Dossier

Rétrospective drag de la décennie 2010-2019

Comme la fin de l’année approche à grand pas et de surcroît, la décennie, j’ai voulu m’interroger sur le tournant important qu’a emprunté la communauté drag ces dernières années. Ce tournant s’est manifesté de différentes manières, que ce soit par la croissance de leur présence médiatique, la prolifération des bars qui présentent des spectacles de drags, l’éclosion de productions originales et j’en passe. Laissez-moi vous présenter 10 faits parmi les plus marquants que j’ai retenus pour vous afin d’illustrer mon propos.

 

L’ACENSION DE LA HOUSE OF LAUREEN

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Fondée en 2015 par Connie Lingua, la House of Laureen est aujourd’hui composée de Anaconda La Sabrosa, Biggs O’Toole, Dot Dot Dot, Noah Gahd, Selma Gahd et Uma Gahd.

La House of Laureen se définit comme « un groupe d’artistes de drag avec une conscience sociale et orienté vers la communauté d’ici pour divertir et provoquer l’apocalypse » (traduction libre à partir de la description sur leur page Facebook).

La house of Laureen est principalement établie au mythique Café Cléopâtre, où elle présente son spectacle mensuel Coven, mais également différentes soirées qu’elles ont instituées dont MX Queerdo ainsi que King of Kingz, animé par Biggs O’Toole et Charli Deville, gagnants du concours respectivement en 2017 et 2018.

Au fil des ans, la maison montréalaise s’est illustrée dans divers établissements et événements. Nous avons pu la voir au festival St-Ambroise FRINGE de Montréal, à Juste for laugh ainsi qu’au Centaur theatre en plus de voir certains de ses membres au Wiggle room, au Cabaret Mado ainsi qu’au bar le Cocktail, où Uma Gahd y présente son spectacle Church, dont la prochaine édition aura lieu le samedi 18 janvier, en plus d’y avoir coanimé les soirées de diffusion des émissions Rupaul’s drag race et RuPaul’s drag race UK.

Grâce à la présente soutenue de Uma Gahd au sein du village gai, cela a permis d’établir des ponts entre la communauté drag hors village et celle qui y est en place. Plusieurs drags moins connues dans le village ont une opportunité de pouvoir performer dans l’une des enceintes du village grâce à différentes initiatives de la House of Laureen dont Abby Long et Crystal Slippers.

Anaconda La Sabrosa et Uma Gahd furent de fières représentantes de la House of Laureen lors de l’édition all stars de Drag-moi. Pour sa part, Uma Gahd a réussi à se hisser en deuxième position dans le cadre de MX Fierté Montréal 2018, lui permettant ainsi de clôturer Fierté lors du T-dance en compagnie de LaDrag On-Fly et Tracy Trash qui complétaient le podium avec elle.

La House of Laureen fut l’hôte de plusieurs autres initiatives, je vous invite à visiter leur site internet d’y découvrir le large éventail de ce prolifique groupe qui ne cessera de vous surprendre dans les prochaines années.

 

LES TRIBULATION DES ÉTABLISSEMENTS QUI PRÉSENTENT DES SPECTACLES DE DRAG-QUEENS

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La dernière décennie a vu bon nombre de d’établissement offrir des spectacles de drags. Certains d’entre eux sont encore en activité alors que d’autres ont malheureusement fermé leurs portes.

Outre le Purple de St-Jérôme et les Grands-ducs de Wellington de Sherbrooke, deux bars établis en région qui furent contraints de mettre la clé sous la porte, le village gai est l’endroit où l’étau s’est plus resserré. Malgré le retour des spectacles de drags au complexe Sky et l’ouverture du District vidéo lounge, le village a surtout écopé en termes de pertes avec notamment la fermeture du mythique Drugstore en 2013, un prolifique bar qui fut une rampe de lancement pour plusieurs de nos drag-queens.

La fermeture du club le Parking qui a mené leurs propriétaires à concentrer leurs activités vers le nouveau club qu’ils ouvraient, l’Apollon, a échauder le paysage pendant un temps. Des difficultés ont mené à sa fermeture imminente avant de voir émerger différentes bannières dont la dernière à s’afficher sur l’enceinte du bâtiment historique situé au 1450 rue Ste-Catherine E. sera le club Play. Ce dernier a fait une place de choix aux drags au sein de son personnel.

