Critique

Hosanna: Une oeuvre intemporelle

Mon collègue Edward Sanger vous partageait dernièrement le résultat de son entretien avec Jean-François Quesnel, celui derrière la compagnie théâtrale LGBTQ+ ENSEMBLE, afin de faire la promotion du spectacle Hosanna de Michel Tremblay que ce dernier mettait en scène sur les planches du théâtre de la Comédie de Montréal. J’ai eu la chance d’assister à l’avant-dernière représentation qui était présentée à guichet fermé. Retour une soirée chargée d’émotions.

À lire aussi: L’entrevue d’Edward Sanger avec Jean-François Quesnel

RÉSUMÉ

La pièce s’ouvre sur Hosanna (Marc-André Leclerc alias Tracy Trash), assise à sa coiffeuse, qui se dénigre. À sa grande déception, la soirée de laquelle elle revient a pris une tournure inattendue. Quelques instants plus tard, son conjoint Cuirette (Jacob Lévesque) vient la rejoindre. Les raisons de ces sévères critiques envers elle-même dévieront au détriment d’une dispute aux multiples couches avec son amoureux/ bourreau. Ce n’est qu’en deuxième partie de spectacle, alors qu’Hosanna se retrouve à nouveau seule avec elle-même, à l’occasion d’un long monologue, qu’on finit par en découvrir la teneur.

MA CONCLUSION

Les derniers mois n’auront pas été de tout repos pour l’équipe derrière cette production théâtrale en raison de l’incertitude causée par les mesures sanitaires. Heureusement, leur ténacité fut payante.

Le spectacle était porté par la performance incroyable de ses interprètes qui nous ont habilement fait valser entre le rire et les larmes. J’étais content de revoir Marc-André comme comédien, je ne l’avais pas vu au théâtre depuis Saint Jude du Village en 2014. À l’issue de cette œuvre de près de 2h30, on se rend compte à quel point le temps n’arrange pas toujours les choses, mais au contraire, à quel point il les exacerbe. En effet, cette pièce, écrite en 1973, dépeint une variété de thèmes dont la quête de l’identité, les difficultés du couple et les défis reliés à l’âge qui font encore largement écho aujourd’hui, en 2021.

Initialement, la prochaine production à laquelle devait s’attaquer le collectif ENSEMBLE était la pièce Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu? Or, le contexte pandémique a brouillé les cartes en lien avec ce projet. Il faut toutefois reconnaître que cette réorientation in extremis s’est révélée plus que satisfaisante comme en témoignent les critiques qui sont dithyrambiques.

Avec tout le succès que cette nouvelle adaptation de l’un des classiques de Michel Tremblay a connu, je souhaite à toute l’équipe que des supplémentaires s’ajoutent afin qu’un maximum de personnes puissent apprécier ce spectacle fait et livré avec cœur.

Michel Tremblay entouré de l’équipe derrière cette adaptation d’Hosanna

Malheureusement, la dernière représentation affiche elle aussi complet.

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