Portrait

Sally-D (sale idée)

Grâce à sa soirée C’est juste lundi! – Place à la relève, présentée tous les lundis au bar Le Cocktail, Sally-D s’impose comme la nouvelle marraine des drags de la relève. Son ascension des dernières années depuis sa première participation au concours Miss Cocktail n’est pas due au hasard. En effet, Sally-D ne cesse de provoquer ses opportunités en enchaînant les projets. Je vous invite à survoler la jeune carrière, mais ô combien déjà riche, de notre matante cochonne nationale.

À lire aussi: le dossier L’Art du drag sans âge

La carrière de Sally-D se divise en deux temps. Sa première incursion dans l’univers du drag a eu lieu il y a maintenant 25 ans dans le cadre d’un open stage mené par Gerry Cyr. Sally-D était nouvellement sobre de drogues et d’alcool. Elle avait besoin de quelque chose qui lui procure le même niveau d’adrénaline. C’est dans cette perspective que l’art du drag est arrivé dans sa vie.

Déjà à cette époque, Sally-D entrevoyait son alter ego avec professionnalisme. C’est dans ce contexte qu’elle a approché la drag-queen Jappy pour assurer son makeup et sa coiffe ainsi que le designer Renaud Bélanger pour ses costumes. L’un de ses deux premiers numéros, sur la chanson Harley Davidson, fait encore écho aujourd’hui puisqu’il s’agit de l’un de ses signatures.

À cette même époque, Sally-D travaillait à l’Aigle noir. À l’occasion du staff show, elle permit à son alter ego de reprendre vie et ce, deux années consécutives. À la suite de cette seconde occasion, son personnage fut relégué aux oubliettes jusqu’à son 50ème anniversaire.

En effet, pour ses 50 ans, Sally-D a décidé de ressortir son alter ego dans le cadre du concours Miss Cocktail. La décision fut payante puisqu’elle conclut le concours au pied du podium. Malgré le succès qu’elle a rencontré à l’issue de celui-ci, il n’y avait pas d’opportunités de performer qui s’offraient à elle. Elle s’est tout de même permise d’aller aux deux éditions du Gala des drags qui ont suivies sa participation à Miss Cocktail avant d’y tenter sa chance à nouveau, deux ans plus tard. La formule de cette nouvelle édition se distinguait de celle qu’elle avait préalablement connue alors que des ateliers étaient offerts aux concurrentes. C’est à la suite de cette seconde participation que les bookings sont arrivés graduellement, à commencer par la soirée Butterfly de nuit.

Sally-D s’essaiera également à Drag-moi, mais l’expérience n’ira malheureusement au-delà des auditions. L’important pour elle était de se faire voir par les juges, notamment Rita Baga qui animait à cette époque le mardi soir au Cabaret Mado sa soirée Haus of Baga. Ce fut une autre décision payante puisqu’elle finit par y être invitée.

Consciente des défis que rencontrent les drags de la relève en raison du grand nombre qu’iels représentent et le manque de lieux où performer, Sally-D a décidé de proposer une soirée alternative à Michel Dorion. Cette idée est née à la suite d’une invitation d’Abby Long à performer lors d’un spectacle au Diving bell social club dans lequel il y avait plusieurs drags de la relève qu’une étincelle s’est allumée chez Sally-D afin de leur offrir une tribune. L’idée fut si bien accueillie qu’en moins d’une semaine, une réponse favorable lui était acheminée. Ainsi naquit la soirée C’est juste lundi! – Place à la relève. Afin de remercier Abby Long de l’avoir invitée à performer à l’extérieur du Village, Sally-D lui a rendu la pareille en faisant d’elle l’une de ses invitées lors de la première. Le tout fut accompagné d’une campagne publicitaire d’envergure dans le magazine Fugues.

La nouvelle soirée est née quelques semaines avant la pandémie qui a mis l’ensemble des activités sur pause. Heureusement, grâce à l’aide de son complice Antoine Danau-Demers, Sally-D a transposé sa soirée de la scène au virtuel en plus de proposer une foule de concepts créatifs en ligne dont le Jeu de la Snatch ou sa collaboration à la Revue drag 2020.

Tout ce qui fut mentionné précédemment figure parmi les éléments marquants de sa carrière. Tout cela n’aurait pas été possible sans l’apport ou l’inspiration d’artistes tels qu’Alexandre Rémy, Black Emanuelle, Gerry Cyr, Luc Leblanc (Mme. Pop Corn), Michel Dorion, Monsieur Michel, Rita Baga, Twilight ou Vicky Richard.

Pour finir, elle doit son nom de scène à la réputation que le garçon qui défend ce personnage s’est forgée au fil des ans. Sally-D est l’orthographe « propre » de sale idée, qui fait directement écho au côté « mononcle cochon » de celui qui fut élu Monsieur cuir Montréal en 2011. Ce n’est pas pour rien que ce surnom s’est féminisé et le suit toujours sous les traits de son alter ego.

Surveillez Sally-D sur les médias sociaux, Facebook et Instagram, afin de ne rien manquer de son actualité. Sinon, retrouvez-la assurément tous les lundis au bar Le Cocktail pour sa soirée C’est juste lundi! – Place à la relève.

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