La direction du complexe Sky a pris une surprenante décision il y a quelques années en mettant un terme aux spectacles de drags. Celles-ci sont revenus récemment sous une formule late night sous l’appellation Flashqueen que l’iconique drag de l’établissement, Emma Dejavu, mène désormais seule tous les jeudis soir.

L’Otre-Zone de Sherbrooke un parcours en montagnes russes malgré lui en raison de ces deux fermetures d’origine criminelle. Heureusement, le bar du giron de l’Estrie a réouvert dans la dernière année avec l’incomparable Rita Baga comme directrice artistique.

Le Drague de Québec qui régnait depuis des années à droit désormais à une seine compétition avec le St-Matthews qui tire son épingle du jeu et l’arrivée de la soirée Queen’s night qui démarrera le soir du réveillon du nouvel An à l’Anti bar & spectacle, menée par Nicky Gee.

L’éclosion du phénomène drags brunchs a mené à prolifération des spectacles de drags là où on ne les attendait pas :  le Grumman78, la Dînette à Mado et le Resto du village, pour ne nommer que ceux-là.

 

LA CROISSANCE DE LA PRÉSENCE DES DRAGS EN RÉGION

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Plusieurs occasions se sont présentées à nos drags pour aller faire des spectacles hors des grands centres. Des spectacles de drag-queens ont notamment été offerts à Joliette, La Baie, Rimouski, Rouyn-Noranda, St-Jean-sur-Richelieu et St-Jérôme. D’ailleurs, Rainbow a récemment annoncé, en cette période des Fêtes, qu’elle partira en tournée dans une dizaine de municipalités en 2020, suivant ainsi le pas à d’autres drag-queens qui l’ont déjà fait dont Dream, Michel Dorion ou encore, Océane.

Il faut mentionner également la présence de bars LGBTQ+ en région, notamment à St-Jérôme, avec le Purple, qui a permis à plusieurs drags de partout en province de venir y performer et de découvrir la talentueuse Lisa Santana, gagnante du Purple’s got talent qu’animait Rita Baga, ainsi que Sherbrooke, avec les Grands-ducs de Wellington et l’Otre-zone. Malheureusement, deux d’entre eux (le Purple et les Grands-ducs) ont fermés dans la dernière année.

Grâce à la directrice artistique aux Grand-ducs, Gina Gates, à la tête de la House of Gates, et différentes initiatives qu’elle a lancée dont Sherby drag race, le giron de l’Estrie a pu bénéficier pendant un temps d’une communauté de drags locales. Montréal a pu découvrir lors de la récente de Drag-moi l’une de ces ambassadrices, Samantha Barnack, qui a depuis migré vers l’Otre-Zone où elle y présente l’académie Baston Barnack avec son complice, Bô Baston.

 

LES SPECTACLES EXTÉRIEURS À GRAND DÉPLOIMENT

Le festival Divers/ Cité, hôte du mythique spectacle Mascara : la nuit des drags, a marqué l’imaginaire de bon nombre de spectateurs au fil des ans. Lorsque le festival a cessé ses activités, les regards se sont tournés vers Dream académie dans le parc, le projet que menait Dream en parallèle de ses soirées du dimanche au Cabaret Mado.

Avec le départ de Dream vers la vieille capitale, où elle est aujourd’hui animatrice maison au bar St-Matthews, Montréal perdait encore une fois un spectacle de grande envergure. Il devenait nécessaire de brasser les cartes et de proposer une nouvelle offre.

C’est alors que le spectacle Illusions a émergé. Un spectacle à grand déploiement mené par la légendaire Michel Dorion. Le spectacle ne cesse de grandir d’année en année. Depuis deux ans, il offre le volet drag challenge des célébrités auquel a déjà pris part Jean-François Breau, Geneviève Borne, PL Cloutier, George Laraque, Caroline Néron et Richard Z. Sirois.

Tel que mentionné précédemment, Mado Lamotte a également trouvé refuge au sein d’un nouveau festival qui lui accordé carte blanche dans son concept. Mado rime désormais avec Juste pour rire.

 

L’OUVERTURE À LA PLURALITÉ DES STYLES/ GENRES

En raison du succès de l’émission RuPaul’s drag race, l’image du drag s’est moulée pour le commun des mortels dans une image figée. Heureusement, au Québec, il existe une offre effervescente de drags. Grâce à diverses initiatives, ces drags ont réussi.e.s à trouver leur place. Même s’il reste du chemin à faire, disons qu’on s’attend à ce que celui-ci soit pavé.

