouaient les fashion police en invitant chaque drag-queen sur la scène pour présenter sa tenue et nous faire part de leurs impressions sur la soirée.

Michel Dorion a pris la barre de la première moitié de la soirée à son bar le Cocktail. Les premiers prix y ont été remis. Deux de ceux-ci étaient sans doute les plus convoités. Il s’agit du meilleur spectacle présenté au Cabaret Mado ainsi que celui présenté au Cocktail. Les lauréats furent respectivement Sasha pour Sasha présente Beyoncé et Érica rend hommage à Annie Lennox & Eurythmics. Sasha a livré un touchant remerciement en recevant son prix. Érica a pour sa part remporté son premier trophée lors d’un gala en 17 ans de carrière. Le prix hommage y a été également été remis. C’est une légende vivante du monde de la drag qui s’est vu recevoir les grands honneurs, j’ai nommé Monsieur Michel. D’autres prix d’envergures y ont été remis. Les catégories auxquelles ces prix son rattachés représentent énormément dans le milieu des drag-queens. Les prix meilleur lip sync, la comique, meilleur makeup et Top versatile (le plus caméléon) ont été décernés à quatre des drag-queens les plus respectées dans le village, Michel Dorion, Nana de Grèce, Rainbow et Tracy Trash. Le tout s’est déroulé dans un climat davantage glamour, à l’image du bar qui accueillait cette première partie du gala.

La seconde partie de la soirée s’est transportée au Cabaret Mado où l’aspect plus festif a pris les dessus. La plupart des drag-queens étaient à ce moment-là assez avancé en alcool. Le trio les Trois Stgooges composés de Rita Baga, Marla Deer et Célinda ont remis trois prix citron lors d’un numéro riche en humour. Les gros prix qui ont été remis au Cabaret Mado furent Révélation de l’année, remis à Celes Geni, également lauréate de meilleure danseuse, le prix personnalité, offert à Chouchoune, ainsi que numéro de production de l’année qui a permis à Rainbow de remporter son deuxième prix de la soirée. Le prix drag de l’année a été remis à Rita Baga. Celle derrière ce grand projet s’est donné énormément lors de la dernière année, notamment pour sa nouvelle soirée Bagalicious qui célébrait tout récemment son premier anniversaire d’existence. Il est clair que ses pairs et le public lui sont redevables et voulaient souligner en grand l’apport important de Rita Baga au sein du village de gai de Montréal et de la communauté LGBT.

Plusieurs artistes sont venues performer pour donner vie à la soirée, notamment Jade London, venue d’Ottawa, spécialement pour l’événement, Étienne Cousineau de la première édition de La Voix et une artiste burlesque.

Liste des gagnants:

Glamourous: Michel Dorion

Lip sync: Michel Dorion

Perruque d’or: Chouchoune

Top versatile: Tracy Trash

Make up: Rainbow

Comique: Nana de Grèce

Drag de l’extérieur s’étant le plus illustré à Montréal: Océane

Alcoolique: Miss Butterfly

Danseuse: Celes Geni

Salope de l’année: Sasha et Miss Butterfly

Jetson: Mona de Grenoble

Numéro de production: Rainbow

Révélation: Celes Geni

Chorégraphe: Marc-André Caron

DJ: Gigi et Lady McCoy

Personnalité: Chouchoune

Drag de l’année: Rita Baga

Show de l’année au Cabaret Mado: Sasha

Show de l’année au Cocktail: Érica

Crédit photo: Jihef

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CRITIQUE: BAGALICIOUS 1er ANNIVERSAIRE

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(Septembre 2015) Le 13 septembre dernier était célébré au Cabaret Mado le 1er anniversaire de la soirée house  Bagalicious, orchestrée de main de maître par l’incomparable Rita Baga. Fanatique des statistiques, Rita s’est permise pour l’événement de faire mention de quelques-unes d’entres elles. Il fut notamment question du nombre de drag-queens qui avaient foulé la scène lors de la dernière année. Le nombre est assez impressionnant. Il s’agit de pas moins de 58 drag-queens. Afin de souligner ce premier anniversaire, 25 d’entres elles sont venues faire une performance en plus de quatre chorégraphes invités.

La soirée fut rythmée, comme à son habitude. Le nombre impressionnant de performances limitait considérablement les interventions de Rita Baga à l’animation. Le spectacle n’a malgré tout connu aucun temps mort. Les différents blocs avaient été soigneusement pensés et s’enchaînaient tel un feu roulant, on n’avait pas le temps de s’ennuyer.

Les drag-queens se sont relayées les unes après les autres en offrant des prestations à l’image de la soirée sans toutefois se dénaturer dans leur style respectif. La soirée a d’ailleurs fait place à deux invitées de marques venues respectivement des de Maritimes et de l’Ontario, Ania Knees et Jade London.

