Drag-moi - saison 11

Mercredi 9 octobre

Précédemment à Drag-moi : À l’issue des deux soirées d’auditions qui ont ralliées 29 drags de tous les horizons, 3 ont obtenu la faveur des juges en étant propulsées directement au sein de la nouvelle classe de cette 11ème saison de Drag-moi. Compte tenu de l’offre éclectique, les juges ont réclamés le retour de 10 drags le soir du premier défi de la saison afin de leur donner une ultime chance de se faire valoir. Malheureusement, Lolita Stars, Paulette Paillettes et Taylor de Vil ont dû être retranchées.

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Mercredi dernier avait lieu le second défi de la saison orchestré autour du gimmick, c’est-à-dire l’art de surprendre, notamment grâce à des changements de costumes ou de perruques inattendus, des effets spéciaux et autres techniques du même acabit. Pour ce défi, Marla Deer accueillait deux nouveaux juges à son panel, soit Miss Butterfly ainsi que la gagnante de la 9e saison de Drag-moi, Bobépine. Je vous invite à (re)plonger dans cette soirée en mots et en images sous la lentille de @emmpicsyou.

 

PYTHIA

Pythia avait déjà impressionné lors de son audition grâce à une gimmick qui donnait l’impression qu’une table volait à portée de ses mains.

Même si sa proposition n’était pas aussi impressionnante visuellement, Pythia a su construire un numéro toute en douceur, gardant le spectateur au bout de sa chaise dans l’attente de découvrir de quelle manière sa gimmick se présenterait dans ce numéro.

La mise en scène de Pythia n’était pas sans rappeler l’univers des films muets en noir & blanc. Sur la chanson On my own tirée de la comédie musicale Les misérables, Pythia a incarné la veuve qui pleure son mari décédé. Son effet visuel fut révélé en clôture de son numéro alors qu’elle avait apposé des larmes sous ses yeux.

 

LISA SANTANA

Lisa Santana a offert un numéro fourre-tout dans lequel on retrouvait à la fois une pluie de confettis sortie d’un parapluie, un reveal de costume et de perruque en plus d’un kit de style robotique aux effets lumineux.

Du côté musical, Lisa s’est offerte beaucoup de liberté en nous faisant voyager d’un style à l’autre, d’un pays à l’autre et d’une langue à l’autre grâce aux chansons El momento de mi muerte et My heart is refusing me.

Même si visuellement, tout était impeccable, il aurait été souhaitable une meilleure construction dans sa proposition afin d’avoir un meilleur impact. Toutefois, l’intensité sur scène de Lisa ne se dément et nous y avons encore eu droit la semaine dernière.

ZÉNITH

Zénith a offert LE numéro qui confirme que sa place est plus que méritée au sein de ce concours-école.

Vêtu d’un complet noir, Zénith a démarré son numéro sur la pièce emblématique de la Môme La vie en rose, interprétée en duo avec le ténor Andra Bocelli. Lors des extraits chantés par Édith Piaf, Zénith valsait d’un bout à l’autre de la scène avec une robe rose, comme s’il caressait le désir d’être cet artiste.

Dès ce moment, Zénith a débuté un reveal déconstruit à la manière d’un numéro burlesque alors que son complet et sa pilosité faciale sont passés du noir au rose. Il s’agissait d’un numéro magnifiquement structuré.

 

CARMEN SUTRA

Carmen a ouvert son numéro sur des extraits de la scène d’accouchement de Criquette Rockwell tirés de la série culte Le cœur a ses raisons. Arrivée sur scène, Carmen était placée en position du pont, des bottes aux mains et une tête en styromousse sur le ventre. À ce moment, rien ne présageait ce qui allait suivre.

Le numéro s’est poursuivi sur la pièce Alive de Sia. On avait suggéré à Carmen de canaliser son énergie à l’issue du défi de la semaine dernière. Ce fut chose faite. Ce sont plutôt ses talents de contorsion qui furent mis de l’avant.

Grâce à cette corde à son arc, Carmen s’est amusée à déconstruire le corps. Elle a troqué sa tête en styromousse au ventre pour en placer une au dos et l’autre dans l’entre-jambe. Tout en continuant de s’amuser avec son corps, Carmen a réintroduit des extraits de la série Le cœur a ses raisons, utilisant les différentes parties de son corps comme un téléphone qui se baladait d’une tête à l’autre.