La dernière saison de Drag-moi a été la plus prolifique en ce qui concerne les différents styles de drags. On peut penser notamment à Denim Pussy, Pythia ou encore Zénith.

Plusieurs drags de nos jours ne cherchent pas à être défini.e.s avec l’appellation « queen » ou « king » car ces termes sont trop restrictifs. Plusieurs abondent en ce sens dont Anaconda La Sabrosa, Dot Dot Dot, Heaven Genderfck, LaDrag On-Fly ou encore Matante Alex, qui abordent des personnages plus versatiles dans leur genre ou encore, comme on les surnomme, genderqueer, c’est-à-dire agenre.

Il fut une époque pas si lointaine où ces drags étaient contraint.e.s de performer dans des lieux plus underground, souvent hors du village. Heureusement, plusieurs soirées queer leurs ont ouvert leurs portes. Depuis, les mentalités tendent à changer et un certain renversement semble s’opérer, orchestré notamment par la House of Laureen qui grâce à certains de leurs membres, dont Uma Gahd, des ponts se construisent entre la communauté hors du village et celle qui y est en place.

En espérant que cela se poursuivre!

En demeurant dans ce créneau d’ouverture, la scène drag québécoise a rapidement fait la place aux bio-queens… qui n’aiment d’ailleurs pas qu’on les appelle ainsi puisqu’elles demeures des drags à part entière, nonobstant leur genre. C’est le personnage qu’elles défendent avant tout.

La première gagnante de Drag-moi, Mimi Fontaine, en était une. Il fallut toutefois quelques années avant que leur présence ne soit plus répandue. Aujourd’hui, nous avons notamment la chance de retrouver Daisy Wood, Lizzy Strange, Miss Daniels VyxenVelma Jones et Wendy  Warhol.

Grâce à la participation de Ladypoonana à la docu-série Ils de jours, elles de nuit, cette réalité à pu être expliquée et déconstruire à un plus large public, légitimant ainsi leur présence dans le paysage drag.

 

DRAG-MOI

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Cet automne marque la 11ème saison du populaire concours-école. Depuis son lancement dans la dernière décennie, par Marla Deer, le concours a vu éclore bon nombre d’artistes de grand talent tels que Bobépine, Heaven Genderfck, Prudence, Rock Bière, RV Métal ou encore, Velma Jones.

Le concept est demeuré le même au fil des ans, en perdant toutefois le volet école alors qu’à une époque, ceux et celles qui agissaient comme juges étaient également des professeurs dans différentes disciplines. Aujourd’hui, le concours se vit de manière plus autodidacte.

Son succès ne se dément, comme peut en témoigner le taux de participation record de près d’une trentaine de drags lors des auditons de la présente saison qui se sont tenues au mois de septembre dernier.

Depuis son lancement, nous avons eu droit à une saison « université », avec des drags déjà établies, ainsi qu’une l’édition all stars qui ont respectivement couronné Kitana et Ruby Lamotte.

 

LA PLACE DE LA COMMUNAUTÉ DRAG À JUSTE POUR RIRE

Avec la fin du festival Divers/ Cité et son spectacle phare Mascara : la nuit des drags que menait Mado Lamotte, il était nécessaire que la reine des nuits de Montréal trouve refuge ailleurs avec un spectacle de toute aussi grande envergure.

Une occasion en or s’est présentée pour Mado en 2013, année où elle a entamé l’animation de son spectacle Mado’s got talent au cœur du Quartier des spectacles. La formule du spectacle extérieur changera ces dernières années pour devenir Extravaganza. La récente édition de ce spectacle lui a d’ailleurs valu à Mado le prix coup de cœur du festival. Dans tous les cas, Mado a offert à nos drags locales une belle vitrine grâce à ce spectacle à grand déploiement.

L’arrivée de Mado à Juste pour rire permettra l’année suivante l’arrivée de La Tentation, un chapiteau dans lequel était présenté deux fois par soir des spectacles de drag-queens du Cabaret Mado en alternance.

Rita Baga mettra sur pied Strars : la nuit des sosies, un spectacle de personnification présenté en marge du festival dans le volet Zoofest. Pendant trois soirs, des drags se relaieront pour venir personnifier différentes stars de la chanson.

