Entrevue

Lana Dalida

Dans la continuité de cette série d’entrevues sur les différents styles de drags, je me suis entretenu avec Lana Dalida, candidate de la récente édition de Drag-moi et finaliste à Miss Cocktail 2019. Cette fois-ci, il sera question de la drag-queen « classique », c’est-à-dire pour qui l’approche repose sur des images fortes issues notamment du Golden age du cinéma américain, le style Gatsby ou sur les musical de Broadway. Je vous invite à revenir les faits saillants de mon entretient avec Lana Dalida.

 

Lana Dalida est native de Québec. C’est là-bas, en 2016, qu’elle y fait ses premiers pas sur scène dans le cadre du célèbre de concours de talents les Auditions d’une star. Désormais établie à Montréal, Lana entend parler de la notoriété accordée aux concours de drags. C’est alors qu’elle s’inscrit à Drag-moi l’automne dernier avant de se greffer aux concurrentes de Miss Cocktail cet hiver.

C’est depuis que Lana a l’âge de la majorité qu’elle sort dans les bars de drags. Cette réalité ne lui était pas étrangère. Or, être spectateur et fouler les planches sont deux perspectives bien différentes. L’aisance scénique, Lana l’avait déjà puisqu’elle pratiquait depuis quelques temps l’improvisation, ce qui l’avait familiarisé avec certains rouages techniques.

Avant même de faire son audition, Lana avait une idée claire de ce qu’allait être son personnage. Son passage aux Auditions d’une star s’est inscrit dans cette vision en livrant un numéro orchestré autour de la chanson You haven’t seen the last of me interprétée par Cher tirée du film musical Burlesque. Elle l’a interprétée comme une star dans sa loge, avec toute l’intensité dramatique qui en découle. Lana pourrait refaire ce numéro aujourd’hui et celui-ci cadrerait encore avec l’approche de son alter ego.

Lana est consciente qu’un personnage peut prendre du temps à se définir. Lana a la conviction que de l’avoir à ce point imaginé avant de se sentir prête à le mettre au monde l’a grandement aidé. Lana perçoit son personnage comme une drag-queen théâtrale, pretty et glamour, à l’image d’une « première de classe », c’est-à-dire où elle cherche à offrir le meilleur de ce qu’elle va livrer en apparentant son style à des visages de marques parmi les styles qui l’inspirent tels que Marilyn Monroe ou Brigitte Bardot.

Le style dans lequel Lana excelle le mieux est le Broadway puisqu’il s’agit de celui qui répond le mieux à son approche scénique. Lana aime raconter des histoires en y mettant toute l’intensité qui y faut. Comme les chansons issues de Broadway s’inscrivent déjà dans un spectre narratif, cela est plus facile pour elle de transposer le tout sur scène en y ajoutant ses couleurs.

Pour Lana, certaines drag-queens de Montréal reflètent parfaitement l’approche ultime qu’elle cherche à atteindre au fil des ans en peaufinant et raffinant son personnage avec des artistes qui ont fait leur marque tels que Gerry Cyr, Michel Dorion et Alexandre Rémy. Lana se sent choyée de pouvoir côtoyer Marla Deer et Tracy Trash tant en improvisation que comme drag-queen. Elles sont des modèles pour elle en ce qui concerne l’aspect théâtral.

Lana se considère comme une digne héritière de celles qui ont suivi les pas de Vicky Richard. Lorsqu’elle était à Québec, la cohabitation des études avec sa carrière de drag nuit mutuellement l’un à l’autre. Depuis qu’elle est à Montréal, elle peut aisément se concentrer à développer son personnage jusque là où elle l’imagine.

 

Ne manquez pas la grande finale de Miss Cocktail, ce jeudi 4 avril au bar le Cocktail.

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