Dossier

Le makeup: ses influences

Nous sommes dans une ère d’influences. L’accessibilité à différentes contenus en seulement quelques clics nous permet d’enrichir notre esprit, mais également de se donner envie. Le large éventail de « queens » issus de la télé-réalité RuPaul’s drag race, très actives sur les médias sociaux, et l’abondance de tutoriels en ligne, sont des facteurs qui influent sur la volonté des drag-queens de s’orienter vers un raffinement dans les styles qu’elles arborent. Malgré la tendance actuelle de rechercher un look plus naturel, qui donne réellement l’impression d’être une femme, que l’on peut observer dans le milieu à Montréal, s’oppose toute une génération d’artistes qui revendiquent leur visage comme une œuvre d’art au service du maquillage. J’avais déjà abordé la question du makeup il y a près d’un an en interviewant Rainbow. J’ai toutefois voulu y revenir dans le cadre d’un dossier afin de mettre en parallèle la vision de trois drag-queens pour qui le maquillage est un jeu avec lequel il faut savoir s’amuser. Cela rejoint l’idée de ces influences qui nous viennent d’un peu partout à travers le monde. C’est à travers les inspirations de Petula Claque, Peach et Phoenix que nous parcourrons ce sujet.

L’une des drag-queens les plus respectées à Montréal pour son style audacieux et en marge de ce qu’on est habitué de voir est sans contredit Phoenix. Elle a d’ailleurs été cité comme inspiration chez les deux autres intervenantes à ce dossier. Phoenix se considère comme une autodidacte. C’est elle qui est allé chercher ses inspirations et qui a tenté de reproduire ce qui lui plaisait. Je voulais initialement abordé ce dossier sous l’angle de l’influence des tutoriels uniquement. Toutefois, dès ma première rencontre avec Phoenix, je me suis vite aperçu que les influences étaient diverses et ne se le limitaient pas qu’à du contenu vidéo. Phoenix pour sa part ne n’inspire presqqu’exclusivement de photos d’artistes qu’elle suit sur Instagram. Parmi ces artistes, on n’y retrouve pas que des drag-queens. L’impact de RuPaul’s drag race a vraisemblement donné envi à tout un nouveau public le désir d’expérimenter eux aussi sans toutefois être une drag-queen. Des personnalités issues de ce nouveau public ce sont révélés des joueurs importants dans les inpirations de Phoenix. On peut penser à Creme fatale, Ryne Stone ou encore Melissa be fierce. Lorsque Phoenix a débuté, elle n’avait pas cet intérêt pour le makeup comme elle l’a aujourd’hui. Étant une grande fan de RuPaul’s drag race, après la première saison, elle est tombé par hasard sur un tutoriel que donnait Denver Wiliam afin de reproduire le look de la participante Shannel. Au fil des saisons, d’autres drag-queens de la compétition sont devenues des inspirations telles que Miss Fame de qui elle consomme certaines vidéos. Le travail qu’elle consacre à ses looks agit comme un stimulant, alimentant le buzz autour de son alter ego, donnant ainsi l’envi à davantage de gens de la suivre sur les médias sociaux afin d’y découvrir ce qu’elle leur réserve de nouveau. Aujourd’hui, dans le cadre de directs sur Facebook, Phoenix offre des tutoriels en retour à ce qu’elle a elle-même consommé afin d’offrir la possibilité de voir l’envers et de donner des conseils.

 

 


Ces conseils, Petula Claque ne dirait pas non pour parfaire son personnage. Malgré un long bagage en maquillage en ayant travaillé 3 ans chez Mac cosmétique et un cours en maquillage d’effets spéciaux/ beauté l’an dernier, Petula continue de chercher depuis sa graduation de Drag-moi l’automne dernier ce qui caractiserait son personnage. Elle se plait à dire que son parcours professionnel se traduit du passage d’une « beauty queen » à une drag. Elle est donc consciente que son approche du maquillage ne fera pas comme dans le domaine de l’esthétique. Elle se laisse inspirer par l’extrencité de son entourage. Déjà, elle sait qu’elle aimerait être un amalgame du trio d’enfer Tracy Trash, Marla Deer et sa mère de drag, Gisèle Lullaby. Une chose est certaine pour elle, il est hors de question de se laisser teinter par la culture américaine à laquelle elle n’adhère pas vraiment. Dans son cas, l’inspiration est locale et s’oriente davanatge vers ses consoeurs de travail. Malgré qu’elle ne cherche plus à être ce qu’elle appelle une « beauty queen », toutes son expérience dans le domaine de l’esthétique lui a permis de déconstruire le visuel que procure le maquillage pour y déceler une émotion, une époque, etc. Tous ces choix ne sont donc pas laissé au harsad lorsqu’elle offre un look sur scène. Étant également une employée sur le plancher au Cabaret Mado, Petula cherche à offrir un makeup avec le plus de versatilité possible dont l’impact se fait autant sentir sur la scène que dans le public.


Une autre qui ne veut plus passer inaperçue est Peach, la nouvelle reine le mardi soir au vestiaire. En effet, depuis un certain temps, Peach s’amuse avec son look à tous les mardis. L’audace fut payante pour elle. Elle a senti que le temps était venu dans carrière de repartir sur de nouvelles bases. Elle avait envi que son nom fasse écho au-delà de ses costumes. Suite à son spectacle consacré aux Spice girls qu’elle a présenté l’été dernier, elle s’est retrouvé dans une impase, sans nouveaux défis gratifiants. C’est alors que l’idée de travailler son makeup s’est présentée. Elle s’est lancé dans des achats frénétiques afin de regarnir son coffre à maquillage. Inspirée par des drag-queens américaines telles que Bianca del Rio et Trixie Mattel, Peach s’est permis d’ouvrir ses horizons, ne se limitant plus à un type de drag. Avec le recul, elle aurait aimé avoir ce déclic plus tôt dans sa carrière. Elle fait Drag-moi il y a 2 ans alors qu’elle cumulait déjà de l’expérience dans le métier, mais en refaisant différemment, en y incluant de ce renouveau qu’elle a insuflé à son personnage depuis. Prendre des risques lui aura permis de gagner en confiance. Ses nouveaux looks auront eu des répercussions jusque dans ses numéros. Cela aura été pour elle le déclic nécessaire pour ne plus qu’elle stagne. En s’amusant à chaque semaine avec ses traits, elle peut se renouveler sans cesse et montrer au public tout comme à ses consoeurs toute sa versatilité. Avec les semaines, on en vient à se demander jusqu’où ses limites seront repoussées.


Bref, ce que ces trois drag-queens ont en commun face à leur vision du métier qu’elle pratique est que le makeup doit se traduire dans l’exgération des traits d’une femme. Le public n’est pas dupre, il sait qu’il vient voir des hommes habillés en femmes. Petula, Peach et Phoenix s’entendent pour dire que le maquillage doit être défini, qu’on le remarque. Il y a un plaisir de déranger à travers ça, un plaisir de se révéler au public comme une drag-queen et non comme une femme… Cela va sans dire qu’il y a ici place à un autre débat. Il y a tant à dire et à montrer sur le makeup. Il s’agit de l’un des éléments les plus importants pour une drag-queen. Afin de l’apprécier davantage, il n’y a qu’un seul moyen et c’est d’aller voir nos drag-queens sur scène… et bien sur, de les suivre sur les médias sociaux.

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