Depuis le scandale qui a éclaboussé Gilbert Rozon et l’empire qu’il a bâti, lié au mouvement #MeToo, le festival a changé de mains et la nouvelle administration cherche à s’ouvrir à la diversité, notamment avec la communauté LGBTQ+, par l’intermédiaire du volet Zoofest. C’est dans cette optique que plusieurs spectacles thématiques ont vu le jour l’été dernier dont le spectacle Ti-cuir, un hommage queer à Éric Lapointe, une compétition humoristique entre des humoristes et des drag-queens à la manière de La guerre des clans ainsi que les spectacles de la House of Laureen dans le volet anglophone du festival, soit Just for laugh.

 

PROLIFÉRATION DE LA PRÉSENCE MÉDIATIQUE

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L’effet RuPaul’s drag race n’y est sans doute pas étranger, mais disons que plusieurs de nos drags ont bénéficié dans la dernière décennie d’une belle tribune dans les médias.

Le docu-réalité Ils de jours, elles de nuit relayé sur ICI ARTV a sans doute été le moteur de cette locomotive. Cette dernière mettait en vedette Barbada, Rita Baga et Tracy Trash ainsi que Gabry Elle, Lady Boom Boom et Ladypoonana.

Nous avons pu notamment voir ou entendre nos drags telles que Barbada, Chouchoune, Krystella Fame, Mado Lamotte et Rita Baga à différentes émissions dont Bonsoir bonsoir, Le clan MacLeod, Deux hommes en or, On est tous debout, Tout le monde en parle, Un souper presque parfait ou encore Y’a du monde à messe. Nos drags ont également fait des passages remarqués dans le cadre d’émissions spéciales telles La guerre des clans et Max l’affamé en plus d’être à l’honneur dans différents reportages faisant mention notamment des spectacle Les reines de Noë ou Lit queen, le concours Karostar ou encore, sur la communauté drag à Sherbrooke.

Mais ce qui aura sans doute le plus marqué l’imaginaire est la statue de cire à l’effigie de Mado Lamotte au musée Grévin, le passage de Gabry Elle à La Voix cette année, une pléiade de drags dans le cadre de l’émission de fin d’année En direct de l’univers l’an dernier ainsi que la participation de Gisèle Lullaby au vidéoclip de Marie-Mai de sa chanson Oser aimer.

Plusieurss drag-queens ont lancé des chaînes Youtube ces dernières années dont Destiny, Rainbow et Sasha Baga ou des podcasts, comme l’ont fait Barbada et Gabry Elle avec Big, black & beautiful.

Gabry Elle a de plus animée l’émission de radio L’heure des divas sur les ondes de CKRL à Québec.

 

LA RENAISSANCE DES DRAG-KINGS

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Ces dernières années, la communauté drag a pu être témoin de la renaissance des drag-kings. Plusieurs ont vu le jour dont Bigs O’Toole, Charli Deville, Johnny Jones, Phoenix Inana LaBejia, Rock Bière, RV Métal & Will Charmer. Un groupe, appelé One erection, a même vu le jour avec certains d’entre eux.  Nous avons notamment pu les voir dans le cadre du spectacle extérieur Extravagaza que Mado Lamotte présente depuis deux été dans le cadre du festival Juste pour rire.

C’est lors de MX Fierté Canada en 2017 que nous avons vu les premiers drag-kings revenir à l’avant-scène puisque le concours était ouvert à tous les types de drags. Celui qui aura marqué la compétition et sans doute inspiré une relève à emboîter le pas est feu Justin Tinderfake, devenu Justin Sanity, avant qu’on ne le connaisse aujourd’hui sous l’identité de Wendy Warhol, une prolifique drag-queen.

Aujourd’hui, les drag-kings occupent une place importante dans la communauté. En effet, ils peuvent depuis deux saisons prendre part à Drag-moi, qui n’a d’ailleurs couronné que des drag-kings depuis leur éligibilité. Autrement, certains ont eu droit à un week-end au Cabaret Mado, la House of Laureen a mis sur pied le concours King of kingz présenté au Café Cléopâtre alors que Charli Deville présente Manspread, un spectacle mensuel consacré à cent pour cent aux kings.

Plusieurs ont pu prendre part à un numéro lors du spectacle Illusion mené par Michel Dorion alors que Charli Deville a eu droit à une place de choix lors de la mi-temps du spectacle Drag supertars, tous deux présentés lors de Fierté l’été dernier.