Rita a réservé le dernier numéro à sa fille drag Sasha Baga. Présente à l’admission tous les dimanches soirs tout au long de l’année, Rita trouvait légitime d’offrir cet honneur à celle qui détient le records de performances à Bagalicious et à celle qui, dans la plupart des cas, « vole le show« , selon ses dires. Sa performance venait effectivement mettre un terme à une soirée haute en couleurs.

Il ne faut toutefois pas négliger l’apport important qu’ont eu les chorégraphes lors des premières éditions de Bagalicious alors qu’il y en avait un d’invité à chaque semaine. La formule évolutive du spectacle a réduit leur présence à une fois par mois, puis par saison. Néanmoins, ils furent de ceux qui ont lancé la locomotive Bagalicious et ils sont présents à plusieurs occasions. Il était donc logique de leur offrir du temps dans le spectacle. Ils ont su s’imposer dans des chorégraphies vivantes et dynamiques qui donnaient sans aucun doute le goût au public de danser lui aussi.

Bagalicious se poursuit pour une autre année en version 2.0 avec des nouveautés qui seront effectives dès la semaine prochaine. Barbada a d’ailleurs accepté de revelever le défi lancé par Rita d’être shooterdrag lors du week-end du Black & blue puisqu’elle ne l’a encore jamais fait. Il faut toutefois noté que Bagalicious fera relâche le 18 octobre et fera place à une édition spéciale de Top or bottom, une soirée menée par Barbada et Kitana.

CRITIQUE: SASHA PRÉSENTE BEYONCÉ (en rappel) – FIERCE SASHA: I WAS HERE

Sasha

(Juin 2015) Ces dernières années, Sasha a collaborée a plusieurs spectacles d’envergures au Cabaret Mado. En 2013, elle se lançait en solo en proposant Sasha fierce, un spectacle hommage à ses deux artistes fétiches, Rihanna et Beyoncé. En 2014, elle récidive avec un spectacle entièrement consacré à Rihanna, Best of Rihanna est alors présenté à deux reprises au cours de cette même année. L’année 2015 était l’occasion pour Sasha d’offrir à son public un spectacle dédié à Beyoncé. Le jeudi 9 avril dernier, devant une salle comble de près de 300 personnes, Sasha s’est lancée sur scène dans une prestation à la hauteur de la diva. Le succès est tel qu’elle décide de proposer un rappel le 11 juin. En quelques mois à peine, Sasha rendait un vibrant hommage à Beyoncé. Retour sur cette supplémentaire.

Premier constat de cette 2ème édition est l’absence des danseurs de sexe masculin, pourtant présents en grand nombre lors de l’édition du mois d’avril. Cela n’a toutefois rien enlevé au spectacle, ramenant davantage l’accent sur elle et ses danseuses. Un fan de Beyoncé pouvait facilement s’y retrouver si ce n’est que par la pléiade de références aux vidéoclips et aux tournées de la chanteuse. C’est un travail colossal auquel se sont livrés Sasha et sa chorégraphe Angel Ectrika afin de traduire sur scène le plus fidèlement possible la proposition artistique de Queen B. Le plus important dans une industrie du spectacle telle que celle des drag-queens, c’est de garder sa signature, ce qui malgré tout, fut bien présent.

Sasha s’est appropriée la scène comme elle seule sait le faire tout en gardant son public actif du début à la fin. Les temps morts, s’ils en sont, pourraient être associés aux chansons moins connues que Sasha a sélectionnées pour le spectacle. Ce choix musical reflète la connaissance approfondie de la drag-queen pour son idole en livrant à son public des pièces qui ont une valeur pour elle. Sasha a également une grande générosité pour ses danseuses, elle leur laisse à plusieurs reprises le centre de l’attention. Ce geste vient appuyer la belle complicité qu’elle entretient avec elles d’ailleurs.

Sasha a collaboré avec le designer Jonathan Grandolfo afin d’avoir pour son spectacle certaines répliques des costumes de Beyoncé. Cela a également permis de parfaire la garde-robe de ses danseuses qui étaient en parfaite symbiose de style avec Sasha. Les différents blocs étaient ainsi mis en valeur par une distinction claire du au changements de costumes de ses danseurs.

Bref, Sasha a su démontrer tout son savoir-faire avec le cran et l’énergie dont on lui connaît. Son cheminement est spectaculaire et elle ne cesse de se surpasser. Pour voir Sasha performer, il est assurément possible de le faire tous les dimanches soirs lors de la soirée Bagalicious. Pour plus de détails sur prochaines performances, je vous invite à aimer sa page Facebook.

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