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1 an plus tard: Le court-métrage documentaire Un métier comme un autre brille à l’international

Il y a un an, j’interviewais la réalisatrice Annick Roussy en vue de la sortie de son court-métrage documentaire, Un métier comme un autre, qui allait être présenté en première mondiale dans le cadre des Rendez-vous Québec cinéma. Depuis, nous avons malheureusement perdu la vedette du film. En effet, Pierre Lauzon, alias Tante Gaby, est décédé subitement au mois de juin dernier. Son décès a provoqué une onde de choc au sein de la communauté LGBTQ+. Elle venait de perdre l’une de ses idoles. Aujourd’hui, ce projet d’Annick prend une dimension totalement différente, il devient la mémoire d’une icône du Village.

Annick a participé au Q&A du programme documentaire du Wicked Queer Boston’s LGBTQ+ Film Festival.

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Le documentaire s’intéresse au parcours atypique de Pierre. Il nous permet de revisiter trois décennies d’histoire et de décortiquer le métier de drag-queen à travers son regard. La réalisation épouse parfaitement l’authenticité à laquelle se livre le protagoniste du film. Ultimement, ce que le court-métrage raconte, c’est une histoire aux thèmes universels qui a su toucher le cœur de gens.

Nous ne sommes donc pas surpris d’apprendre que le documentaire connaît actuellement un succès dans le circuit des festivals. La pandémie aura freiné l’élan d’Annick qui, depuis la première du film, n’avait pas soumis son projet nulle part en raison des séries d’annulations qui ont sévies dans la dernière année. Lorsque les festivals ont revu leurs méthodes afin de s’adapter au contexte sanitaire et ainsi être en mesure d’offrir leur programmation, Annick s’est mise à soumettre à nouveau son ouvrage cinématrographique.

Ainsi, le film fut présenté ici, au Québec, au Festival international de cinéma et d’art Les Perséides à Percé et au Festival du cinéma documentaire Vues sur mer à Gaspé. Il connaît également une percée à l’internationale grâce à des sélections au Wicked Queer Boston’s LGBTQ+ Film Festival, au Pride Spring Film Festival de Chicago – où il a reçu le prix Coup de cœur du public – et, prochainement, au Lake Travis Film Festival.

Jusqu’ici, Annick peut se targuer d’avoir atteint les objectifs qu’elle s’était fixés : offrir un film d’auteur de qualité (fait avec passion et bonne volonté, sans financement) ainsi que de le faire voyager en région ici, au Québec, et à l’international. Elle souhaite que son film continue sa progression à l’international, notamment avec des ouvertures en Europe.

Enfin, le film est un condensé de plusieurs couches d’éléments historiques et sociologiques qui lui confèrent ainsi un rôle de premier plan. Si vous n’avez pas encore eu la chance de voir Un métier comme un autre, il vous tarde d’y remédier, non seulement pour vous remémorer Tante Gaby, mais surtout pour apprécier une histoire intemporelle et universelle. Il y a de quoi être fier de ce si beau rayonnement.

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