Rock Bière a eu droit à une belle couverture médiatique en raison de son spectacle à venir Rock Bière : le documentaire qui s’intéresse à la présence des femmes dans le milieu drag, donc de surcroît, les drag-kings. Les drag-queens étant plus mainstream, la réalité des drag-kings demeuraient encore dans l’ombre. Ce projet permettra d’établir un passage entre l’ombre et une certaine mise en lumière.

 

RITA BAGA

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Rita Baga est sans doute la drag-queen ayant le plus marqué la dernière décennie. Voici un survol, pas exhaustif à cent pour cent, mais qui relève tout de même les éléments clés.

Elle a obtenu sa première chance officielle en animation au Cabaret Mado suite au départ de Dream vers Québec en héritant de la soirée du dimanche, qui deviendra Bagalicious, qu’elle a animera pendant 4 ans. Le format de sa soirée est allé au-delà du Cabaret Mado en devenant un spectacle mensuel présenté au bar Le Drague de Québec. À l’automne 2018, Mado Lamotte lui fait l’honneur de lui céder sa mythique soirée du mardi. Rita Baga délaisse alors son animation du dimanche aux mains de ses amis, le trio formé de Gisèle Lullaby, Marla Deer et Tracy Trash. Les nouveaux mardis prendront le nom de Haus of Baga.

Nous avons également pu voir Rita Baga dans différentes émissions. Outre la docu-série Ils de jour, elles de nuit qui fut diffusé sur ICI ARTV, nous avons pu notamment la voir deux fois plutôt qu’une à La guerre des clans ainsi qu’à Bonsoir bonsoir, Max l’affamé et Salut, bonjour week-end en plus de l’entendre à l’émission radiophonique Le clan MacLeod.

Rita Baga marquera également la dernière décennie avec ses projets ambitieux.

En janvier 2017, elle lance le concours MX Fierté Canada, un concours pancanadien qui aura rallié plus d’une centaine de drags au pays. Elle récidivera les deux années suivantes en proposant une version locale, ouverte seulement aux drags du Québec. Ces différentes éditions auront couronné respectivement Barbada, Tracy Trash et Marla Deer. Sa notoriété lui aura permis de rallier des personnalités notoires pour joindre le panel de juges lors des dernières étapes du concours telles que Arianne Moffat, Laurence Nerbonne, Safia Nolin, Valérie Roberts ou encore les drags de RuPaul’s drag race Yara Sofia, Ivy Winters et Jiggly Caliente

C’est notamment grâce à Rita Baga que le concept du gala des drags a survécu au départ de Dream, celle qui tenait cet événement festif comme un produit dérivé de sa soirée Dream académie. Cette nouvelle mouture du gala, qui aura pris quelques temps avant de refaire surface, a permis de rétablir les ponts entre le Cabaret Mado et le bar Le Cocktail, les deux établissements où le gala a été présenté, à l’exception de la fois où il s’est déroulé au National, animé par l’humoriste de la relève Christine Morency.

Sa position à titre de responsable de la programmation de Fierté Montréal lui aura permis de se mettre à l’avant-scène lors d’événements d’envergures tels que la coanimation du spectacle phare Drag superstars présenté dans le cadre de Fierté, les spectacles de la mi-temps de ce dernier ainsi que l’édition hivernale au Casino de Montréal de ce même événement. En plus de ces spectacles, Rita Baga a partagé la scène aux côtés de Brooke Lynn Hytes et Derrick Barry lors de leur passage respectivement au Cabaret Mado et au bar Le Drague de Québec.

Rita Baga fut l’investigatrice de spectacles d’envergures dont Stars : la nuit des sosies, un spectacle de personnification, présenté en marge du festival Juste pour rire au Zoofest, ainsi que le spectacle A bloody valentine avec le candidat vedette de Dragula, James Majesty, présenté au Cabaret Mado un certain soir de St-Valentin 2018. L’hiver dernier, elle lança une tournée de spectacles, Les reines de Noël, une production musicale originale, avec plusieurs de ses consœurs, qui aura fait le tour de la province, de Montréal à Québec, en passant par Sherbrooke, Gatineau et Rouyn-Noranda.

Finalement, Rita Baga fut nommée directrice artistique de l’Otre-Zone, seul bar LGBTQ+ encore en activité à Sherbrooke, suite à sa réouverture dans la dernière année.

Avec son absence dans les dernières semaines, tout porte à croire qu’elle fera partie de la production de Drag race Canada relayé sur Crave l’hiver prochain… ce n’est pas rien!!

 

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