Il est difficile de décrire en mots la prouesse scénique que Carmen Sutra a livré. Quoi qu’il en soit, le public lui a réservé une ovation debout amplement méritée. Bobépine l’a d’ailleurs surnommée la « femme-orchestre ». Sa proposition avait une parfaite gradation dans sa structure et était hypnotisant du début à la fin.

NARCISSA

Toujours aussi visuellement impeccable, Narcissa a offert un numéro de style burlesque sur la chanson Girl with one eye.

Compte tenu de l’approche burlesque, les coups étaient faciles à anticiper, ce qui a nui à l’effet wow recherché.

RV MÉTAL

RV a introduit son numéro par l’intermédiaire d’une prémisse amusante au sujet de son personnage lors de laquelle s’est succédée une série de 3 changements de lunettes fumées.

Le numéro a enchaîné sur la pièce Electric feel mettant en vedette RV l’électricien. Fidèle à son habitude, RV a livré un numéro en parfaite synchronicité entre ses mouvements et la musique.

Le point culminant fut lorsque RV s’est branché pour se recharger suite à quoi des lumières se sont allumés sous sa combine de travail.

 

SAMANTHA BARNACK

Samantha a récidivé avec son célèbre humour qui, pour l’occasion, arpentait une tangente plus politique.

Sur la scène étaient disposées 4 boîtes sur lesquelles étaient indiquées « men », « women », « wealth » et « queer ». Samantha redoutait de mettre le pied dans l’une ou l’autre des boîtes, ne voulant pas être défini par un genre en particulier.

C’est alors qu’elle se lance dans un changement costume suite auquel elle s’est retrouvée toute de jaune vêtu… le jaune faisant directement écho à la boîte « queer ». La finale de son numéro aurait eu davantage d’impact si elle était revenue avec ladite boîte.

 

DENIM PUSSY

Sur la chanson My hair looks fierce, Denim Pussy a offert un numéro tout à fait de circonstance en réponse au tollé causé la semaine dernière par le commentaire de l’un des juges face à sa pilosité.

Malgré le fait que le numéro avait des échos politiques, il demeurait efficace, drôle et magnifiquement présenté grâce à un structure bien pensée.

Le numéro démarre sur une scène d’épilation avant que Denim n’y mette fin, révélant lors du même élan une robe en cheveux cachée sous son peignoir. Sous cette robe était caché un bikini couleur peau sur lesquels étaient disposés des poils. Une surprise n’attendait pas l’autre.

LADY GUIDOUNE

Lady Guidoune a surfé sur le prétexte de la magie afin de répondre au défi de la semaine. Sa proposition, qui flirte encore et toujours avec humour, était surréaliste.

Le plaisir que dégage Lady Guidoune sur scène ne laisse personnage indifférent. Son pouvoir d’attraction est à ce point efficace qu’on lui pardonne certains aspects sur lesquels on serait plus sévère auprès d’autrui.

Son numéro était construit autour de la chanson What you waiting for?. Le point culminant qui lui a valu une ovation debout est lorsque, après une tentative infructueuse de faire de sortir un lapin de son chapeau, est sorti de sous sa robe une figurante costumé à l’effigie de l’animal lagomorphe.

 

MISTY WATERFALLS

D’après la chanson Stupid girls, Misty incarnait une candidate dans le cadre d’un concours de beauté à l’image de Miss America.

Afin de déconstruire l’image stéréotypée des candidates qui participent à ce genre de concours, le personnage campé par Misty use de ses « connaissances » en science pour faire se faire valoir.

Or, ces « connaissances » s’avèrent plutôt désastreuses et s’inscrivent à l’origine de toutes les gimmick qui seront mises en œuvre par Misty dans son numéro. Malgré l’efficacité de son numéro, il fut suggéré à Misty de s’aventurer dans d’autres eaux afin d’élargir son éventail.

 

La semaine prochaine, le Cabaret Mado se métamorphosera en un monde merveilleux alors que le défi sera orienté autour des licornes… il y aura une explosion de couleurs. Pour la première fois depuis toutes ces années, Marla Deer brillera par son absence puisqu’elle accompagnera l’équipe de Fierté Montréal promouvoir la candidature de la métropole québécoise à Athènes en Grèce en vue de la World Pride 2023. Rappelons que Marla Deer a remporté la dernière édition de MX Fierté Montréal dont le grand prix était ce voyage. Pour l’occasion, c’est Tracy Trash, déjà juge du concours, qui prendra la relève le temps d’une soirée.

 

Pour plus de photos sur Drag-moi et sur l’univers du drag en général à Montréal, abonnez-vous @emmpicsyou sur Instagram

 

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