Drag-moi - saison 11

Mercredi 16 octobre

Précédemment à Drag-moi : Le défi de la semaine dernière était orchestré autour du thème Gimmick, c’est-à-dire l’art de surprendre, notamment grâce à des changements de costumes ou de perruques inattendus, des effets spéciaux et autres techniques du même acabit. La soirée, de haute voltige, a permis à tous les candidats de tirer son épingle, faisant de ce défi l’un des mieux réussis des dernières éditions du populaire concours-école. La soirée a pris un tournant politique alors que Denim Pussy a brillamment répondu à Barbada qui lui avait adressée une remarque au sujet de sa pilosité à l’issue du défi de la semaine précédente. Mention spéciale également aux numéros de Carmen Sutra, Lady Guidoune & Zénith.

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Mercredi dernier avait lieu le troisième défi de la saison lors duquel les candidats devaient nous présenter leur univers merveilleux, rempli de licornes. Pour l’occasion, le panel de juges était composé de Barbada ainsi que de Rainbow. Pour la première fois depuis toutes ces années, Marla Deer brillait par son absence puisqu’elle accompagnait l’équipe de Fierté Montréal promouvoir la candidature de la métropole québécoise à Athènes en Grèce en vue de la World Pride 2023. Malheureusement pour Montréal, c’est la ville de Sydney en Australie qui a obtenu la faveur du jury. Rappelons que Marla Deer a remporté la dernière édition de MX Fierté Montréal dont le grand prix était ce voyage. Pour l’occasion, c’est Tracy Trash, déjà juge du concours, qui a pris la relève le temps de cette soirée. Je vous invite à (re)plonger dans cette soirée en mots et en images sous la lentille de @emmpicsyou.

 

LADY GUIDOUNE

Lady Guidoune a véritablement trouvé son créneau en comédie. On peut aisément l’étiqueter comme une funny queen.

Pour le défi de la semaine, Lady Guidoune a abordé sa licorne dans un monde de sucrerie sur la chanson Sugar. Vêtue d’un soutien-gorge serti de jujubes, Lady Guidoune a empli la scène de son énergie et de sa folie incomparable. Elle revêtait également une paire de lunettes qu’elle alternait de sa tête à ses yeux selon s’il s’agissait d’extraits féminins ou masculins dans la chanson en plus d’avoir des sabots sur lesquels étaient inscrit Sugar daddy. Tout était pensé, de la tête aux sabots.

Même si son personnage est clair et bien développé, il lui reste à polir ses numéros et mieux prévoir ses déplacements sur scène.

 

NARCISSA

Alors que le thème nous permettait de s’attendre à une explosion de couleurs et de fantaisie, Narcissa a su nous emmener totalement à l’opposé grâce à une mise en scène magnifiquement orchestrée.

Vêtue d’un costume de licorne particulièrement réaliste, Narcissa a su rapidement imposer son univers, notamment grâce à son choix de chanson, soit la version acoustique de Murder song. Narcissa incarnait une licorne mourante, atteinte par balle, se rendant à son dernier souffle devant nous.

Malgré la lenteur de la chanson, qui aurait pu faire perdre l’attention de l’auditoire, Narcissa a su nous garder captif à sa proposition. Sa capacité d’attraction est incroyable. Afin d’optimiser sa proposition, il aurait fallu qu’elle ait davantage de contact avec le public.

 

MISTY WATERFALLS

Misty a misé sur un charmant numéro passe-partout qu’elle pourra aisément reprendre lors d’autres occasions.

Vêtue d’un body suit argent scintillant, Misty nous a transposé dans son univers de licornes largement inspiré par celui du chanteur Mika grâce aux chansons Pink fluffy unicorns dancing on rainbows, une demande spéciale de son amoureux, présent dans la salle, ainsi que Lollipop.

Misty dégage une attitude le fun sur scène, jumelé à un contact visuel continu avec le public, ça ne peut que lui être favorable. De plus, Misty bénéficie d’une bonne connaissance de son corps, ce qui lui permet une belle fluidité dans ses mouvements.

 

LISA SANTANA

Lisa a su très bien s’approprier le thème de la semaine en offrant une approche africaine de sa licorne qu’elle a affectueusement surnommée léocorne (léopard + licorne).

Malgré sa belle énergie, Lisa n’a pas su bien la répartir d’un bout à l’autre du numéro, nous faisant ressentir un essoufflement. Le manque de corrélation entre ses deux choix de chansons, soit I don’t like to show off de Bob the drag queen, de qui elle n’a d’ailleurs pas réussie à totalement se détacher, et Land of Lola, favorisait l’option de n’en prendre qu’une seule.

Néanmoins, Rainbow a reconnu dans sa performance un écho à une légende parmi nos drags locales, la défunte Sheena Hershey, ce qui n’est pas rien.

