Mx Fierté Montréal 2019

Mercredi 27 mars

  • MX FIERTÉ MONTRÉAL 2019
  • Mercredi 20h – du 13 février au 15 mai
  • Cabaret Mado
  • Animation : Rita Baga
  • Présenté par le Cabaret Mado & Fierté Montréal en collaboration avec la boutique Mistr bear, Jonathan Grandolfo, Martin Alarie & Jihef photos

 

La dernière édition du 1er tour de piste fut de loin celle avec le plus haut calibre depuis le début de cette compétition. Il était difficile d’en prédire l’issue tellement les performances étaient de haute voltige. Le seul reproche qu’on pourrait faire pour l’ensemble des propositions est le manque de variante d’un numéro à l’autre pour l’ensemble de concurrentes. Néanmoins, Il y avait de quoi être impressionné du travail de Darleen, Ella Chic, Gabry Elle, Gisèle Lullaby, Kiara, Krystella Fame et Uma Gahd. Le public s’est prononcé en faveur de Uma Gahd et Kiara, une première depuis MX Fierté Canada où le public avait élu ex aequo Miss Daniels Vyxens et Philip. Pour leur part, les juges, Nana, accompagnée cette semaine de la légendaire Manny et de l’artiste multidisciplinaire Plastik Patrik, ont décidé de garder dans la course Gisèle Lullaby. Je vous invite à replonger dans ce premier tour de piste en mots et en images grâce à la lentille de Bruna Florio.

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GABRY ELLE       

La gagnante d’animatrice de l’année au dernier gala VIP a su s’imposer avec fougue et aplomb. Elle s’est exécuté sur les chansons à succès Last dance et Toy. Ses atouts comme animatrice lui auront servis à interpeller son public qui l’a accompagné du début à la fin de ses performances. Malgré sa dégaine entraînante, Gabry Elle a offert deux propositions similaires l’une à l’autre, ce qui a sans doute dû peser dans la balance.

 

KRYSTELLA FAME

Krystella Fame s’est imposé par la puissance de son makeup et de ses looks. Malgré une approche intéressante lors de son premier numéro sur la récente pièce de Marie-Mai, Je décolle, Krystella est demeurée dans sa tête, limitant les contacts visuels avec le public. Lors de sa seconde présence sur scène, l’aspect plus intérieur collait davantage à son interprétation de la version de la chanson They just keep moving the line tirée de la série Smash. Ce style plus classique dans la forme et sensuelle lui collait à la peau. Elle était en parfait contrôle de sa proposition à la différence de son premier numéro.

 

KIARA

La confiance gagnée par Kiara au fil des derniers mois transparaissait sur scène. Kiara est d’un naturel renversant faisant d’elle une artiste née, faire pour la scène. Son mixe de Rihanna lui a permis de jongler avec l’une de ses forces, c’est-à-dire la complexité du lip-sync. Ella a également su révéler sa grande agilité. Pour son second numéro, elle l’a  approché sous forme de dualité. En effet, son look détonnait avec l’enrobage scénique (costume et mise en scène). Elle s’est attaquée à la chanson Fuck me, maintes fois revisitées par les drag-queens. Malgré tout, le public a su apprécier les propositions de Kiara puisqu’il lui a offert une place en demi-finale. Kiara est comme un kinder surprise, capable de nous surprendre à chaque occasion. La suite de son aventure ne risque pas de décevoir.

 

GISÈLE LULLABY

Gisèle a abordé le concours en demeurant elle-même. Ces deux propositions reflétaient son personnage sous tous ses angles. Son premier numéro sur la chanson I’m a mess fut livré de manière psychotique et saccadé. Son alternance fluide entre le comique et le sérieux était d’une maîtrise redoutable, nous permettant de voyer dans différents styles à même le numéro. De plus, Gisèle a mis son agilité au service de ses deux performances. L’esprit engendré lors du premier numéro est venu hanter le second sur les airs de la pièce Nothing breaks like a heart. Gisèle a un je-ne-sais-quoi qui émane lorsqu’elle pose le pied sur scène duquel il est difficile de demeurer insensible, qu’elle soit seule ou accompagnée. Définitivement, les juges ont voulu briser le mystère en s’offrant une occasion de la revoir.

 

ELLA CHIC

Ella est tombée sur une soirée particulièrement difficile afin d’arriver à tirer son épingle du jeu. Son choix de chanson lors de son premier numéro était  quelque peu présomptueux, Look at me, par rapport à l’offre. Elle n’a pas su bien faire cohabiter son côté marginal avec son look fish. Pour sa seconde chanson, la proposition était plus intéressante grâce à la chanson phare de France Gall, Voyage Voyage. Le concept aurait pu aller plus loin et transcender le message de la chanson, mais il faut lui accorder l’effort déployé pour la mise en scène et ce, malgré quelques répétitions. De plus, il faut saluer sa capacité à avoir pris le dessus sur quelques anicroches techniques avec ses costumes.

 

DARLEEN

Darleen a offert un premier numéro déjanté sur la version, avec effets sonores de pets, de la chanson à succès des studios Disney Let it go. Pour accompagner sa proposition, Darleen s’est équipé d’une ribambelle d’articles qui découlent du thème, notamment du papier hygiénique et du vaporisateur d’air. Son numéro était efficace, mais trop polarisant. Une partie du public, dont Nana, semblait avoir grandement apprécié, alors que l’autre moitié demeurait perplexe. Son second numéro sur la chanson Call me mother issue de la populaire télé-réalité RuPaul’s drag race s’apparentait largement aux propositions de ses consœurs cette même soirée. Un ordre de passage différent l’aurait-elle avantagée? Alors qu’elle sans doute moins souffert de comparaison? Difficile à dire. Le calibre de cette soirée était similaire d’une candidate à l’autre.

 

UMA GAHD

Grâce à l’excellence de ses propositions, Uma s’est largement démarquée afin de passer au prochain tour. Son premier numéro orchestré autour de la chanson Celebrity skin accompagnée d’extraits de Contouring 101 par Sailor J était parfaitement maîtrisé. Uma cherche à insérer dans ses numéros des sujets sociaux qui dénoncent, revendiquent ou exposent des réalités. Pour son second numéro, elle a offert une satyre des super-héros sur la chanson I want to be evil grâce à une imbrication costumée de la femme-chat, d’une version gratuite plus traditionnelle à une réplique exacte de celle devenue culte campée par Michelle Pfeiffer dans l’œuvre de Tim Burton. À ce moment, le numéro se poursuivait sur les airs de la chanson Faster kill pussycat. Le numéro arpentait une approche burlesque, nourrie de chattitude, accompagnée d’accessoires au point dont une cage d’oiseaux et un fouet lumineux.  Uma Gahd a eu droit à une ovation debout amplement méritée.

 

La semaine prochaine, ce sera l’avant-dernière édition avant les grandes finales. Parmi les concurrentes, l’une foule les planches pour la première fois en tant que drag-queen… à découvrir.

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