 

DENIM PUSSY

Denim nous a plongé dans un univers country tant par son look qui faisait parfaitement écho à son nom de scène, ainsi que par ses deux choix de chansons, soit 5, 6, 7, 8 et Lady cowboy.

Son numéro, maîtrisé et divertissant, était plaisant à regarder.

Le seul reproche qu’on pouvait lui faire était lié à à l’anneau qui ornait son nez qui a joué sur son lip sync puisqu’on ne voyait pas assez sa bouche.

 

SAMANTHA BARNACK

Chose certaine, on ne peut reprocher à Samantha sa grande créativité et sa capacité unique d’amalgamer différents concepts. Toutefois, à l’occasion, on s’y perd. Ce fut le cas cette semaine.

La prémisse de sa proposition était de nous présenter une licorne sous-marine, à l’image d’un hippocampe. Pour s’y faire, Samantha a présenté des extraits d’un documentaire animalier sur le cheval de mer. Le numéro s’est ensuite enchaîné sur la pièce Transformation of the death jusqu’à des extraits de l’émission SpongeBob SquarePants en passant par le générique d’ouverture de l’émission jeunesse.

Le numéro a commencé en force grâce à une belle présentation d’éléments fort intéressants, mais trop rapidement le numéro a dévoilé des problèmes dans sa construction.

 

PYTHIA

Pythia a livré un numéro d’une grande qualité. L’expertise de sa vie de jour lui a permis de pondre l’un des plus beaux costumes de drags qui se distinguait bien au-delà du cadre de la compétition.

Le build up de son numéro était tout simplement impeccable. Le numéro démarrait sur les chansons Secret et Sitting in a secret où le personnage de Pythia, une licorne, tentait de vivre secrètement comme une femme dans la haute société du XIXème siècle. Suite à l’intégration d’un hennissement pour faire office de transition entre ses chansons, Pythia révélait son costume de licorne sous sa robe d’époque. S’en suivait la chanson Highway unicorn.

Tous les ingrédients d’une recette gagnante étaient présents. La qualité de son mixte, son sens du punch, l’ensemble du look tout simplement fierce, la maîtrise du jeu en lien avec le secret et son souci du détail sont autant d’éléments qui ont fait de ce numéro une parfaite réussite qui élève le calibre de cette compétition à un autre niveau. Pythia s’est méritée une ovation debout amplement méritée.

 

ZÉNITH

Zénith ne déroge pas, il continue de mettre à profit son univers. Pour le défi de la semaine, Zénith nous a présenté les ingrédients qui composent son alter ego.

En effet, tout au long de sa prestation sur la chanson Sweet but psycho, Zénith a fait le parallèle avec la célèbre marque de céréales Mini wheats pour illustrer les deux facettes de son personnage.

Encore une fois, il arborait un look fluide, sans spécification à un genre en particulier. Une approche du défi particulièrement intéressante.

 

CARMEN SUTRA

Après une semaine où elle a su surprendre grâce un numéro audacieux, Carmen a sombré cette semaine dans du déjà vu, revenant à une approche qui lui avait déjà été reprochée à la suite du premier défi de la saison.

Carmen a offert un numéro énergique sur les pièces Attention et Monster. Le niveau d’énergie étant à son paroxysme dès le départ, nous avons rapidement senti un essoufflement de sa part.

Malgré le fait que Carmen soit une performeuse hors pair, il lui reste à introduire des punchs à ses numéros pour les rendre plus forts. Dans le cas présent, avec une meilleure structure, sa proposition aurait pu se boucler avec seulement une chanson.

 

RV MÉTAL

RV a réussi encore une fois cette semaine à nous surprendre en offrant une approche du défi particulièrement intéressante grâce à un look de licorne tout en denim accompagné d’une queue ainsi qu’une corne montée de cigarettes… de quoi faire sourciller Conseil québécois sur le tabac et la santé.

C’est sur la célèbre chanson de Daniel Boucher La désise que RV a offert un numéro éclaté, mais ô combien savoureux. Tôt dans sa proposition, RV a révélé une paire de testicules qui a fortement fait réagir l’audience.

Le numéro nous gardait continuellement dans l’attente d’un punch qui ne semblait pas arriver. RV a su bénéficier d’une bévue non calculée alors qu’une des testicules, une bille, est tombée sur la scène. RV a habilement su se servir de la situation en improvisant, donnant l’impression dudit punch attendu. RV a profité d’une ovation debout du public bien sentie.

 

La semaine prochaine, Marla Deer est de retour de Grèce et reprend la barre de sa soirée. Le défi sera orchestré autour du thème eleganza orienté vers la femme fatale pour mesdames et le crooner pour monsieur.

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